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24 - En ce temps-là: Trois témoins racontent en peu de mots... 39-45 1-2021

Publié le par culture-histoire.over-blog.com

Documents de travail

Trois témoins racontent des souvenirs en peu de mots

" 1939/1945 "

Pour Saintes: 1940/1944

24 - En ce temps-là: Trois témoins racontent en peu de mots... 39-45 1-2021

Alessandrin Yvette – 1904 (2014)

1 Arrestation de Saintais

Affecté au dossier « Victimes » 2/12/2009

2 Bombardement de Saintes 24 juin 1944

Affecté au dossier « 24/6/44 »

3 Hôtel de la famille «  De Migré » occupé comme foyer des soldats

Cet hôtel se trouvait rue des Jacobins. Les Allemands y logeaient, c’était comme le « Foyer du soldat ». Ces hommes venaient acheter leur outillage dans notre magasin. Un jour un de ces soldats m’a dit que je ne le verrais plus longtemps, il devait partir à l’hôpital pour se faire opérer de l’appendicite. Il était content car ainsi il ne partirait pas en Russie.

4 Aérodrome allemand de Châteaubernard - 16

Affecté au dossier « Structures allemandes / Aérodrome » 

5 Logement Roginsky réquisitionné

Rue St Pallais deux soldats avaient réquisitionné des pièces pour y loger, c’était chez Madame Roginsky. Cette dame avait obligé les soldats à enlever leurs bottes en rentrant.

6 L’Allemagne déclare la guerre à la Russie

Nous étions partis à St Pallais sur mer, au restaurant il y avait des Allemands et ceux-ci avaient commandé des langoustes et des homards. Mais ces plats nous ont été servis car les soldats venaient d’apprendre la nouvelle de la déclaration de guerre à la Russie et ils étaient partis rapidement.

Ameuil Raymonde – 1903 (1996)

Epicerie en gros, face au 51, rue St Pallais, maison de la famille de Pierre Souris.

Sur les arrières des bâtiments Ameuil (Taillasson) se trouvait la caserne Taillebourg, occupé par les allemands. Ceux-ci avaient installé une DCA sur le toit de la caserne neuve.

1 Bombardement du 24/6/1944

Quand il y a eu l'alerte les familles Ameuil et Bissérier se sont réfugiées dans la cave située sous l'immeuble de la rue St Pallais. La première idée avait été de se réfugier dans l'atelier où il y avait les machines à café (B).

Du fait du passage des avions, une mitrailleuse (DCA) allemande située sur la caserne s'était mise à tirer sur ceux-ci. En effet les alliés, avec leurs avions, avaient aussi lancé des fusées éclairantes, mais la DCA tirant avait vite été repérée. Un avion « Mosquito » canadien, venant à basse altitude, avait alors pris en alignement les cibles suivantes.... le carrefour de la rue du Pérat (devant le café) avec l'avenue Gambetta, et la caserne Taillebourg... la DCA. Mais sur son parcours des maisons civiles ont été touchées..... le café tenu par M. Ardon (tué), le jardin de M. Soussainjean, la maison de Marie Souris (Ruelle), maison Marsin... !!! maison Masselot... !!

Une des bombes tombées sur les établissements Ameuil n'avait pas explosé, mais elle s'était cassé en deux avant de pénétrer dans la cave au vin défonçant le toit et les plafonds, planchers. C'était sur la petite maison (F) à gauche du grand immeuble.

Les personnes réfugiées dans une partie de cette cave, située sous la grande maison (A) côté jardin) ont été projetées à terre par le souffle de la chute de la « bombe » dans la cave jouxtant leur abri. Tout ce petit monde s'est précipité vers la sortie, en effet beaucoup de fumée et de poussière, l'air était devenu irrespirable. Malgré qu'il y avait une porte à double battant qui était fermée.

Par la suite la bombe (!) a été désamorcée par un officier allemand et quelqu'un a payé à manger à ce militaire. Dans les étages de l'immeuble, en fait à gauche avant d'y monter il y avait un grand miroir, il s'était décroché et était tombé sur le pommeau de l'escalier sans se casser et sans autres dégâts du fait de cette chute.

La cuisine (G) a été détruite, on voit encore le chauffe-eau sur la photo (3). Dans cette cuisine il y avait une cage à oiseaux. Nous avons retrouvé dans la rue du colonel de Faucher, faisant angle avec le rue St Pallais, un élément des tuyaux des appareils de torréfaction du café. C'était des tuyaux d'un bon diamètre, environ 30 cm de diamètre, situés sur les toits de l'atelier (B). Par la suite ils seront dans l'atelier (D) en face dans la cour. Il avait atterri sur la maison Dalençon dans cette rue, près de la maison Geinguenaud.

La façade de la famille Marsin (n° 53) s'était retrouvée de couleur ocre. Il y avait peut-être un rapport avec l'autre fragment de la bombe cassée.

Madame Guimard, pharmacienne avenue Gambetta (Angle rue Denfert Rochereau) avait été invitée par madame Ameuil, dans le cas d'alerte, à venir se mettre à l'abri sous son immeuble et elle n'avait pas voulu.

Madame Guimard / 75 ans. Le 16/10/1996

  • Nous avions été nous réfugier dans un abri construit par notre famille sur les quais.

2 Réquisition de pièces pour officiers allemands

Voir feuille jointe au dossier. Un officier le capitaine Him (!)

Anonyme - 1933 (2010)
 

Né au n°3, rue St Pallais, il est parti à 6 mois à sa nouvelle adresse. Son père travaillait aux ateliers SNCF, quant à lui il a été militaire dans les blindés. A fait l’école de St Cyr et a terminé colonel.

 

1 Poche de Royan – Passage des chars à Saintes

Les américains qui arrivaient au bas du pont se trompaient et se dirigeaient vers le passage (souterrain) Gambetta. Il y avait de gros embouteillages. Sur le pont ils faisaient passer un seul char à la fois.

2 Bombardement de Saintes – 24 juin 1944

A cette époque nous étions réfugiés à Burie avec ma mère. Mon père était à Saintes et au moment du bombardement il s’est vite sauvé vers Lormont, il avait son vélo toujours prêt.

Explosion bombe en gare après la guerre

Un jour de pluie, dans l’attente de leur train, des usagers étaient dans la salle d’attente. C’est alors qu’une bombe, non explosée et encore enfouie, avait explosé en bout du quai. Des verrières avaient été détruites par cette explosion : des marquises recouvraient les quais.

(Témoignage déjà édité au dossier)

3 Saisie des animaux

Les allemands saisissaient des animaux et chaque mardi ils saisissaient des vaches qui avaient été amenées et regroupées à droite de l’arrondissement (Grands bureaux SNCF). Comme nous étions des enfants, on s’amusait à guider les bêtes

4 Réparation de locomotives

Des fois des cylindres de locomotives placés de chaque côté des machines à vapeur, étaient détruits ou sabotés. Il fallait alors les remplacer. Les ouvriers qui les remplaçaient en commandaient alors un autre, mais c’était un autre (mauvais côté) qui était expédié (résistance passive).

 

*

Meurtrières et blockhaus abri (Recouvrance). Il fallait se tenir informé sans se faire prendre. Puis ce fut enfin l'année 1944.....
Meurtrières et blockhaus abri (Recouvrance). Il fallait se tenir informé sans se faire prendre. Puis ce fut enfin l'année 1944.....
Meurtrières et blockhaus abri (Recouvrance). Il fallait se tenir informé sans se faire prendre. Puis ce fut enfin l'année 1944.....
Meurtrières et blockhaus abri (Recouvrance). Il fallait se tenir informé sans se faire prendre. Puis ce fut enfin l'année 1944.....

Meurtrières et blockhaus abri (Recouvrance). Il fallait se tenir informé sans se faire prendre. Puis ce fut enfin l'année 1944.....

24 - En ce temps-là: Trois témoins racontent en peu de mots... 39-45 1-2021
24 - En ce temps-là: Trois témoins racontent en peu de mots... 39-45 1-2021

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19 - Ilot Olympia Saintes - Photos du jour

Publié le par culture-histoire.over-blog.com

Du renouveau pour l'îlot " Olympia " Saintes

Nouvelle vie et Zone bleue prévue

Avenue Gambetta, pont Aristide Briand, ancien cinéma Olympia, rue Denfert Rochereau... tout va redevenir comme avant, enfin presque. Il faudra voir  sur cet axe, entré sur Saintes et voie importante entre la gare et le centre ville.

Avenue Gambetta, pont Aristide Briand, ancien cinéma Olympia, rue Denfert Rochereau... tout va redevenir comme avant, enfin presque. Il faudra voir sur cet axe, entré sur Saintes et voie importante entre la gare et le centre ville.

Pendant ce temps au grès des autres artères de Saintes....
Pendant ce temps au grès des autres artères de Saintes....
Pendant ce temps au grès des autres artères de Saintes....
Pendant ce temps au grès des autres artères de Saintes....
Pendant ce temps au grès des autres artères de Saintes....

Pendant ce temps au grès des autres artères de Saintes....

Originale cette information sur la porte d'une maison..... souhaitons une prompte guérison aux occupants.
Originale cette information sur la porte d'une maison..... souhaitons une prompte guérison aux occupants.
Originale cette information sur la porte d'une maison..... souhaitons une prompte guérison aux occupants.

Originale cette information sur la porte d'une maison..... souhaitons une prompte guérison aux occupants.

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16 - Témoignages 39-45. Les dures lois du vainqueur à Saintes, avec un Saintais témoin des premiers jours

Publié le par culture-histoire.over-blog.com

Juin 1940

Le vainqueur occupe la ville de Saintes

Premières et sanglantes soumissions

Pourtant à la déclaration de guerre, les hommes étaient partis presque la fleur au fusil, mais sous le regard triste des leurs. Puis ce fut la défaite, un témoin qui habitait dans la rue jouxtant la Caserne Taillebourg (Ancien couvent des Dames de Saintes) raconte.... l'impitoyable " Loi " des vainqueurs.

Pourtant à la déclaration de guerre, les hommes étaient partis presque la fleur au fusil, mais sous le regard triste des leurs. Puis ce fut la défaite, un témoin qui habitait dans la rue jouxtant la Caserne Taillebourg (Ancien couvent des Dames de Saintes) raconte.... l'impitoyable " Loi " des vainqueurs.

François Loret et son regard d'une enfant de 10 ans, même si on lui en a raconté par la suite..

François Loret et son regard d'une enfant de 10 ans, même si on lui en a raconté par la suite..

Loret François – 1931

Mémoire vivante :

Mon père était forgeron, mais aussi scieur de long. Ma mère était couturière.

Prison de Saintes: Quand il y avait une exécution capitale qui devait avoir lieu toute la ville était au courant. Je montais pour voir par la fenêtre du grenier, nous surplombions un peu la prison, mais on ne voyait pas grand-chose. Le condamné hurlait (criait.. !!), il y avait le bruit du couperet que l’on entendait. Ce devait être vers 1947.

Marie-Eustelle Harpain: La maison où nous demeurions, 25, rue Pont Amillon, avait été donnée par la propriétaire à l’évêché.

Abbaye aux dames: Aux abords du cloître il y avait en hauteur une plaque de fer pour monter des sacs aux étages. Cette plaque était percée et il y avait au-dessus une poulie. Un jour un homme s’était tué en tombant par ce trou.

Monsieur

1 Arrivée des Allemands

Cette journée je me trouvais rue du Pérat et j’allais chercher du fil pour ma mère. Quand j’ai vu les allemands, j’ai dit à ma mère… « Voici les boches qui arrivent » et elle m’a répondu… « Il ne faut pas les appeler les boches… ». Ils sont arrivés par l’avenue Gambetta et sont revenus vers l’Abbaye par la rue arc de triomphe, enfin je crois bien que c’est cela. Certains étaient en side-car. Un peu avant l’arrivée des Allemands, le docteur Pourcelet qui était Colonel d’active dans cette caserne nous avait proposé de récupérer le plus d’affaires possible. Nous avions alors récupéré une boite de pommade (filoppotte) pour les jambes, ainsi qu’un réchaud électrique. Un nommé Fleuranceau travaillait chez Maurice Berthelot (cet homme avait eu des doigts sectionnés sur une moto) place de la prison et Pourcelet lui avait demandé de d’emmener sa voiture et de la mettre dans son garage. A cette époque comme les juifs avaient voulu quitter rapidement la ville, Berthelot leur avait vendu voiture et vélos. Mon père lui avait alors demandé où était la voiture et il lui avait alors répondu… « Ne t’en fais pas, j’ai envoyé la voiture ». Suite à ces histoires avec M. Berthelot ma mère s’était brouillée avec ce dernier. Les Allemands avaient placé une sentinelle au principal porche menant sur la place de l’Abbaye, puis une autre entre l’Abbaye et le bâtiment central (face au cloître).

2 Les prisonniers de la caserne – Aide à la nourriture

Les allemands avaient de nombreux prisonniers dans la caserne, divers soldats français, dont des zouaves. Ces soldats étaient restés huit jours sans manger. Avec deux copains, Jacky Bouzinac et Claude Bourasseau nous allions voir les prisonniers au portail. C’était un grand portail qui donnait sur notre rue, il y avait une petite ouverture et ainsi on leur apportait de la nourriture et à boire contre l’argent qu’ils nous donnaient pour cela. En fait ils nous avaient fourni un bidon (*) et nous leur ramenions du vin et du pain. On allait se servir à l’épicerie qui se trouvait juste près de chez nous (presqu’en face), c’était chez M. Garlopeau. On donnait donc à manger à certains prisonniers, mais ce n’était jamais les mêmes mains qui se tendaient pour recevoir le pain et il fallait faire attention car ils nous l’arrachaient sauvagement. Mais les allemands avaient vu notre manège et ils ont mis deux patrouilles qui tournaient avec leurs motos autour de la caserne. On avait trouvé un système et l’un de nous restait dans la rue et il faisait signe avec un mouchoir. En fait on se planquait derrière la palisse qui se trouvait chez Béziau (Famille Lemasson – Cor / Certainement le n° 15 en 2010). Ils avaient bien essayé de nous prendre (sur le fait.. !), mais ils n’ont fait que défoncer les bidons avec leurs mitraillettes. On les alimentait tous les jours.

(*) Un de ces bidons a été conservé et donné à MS ce 25/03/10. Voir aussi la photo

3 Tentative d’évasion et mort d’un zouave

J’ai vu un zouave qui avait escaladé le mur d’enceinte de la caserne, il était dessus le mur et il avait les bras en sang. Un soldat allemand qui était en moto l’a vu et il a tiré, l’homme a été tué et il est retombé de l’autre côté du mur, à l’intérieur de la caserne. A ce moment on se trouvait derrière la palisse habituelle.

4 Un zouave agressant un Allemand est fusillé

Un jour les prisonniers ont quitté la caserne et ils sont partis à pied et sous bonne escorte (motos et gardes à pied) en passant par la rue du Pérat. Je revenais de chercher du fil au magasin « Le fil enchanté » (Mme Renou), je me trouvais sur la gauche de la rue (Côté Est) et sur la droite il y avait une fontaine (Il fallait tourner une manivelle sir le dessus pour faire couler l’eau) et un prisonnier s’était détaché du groupe pour boire. Un garde allemand lui avait alors donné un coup de crosse sur la tête, l’homme en avait même perdu des dents…. C’est alors qu’un prisonnier (de race africaine / noir) avait sauté sur le garde et avec son rasoir à main (Coupe chou) il l’avait égorgé. Des soldats ont forcé le noir à monter dans un side-car et ils sont partis, le surveillant de près. Je suis vite rentré à la maison et peu de temps après j’ai entendu le tir d’une rafale de mitraillette. Ils avaient fusillé cet homme, j’en suis convaincu, dans le chemin bas ; le chemin blanc qui menait à Diconche (De nos jours bureaux de l’E.D.F).

5 Bombardement du 24 juin 1944 – gare de Saintes

A cette époque et cette nuit-là à la maison il ya avait mes parents, ma sœur et un locataire. Nous avons entendu la sirène d’alerte, nous nous sommes levés et nous avons voulu préparer nos affaires (Valises….), mais au dehors le ciel était tout illuminé. Quant à notre locataire il voulait mettre ses chaussures, mais comme il faisait noir il ne les trouvait pas. Nous sommes partis dans la rue et nous avons couru jusqu’au chemin bas, il y avait du monde dans la rue, même des Allemands qui se sauvaient eux-aussi. Les bombes avaient commencé à tomber. Arrivés au chemin bas, nous nous sommes accroupis et nous avons attendu. Les DCA allemandes avaient commencé à tirer assez tôt. Je me souviens du système qui était sur la caserne Taillebourg, ce devait être une mitrailleuse, enfin il n’y avait qu’un seul tube, j’ai d’ailleurs vu ses tirs traçants. A un moment donné j’ai vu un avion qui était pris dans le tir. Puis à un certain moment j’ai entendu comme un avion qui piquait, puis je n’ai plus entendu la mitrailleuse qui était sur le toit. La caserne venait d’être coupée en deux par des bombes. Je me souviens bien avoir vu un avion à double fuselage (certainement un Mosquito), peut-être au moment où il avait piqué sur la caserne ou bien avant… !! La mitrailleuse était entourée de parapet en bois, le jour on ne voyait rien, mais elle était peut-être sous une housse… ! Des deux servants qui se trouvaient sur le toit, il devait y en avoir deux, on n’a jamais rien retrouvé. Puis quand la sirène de la fin d’alerte a sonné nous sommes rentrés à la maison. Nous n’avions presque pas de dégâts, un contrevent était tombé dans la rue et nous avions des carreaux de cassés.

6 Fouille ordures de la caserne et jet de bouteille par un Allemand

Une femme (*) qui habitait route de St Jean faisait faire des robes par ma mère. Comme elle en avait la possibilité, elle nous avait fait avoir l’autorisation de nous rendre au mess officiers pour récupérer de la nourriture pour notre cochon (Que nous avons tué dans la cave en le faisant taire pour ne pas que les Allemands l’entendent). Ainsi je me rendais à la caserne pour cette récupération. Mais par la même occasion j’allais fouiller les poubelles d’ordures. Mais comme je devais faire du bruit, un Allemand est apparu à une fenêtre du 2ième étage et il a gueulé sur moi, puis il m’a balancé dessus une bouteille d’encre (Waterman.. Ces bouteilles que l’on pouvait poser inclinées).

(*) Elle a été tondue à la libération

7 Bombardement du 14 août 44 – Emile Zola

Cette journée là je me trouvais au village de chez Corbin et j’ai vu des avions qui passaient dans le ciel, j’ai alors dit à mon père… « Tu as vu les avions perdent quelque chose… ». C’était des bombes.

8 Libération de Saintes et épuration

Je ne sais rien sur les combats de la libération, mais seulement que les Allemands sont revenus par deux fois et qu’entre temps les Saintais avaient mis des drapeaux français un peu partout.

Une femme de St Hilaire de Villefranche a été tondue devant les grands bureaux de la SNCF. Puis cette autre femme, voir paragraphe (6), ci-dessus, qui demeurait route de St Jean, a aussi été tondue. Elle demandait à ma mère de lui faire ses robes, elle avait aussi obtenu que nous puissions nous rendre à la caserne pour récupérer de la nourriture pour notre cochon.

(6) Femme qui faisait faire des robes par ma mère, nous avait obtenu l’autorisation de rentrer dans la caserne occupée par les Allemands

Madame

9 Crash d’un avion US à Corme Royal

Je suis née en 1934. A l’heure à laquelle est tombé l’avion je revenais du catéchisme à Corme Royal. Nous apercevions les avions qui se mitraillaient. Je demeurais avec mes parents au « Maine dorin », mon père s’appelait Georges Bareau et il était métayer.

La famille demeurait en bordure du champ, au fond du chemin qui longe et elle habitait sur la façade, alors que Yonnet demeurait à l’arrière. Actuellement Yonnet demeure face au champ.

Quand je suis revenue je n’ai pas pu approcher. Il y avait de nombreux Allemands et ils cherchaient les aviateurs américains ; ils fouillaient partout.

Boucle du ceinturon allemand : Je l’avais récupéré à la caserne après le départ des allemands. C’est Séverine Favre, ma petite fille Séverine (25 ans), qui la conserve. Contacté la mère, Martine, elle me fera faire la photo et je la recevrai par mail (au 26/03/10)

Edition globale le 13 mai 2010

16 - Témoignages 39-45. Les dures lois du vainqueur à Saintes, avec un Saintais témoin des premiers jours

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14 - Contre le VIRUS.... le vaccin : la ville de Saintes attaque en vaccinant à partir de mercredi pour les PLUS de 75 ans.

Publié le par culture-histoire.over-blog.com

Vaccin contre " COVID 19 "

Le maire de Saintes,

en total accord avec les autorités de tutelle,

prend le " Virus " à bras-le-corps.

Lundi 18:

On prend rendez-vous.... 05 46 92 34 14

ou sur Internet: doctolib.fr

Mercredi 20: Premier jour des vaccinations

Seule condition, sauf soucis de santé et risques avérés:

Plus de 75 ans

Rencontre " Point Presse ", monsieur le maire interviewé en fin l'entretien...... Et ci-après les informations INDISPENSABLES.
Rencontre " Point Presse ", monsieur le maire interviewé en fin l'entretien...... Et ci-après les informations INDISPENSABLES.

Rencontre " Point Presse ", monsieur le maire interviewé en fin l'entretien...... Et ci-après les informations INDISPENSABLES.

14 - Contre le VIRUS.... le vaccin : la ville de Saintes attaque en vaccinant à partir de mercredi pour les PLUS de 75 ans.

Plus de 75 ans

Vaccination du " Grand public "

Caroline Audouin, élue en charge à la santé et à l'égalité femmes-hommes, mais aussi infirmière, s'engage pour cette belle mission. François Ehlinger, élu délégué aux projets des bords de Charente et du site de  la Pallu, mais surtout docteur, en charge de cette opération, que l'on pourrait appeler " Coup de poing ", mais qui ne peut plus être différée. Et bien sûr Bruno Drapron, maire de Saintes, accompagné du D.G.S de la ville. les services de la ville étant très impliqués. 

Les services de la ville n'ayant eu les directives finales que ce mardi et le dernier entretien du maire avec le préfet de la Charente maritime ayant eu lieu ce mercredi, il a fallu foncer et forcer ce programme pour le mettre en œuvre dès lundi et actif à 9 heures mercredi 20 au matin.

Ainsi c'est possible de prendre un RV avec le centre de vaccination de Saintes dès lundi matin.

Puis à l'issu de cette première vaccination il vous sera proposé un second rendez-vous pour le rappel.

Il faut aussi savoir que le nombre de personnes amenées à se faire vacciner évolue entre 6000 et 7500.

La " Croix rouge " sera sur place pour intervenir si des réactions compliquées se produisaient dans les instants suivant l'injection, bien sûr les médecins présents intervenant dans un premier temps, c'est aussi pour surveiller les réactions possibles que les personnes vaccinées devront encore rester 10 minutes sur place avant de rejoindre leur domicile.

Bien sûr ces journées de vaccinations sont rendus gérables, avec une bonne prise en main, par la présence de médecins, d'infirmières et de personnels administratifs compétents en ce domaine, avec une formation spécifique pour le matériel informatique utilisé. 

Les intervenants sont des personnes qui se sont proposées pour ces temps de vaccination, pour certains ces heures leur seront payées sous forme de vacations.  Ces frais sont pris en charge par les services de l'A.R.S

Que chacun soit remercié pour son engagement contre le virus " COVID 19 ".

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12 - Quand le commandant allemand de Saintes était tué par son cheval. 11 janvier 1941 - Caserne Taillebourg / Abbaye

Publié le par culture-histoire.over-blog.com

Des obsèques hors normes en temps de guerre

" Un officier allemand a été tué par son cheval

dans l'ancien couvent des Dames de Saintes "

Caserne Taillebourg " 11 janvier 1941 "

Dressons le décor. Depuis 1789, après avoir été confisqué aux religieuses le couvent de l'abbaye aux Dames, des Bénédictines, était devenu une caserne jusqu'en 1945. Et bien sûr le 22 juin 1940... les nouveaux vainqueurs avaient investi les lieux.

Dressons le décor. Depuis 1789, après avoir été confisqué aux religieuses le couvent de l'abbaye aux Dames, des Bénédictines, était devenu une caserne jusqu'en 1945. Et bien sûr le 22 juin 1940... les nouveaux vainqueurs avaient investi les lieux.

Avant d'arriver sur Saintes, ce commandant allemand avait été décoré pour un fait d'arme, certes à notre encontre, mais ce fut pour nous un dur destin que la finalité de ces combats de la " Bataille de France ". Quelques années auparavant le major Raucheisen Franz-Xaver avait écrit un livre, c'était en 1927, bien avant la naissance de la terreur nazie.
Avant d'arriver sur Saintes, ce commandant allemand avait été décoré pour un fait d'arme, certes à notre encontre, mais ce fut pour nous un dur destin que la finalité de ces combats de la " Bataille de France ". Quelques années auparavant le major Raucheisen Franz-Xaver avait écrit un livre, c'était en 1927, bien avant la naissance de la terreur nazie.

Avant d'arriver sur Saintes, ce commandant allemand avait été décoré pour un fait d'arme, certes à notre encontre, mais ce fut pour nous un dur destin que la finalité de ces combats de la " Bataille de France ". Quelques années auparavant le major Raucheisen Franz-Xaver avait écrit un livre, c'était en 1927, bien avant la naissance de la terreur nazie.

A Saintes il avait commandé le 2ième Bataillon, 131 régiment d'infanterie. Certains le prétendaient être commandant du haras national de Saintes, je n'ai pas exactement la réponse, mais il avait été connu pour être le commandant de la place de Saintes. Ville très investie par l'armée d'occupation allemande. Ce qui est certain c'est que le major était un passionné des chevaux et que de ce fait il allait souvent au haras de Saintes.

A Saintes il avait commandé le 2ième Bataillon, 131 régiment d'infanterie. Certains le prétendaient être commandant du haras national de Saintes, je n'ai pas exactement la réponse, mais il avait été connu pour être le commandant de la place de Saintes. Ville très investie par l'armée d'occupation allemande. Ce qui est certain c'est que le major était un passionné des chevaux et que de ce fait il allait souvent au haras de Saintes.

Devant le portail du haras, avec en fond la guérite allemande très reconnaissable, un militaire allemand à cheval. Puis nous revoyons le major, photographié devant le portail, face à la rue du haras, en compagnie du général Léonhard Kaupisch. Les Saintais croisaient souvent cet homme, à pied ou sur son cheval. Souvent on voyait son cheval attaché à un anneau, place St Pallais, en face de l'église au pied d'un bel escalier d'une grande maison. Son ordonnance n'était jamais bien loin car cet officier avait une chambre dans cette maison. Mais un jour, dans la cour arrière de l'abbaye aux Dames, devant l'écurie de son cheval le major Raucheisen Franz-Xaver a été tué. En effet son cheval par une ruade arrière l'avait mortellement frappé.
Devant le portail du haras, avec en fond la guérite allemande très reconnaissable, un militaire allemand à cheval. Puis nous revoyons le major, photographié devant le portail, face à la rue du haras, en compagnie du général Léonhard Kaupisch. Les Saintais croisaient souvent cet homme, à pied ou sur son cheval. Souvent on voyait son cheval attaché à un anneau, place St Pallais, en face de l'église au pied d'un bel escalier d'une grande maison. Son ordonnance n'était jamais bien loin car cet officier avait une chambre dans cette maison. Mais un jour, dans la cour arrière de l'abbaye aux Dames, devant l'écurie de son cheval le major Raucheisen Franz-Xaver a été tué. En effet son cheval par une ruade arrière l'avait mortellement frappé.
Devant le portail du haras, avec en fond la guérite allemande très reconnaissable, un militaire allemand à cheval. Puis nous revoyons le major, photographié devant le portail, face à la rue du haras, en compagnie du général Léonhard Kaupisch. Les Saintais croisaient souvent cet homme, à pied ou sur son cheval. Souvent on voyait son cheval attaché à un anneau, place St Pallais, en face de l'église au pied d'un bel escalier d'une grande maison. Son ordonnance n'était jamais bien loin car cet officier avait une chambre dans cette maison. Mais un jour, dans la cour arrière de l'abbaye aux Dames, devant l'écurie de son cheval le major Raucheisen Franz-Xaver a été tué. En effet son cheval par une ruade arrière l'avait mortellement frappé.

Devant le portail du haras, avec en fond la guérite allemande très reconnaissable, un militaire allemand à cheval. Puis nous revoyons le major, photographié devant le portail, face à la rue du haras, en compagnie du général Léonhard Kaupisch. Les Saintais croisaient souvent cet homme, à pied ou sur son cheval. Souvent on voyait son cheval attaché à un anneau, place St Pallais, en face de l'église au pied d'un bel escalier d'une grande maison. Son ordonnance n'était jamais bien loin car cet officier avait une chambre dans cette maison. Mais un jour, dans la cour arrière de l'abbaye aux Dames, devant l'écurie de son cheval le major Raucheisen Franz-Xaver a été tué. En effet son cheval par une ruade arrière l'avait mortellement frappé.

Des Saintais témoignent de leur vision par rapport à ce militaire allemand... un peu de son comportement mais surtout de ses obsèques, car ce fut très impressionnant.

Des Saintais témoignent de leur vision par rapport à ce militaire allemand... un peu de son comportement mais surtout de ses obsèques, car ce fut très impressionnant.

 

Commandant allemand tué par son cheval à Saintes

" Caserne Taillebourg "

 

B….. Jacques ( 1935)

A la défaite de nos armées contre les allemands, ce sont des autrichiens qui ont été les premiers occupants de la caserne (selon mes parents).

Au début de l'occupation nous jouions aux billes et à la petite guerre sur la place de l'Abbaye. Comme camarades de jeu j'avais….. Claude B……., François R……., Jean Claude Q……., C… et B….

Jean Claude Q….. habitait à l'épicerie de la rue St Pallais, quant à R….. il habitait au-dessus le porche.

Le Commandant allemand de la place devait s'appeler " Bobie " (!) et il demeurait chez Monsieur S…..t sur la place St Pallais, c'est la grande maison avec les marches. Sur la place de l'Abbaye il y avait un grand mur avec deux sentinelles et deux guérites. Ces gardes allaient se reposer au bout du bâtiment (au milieu de la place), sous les arcades, sur des installations en bois. On allait voir ces soldats et nous jouions avec eux. Le chef de cette garde logeait dans une construction à droite après avoir franchi le mur; cet homme venait nous voir et quand il ravitaillait ces hommes il nous donnait du pain noir avec de la confiture. On avait surnommé ce pain " le pain caca ".

Le soir un soldat nous raccompagnait chez nous. Je me souviens qu'il disait à ma mère de ne pas nous disputer, c'était à cause du couvre-feu.

Les allemands avaient une vieille moto (side-car), elle se trouvait près des écuries situées dans la grande cour de la caserne (entre les deux corps de bâtiments). Ainsi nous montions à trois ou quatre sur cette moto et les allemands nous poussaient dans la cour, de la vieille caserne, où nous descendions par la petite pente située après le porche, pente qui mène à l'endroit où sera construit l'Auberge de jeunesse; cela rejoignait le terrain où se trouvaient d'autres écuries.

Ces jeux ont duré environ 1 an et six mois. Après l'arrivée de troupes d'élites nous ne pénétrions plus dans l'enceinte militaire.

Sous le deuxième porche, sur le côté droit, dans une niche (plus haute et plus profonde qu'elle ne l'est de nos jours), il y avait toujours un homme en arme.

Je me souviens de l'arrivée des chars allemands, un ou deux sont passés par la rue Pont Amilion, ils ont eu quelques difficultés pour tourner et prendre la rue St Pallais; à cette époque la rue était, en fait, un chemin blanc (il y avait une grosse pierre à l'angle de la rue, côté café " Bourasseau ").

A Noël les allemands avaient décoré un arbre sur la place de l'Abbaye; c'était pour les gosses du quartier.

Une dame qui logeait au-dessus de chez nous travaillait aux cuisines chez les allemands et elle s'y rendait par l'entrée de la rue pont Amilion. Le soir il y avait des allées et venues de soldats allemands…. cette dame s'appelait D…..

Aux alertes nous descendions la rue Pont Amilion (qui était un chemin blanc) et nous nous rendions au chemin bas; sauf le 24 juin où nous étions partis au jardin public où s'étaient aussi réfugiés des soldats allemands.

Une fois, au cours d'une alerte, nous nous étions sauvés dans le champ à Corpron, et, une fois " tapis " dans ce champ, il faisait noir, nous avons vu quelque chose qui bougeait (Les adultes avaient pensé à un parachutiste), mon père avait voulu voir ce que cela pouvait être et les femmes lui disaient de se méfier….. En fait c'était des vaches qui se trouvaient dans ce champ et de ce fait tout le monde a bien ri.

- Obsèques du commandant allemand tué par son cheval.

C'était un grand cortège, il y avait des musiciens et je me souviens qu'il y avait aussi un tambour. Des militaires représentaient la Luftwaffe at aussi la Kriegsmarine (costume noir).. Dans le cortège il y avait aussi des chars et ils n'étaient pas très loin du cercueil qui était tiré sur un affût de canon. le cheval était près du cercueil. (28/9/1998)

G........ Michel ( 1921)

L'officier allemand qui était venu nous voir avec son chien (A cette occasion mes deux chats siamois avaient sauté sur le chien. Le commandant n'était jamais repassé avec son chien, mais il avait continué à nous saluer) avait été tué par un coup de pied de son cheval, c'est ainsi qu'un jour on avait appris qu'il allait y avoir un grand enterrement. Quand le cortège était passé sur l'avenue Gambetta, je me trouvais sur le trottoir en compagnie de ma mère et de mon oncle. (29/11/2002)

G....... Marcel (1918)

Un officier allemand a été tué d'un coup de pied donné par son cheval. C'était le commandant des troupes allemandes de la caserne Taillebourg. J'ai vu passer son enterrement. (29/1/1995)

J....... Claude (1925)

Le commandant du haras national de Saintes a été tué par son cheval dans la cour de l'abbaye aux Dames. C'était un homme trapu et petit. Les obsèques ont eu lieu au cimetière St Vivien, avec la musique " Marche funèbre " dans le cortège. Devant le haras il y avait une guérite avec une sentinelle, sur la maison du directeur il y avait un drapeau à croix gammée. ( Avant 1995)

M....... Née J....... Françoise (1919)

Je me souviens qu'au cours des obsèques d'un officier allemand, inhumé dans le cimetière St Vivien, en face notre atelier, il n'y avait personne dans la rue. Le cortège était imposant, il y avait le cheval du défunt, la musique et beaucoup de militaires. (7/1/1996)

P........ Jean (1920)

Le commandant de la place de Saintes (ou du haras) a été tué par un coup de pied de son cheval, dans une écurie de caserne Taillebourg. A ses obsèques son cheval suivait son cercueil. Le corps du commandant était resté dans ce cimetière environ une année. (1997)

R...... Guy (1930)

Un commandant allemand est mort accidentellement, d'un coup de pied donné par son cheval dans l'enceinte de la caserne Taillebourg. Je me souviens avoir vu passer le cortège funèbre, celui-ci avait emprunté la rue St Claire, puis l'avenue Gambetta pour se diriger vers le pont B.Palissy. Le corps devait être transporté sur une prolonge d'artillerie et le cheval suivait le cercueil.

Saulnier Guy ( 1926)

Auteur du dessin de l'écurie. Le 24 août 1944 Guy Saulnier avait été blessé à mort, mais avait survécu, par une sentinelle allemande au carrefour de la Banque de France à Saintes.... et comme il le dira après... " Je n'en n'ai jamais voulu à l'homme qui m'avait tiré dessus "

Le commandant allemand possédait un superbe étalon " Bai ", très nerveux. Il m'était arrivé de voir l'ordonnance promener le cheval avant que son maître ne l'utilise. Il m'arrivait de me rendre à la caserne pour porter des verres à des collègues de travail qui venaient y remplacer des carreaux qui avaient été cassés.

Cet officier a été tué par son cheval, cela s'était passé devant l'écurie de la caserne Taillebourg. Elle se trouvait à gauche du petit porche dans la cour arrière de l'abbaye. C'est un endroit, où ,avant l'occupation les militaires faisaient des exercices. Il a eu un enterrement en grandes pompes avec musique. il y avait un premier groupe de soldats avec armes sous le bras (canon vers le sol) et un second groupe avec l'arme à l'épaule droite, à la bretelle.

Le cercueil était sur un affût de canon, tiré par un attelage de quatre ou six chevaux, chaque couple de chevaux était monté par un postillon. Le cheval du défunt marchait à côté sur la gauche, attaché à l'affût. (1998)

V........... Pierre (1931)

Ce cheval a été tué à St Sorlin, après qu’on l’ait fait tourner en rond. Auparavant il avait participé aux obsèques de son maître en marchant derrière le cercueil.

V......... Mauricette (1934)

Je me souviens du militaire tué par son cheval. C'était un homme trapu et " rond ". La cérémonie des obsèques avait eu lieu à l'abbaye aux dames. Il avait fallu fermer tous les volets de la cour de l'abbaye, à cette époque nous habitions au-dessus du porche qui donne sur la place de l'abbaye. Des hommes en armes surveillaient les volets.

Il y avait beaucoup de drapeaux à croix gammées, je regardais la cérémonie à travers les persiennes des volets, c'était impressionnant. Puis il y avait eu un défilé militaire, le cheval du commandant était recouvert d'un drap noir et les étriers du cavalier étaient retournés en signe de deuil.

PS: Le convoi funéraire était aussi précédé, outre la musique, des fameux chapeaux " chinois ".

 

 

Pour en avoir une idée je vous présente des photos d'une cérémonie d'inhumation, avec le convoi funéraire d'un officier supérieur à Rochefort. 
Pour en avoir une idée je vous présente des photos d'une cérémonie d'inhumation, avec le convoi funéraire d'un officier supérieur à Rochefort. 
Pour en avoir une idée je vous présente des photos d'une cérémonie d'inhumation, avec le convoi funéraire d'un officier supérieur à Rochefort. 

Pour en avoir une idée je vous présente des photos d'une cérémonie d'inhumation, avec le convoi funéraire d'un officier supérieur à Rochefort. 

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8 - Vitraux de St Vivien à Saintes.... Recueillement et partage de couleurs lumineuses

Publié le par culture-histoire.over-blog.com

C'était l'heure du Rosaire en l'église St Vivien de Saintes.

Erreur sur l'heure,

alors j'en ai profité pour mémoriser

les beaux vitraux dans mon appareil.

Je les sors pour vous.....

 

 

8 - Vitraux de St Vivien à Saintes.... Recueillement et partage de couleurs lumineuses
Ce premier vitrail porte les initiales du donateur.... Théodore Guillet, propriétaire des établissements (Spiritueux Rouyer Guillet / Rue de Laroche)

Ce premier vitrail porte les initiales du donateur.... Théodore Guillet, propriétaire des établissements (Spiritueux Rouyer Guillet / Rue de Laroche)

Ici nous découvrons St Vivien (Viviane) et St Eutrope.
Ici nous découvrons St Vivien (Viviane) et St Eutrope.

Ici nous découvrons St Vivien (Viviane) et St Eutrope.

J'espère que les couleurs lumineuse ont été un plaisir pour les yeux. Et comme c'est un lieu de culte.... je ne pouvais faire l'impasse (Notez la petite lueur rouge dans le cœur).
J'espère que les couleurs lumineuse ont été un plaisir pour les yeux. Et comme c'est un lieu de culte.... je ne pouvais faire l'impasse (Notez la petite lueur rouge dans le cœur).
J'espère que les couleurs lumineuse ont été un plaisir pour les yeux. Et comme c'est un lieu de culte.... je ne pouvais faire l'impasse (Notez la petite lueur rouge dans le cœur).
J'espère que les couleurs lumineuse ont été un plaisir pour les yeux. Et comme c'est un lieu de culte.... je ne pouvais faire l'impasse (Notez la petite lueur rouge dans le cœur).
J'espère que les couleurs lumineuse ont été un plaisir pour les yeux. Et comme c'est un lieu de culte.... je ne pouvais faire l'impasse (Notez la petite lueur rouge dans le cœur).
J'espère que les couleurs lumineuse ont été un plaisir pour les yeux. Et comme c'est un lieu de culte.... je ne pouvais faire l'impasse (Notez la petite lueur rouge dans le cœur).
J'espère que les couleurs lumineuse ont été un plaisir pour les yeux. Et comme c'est un lieu de culte.... je ne pouvais faire l'impasse (Notez la petite lueur rouge dans le cœur).
J'espère que les couleurs lumineuse ont été un plaisir pour les yeux. Et comme c'est un lieu de culte.... je ne pouvais faire l'impasse (Notez la petite lueur rouge dans le cœur).
J'espère que les couleurs lumineuse ont été un plaisir pour les yeux. Et comme c'est un lieu de culte.... je ne pouvais faire l'impasse (Notez la petite lueur rouge dans le cœur).
J'espère que les couleurs lumineuse ont été un plaisir pour les yeux. Et comme c'est un lieu de culte.... je ne pouvais faire l'impasse (Notez la petite lueur rouge dans le cœur).

J'espère que les couleurs lumineuse ont été un plaisir pour les yeux. Et comme c'est un lieu de culte.... je ne pouvais faire l'impasse (Notez la petite lueur rouge dans le cœur).

8 - Vitraux de St Vivien à Saintes.... Recueillement et partage de couleurs lumineuses

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6 - De Los Angeles à Nieul les Saintes - Capitaine C.D Cole Mort pour la France, les USA et la Liberté

Publié le par culture-histoire.over-blog.com

Charles Donald Cole 

Capitaine US Air Force 

" Mort pour la France, les USA et la Liberté "

24 april 1920 (Los Angeles - Whittier)

5 january 1944 (Nieul les Saintes - Rochevent)

Au collège il ne savait pas qu'un jour il aurait à offrir sa vie.....

Au collège il ne savait pas qu'un jour il aurait à offrir sa vie.....

VIE DU CAPITAINE " Charles Donald COLE "

Né à WHITTIER en CALIFORNIE aux Etats-Unis d'Amérique, il a été gradé de l'Union, une Ecole supérieure, puis il a été au Collège de POSADENA.

Il était issu d'une famille pratiquant la religion protestante.

Il est rentré à l'armée de l'air comme élève pilote.

Il a épousé en mai 1942, Béverly THOMASON, dans la ville de ROSWELL au Nouveau Mexique.

Ainsi rentré dans l'armée de l'air à 20 ans, il sera affecté sur les champs d'opérations militaires, parti en Angleterre il est affecté au 96 th Bomber Group au sein de la 8 th US AIRFORCE, sa base étant SNETTERTON dans la région du NORFOLK.

C'est de cette base qu'il est parti en mission, en France, où son avion, touché par la dédense anti-aérienne allemande, sera abattu définitivement par un chasseur allemand dans le ciel de CORME ROYAL / NIEUL LES SAINTES, à 11 h 00 le 5 janvier 1944. Tout l'équipage avait pu évacuer l'avion en temps voulu.

Blessé par le chasseur allemand il a trouvé une mort atroce en s'écrasant sur les roches de " Rochevent ". Avant de s'écraser son avion, un bombardier " B 17 " se dirigeait sur SAINTES.

Son corps, déposé provisoirement à proximité du point de chute de son appareil, a, après avoir été emmené dans un cimetière de Royan, définitivement été déposé au cimetière américain de DRAGUIGNAN dans le VAR.

Au moment de son décès, Donald Charles COLE, a laissé un enfant âgé de 11 mois, ce fils s'appelle Donald Charles junior. Après sa mort sa veuve s'est remariée à un nommé WALTERS. Son frère avait été décoré en 1944. Sa sœur était mariée à un nommé COLE.

La mort de ce pilote de l'US Air Force a été citée dans le journal "WHITTIER DAILY NEWS ", le 11 février 1944.

 

Le capitaine certainement photographié devant sa maison, avec son fils unique, prénommé comme lui, qui viendra à Saintes en 2001. Voici le récit de son combat....... il revenait de bombarder les installations portuaires de Bordeaux, mais son avion, atteint par la Flak, avait été dans l'obligation de revenir sur les terres en vue de s'y poser.
Le capitaine certainement photographié devant sa maison, avec son fils unique, prénommé comme lui, qui viendra à Saintes en 2001. Voici le récit de son combat....... il revenait de bombarder les installations portuaires de Bordeaux, mais son avion, atteint par la Flak, avait été dans l'obligation de revenir sur les terres en vue de s'y poser.
Le capitaine certainement photographié devant sa maison, avec son fils unique, prénommé comme lui, qui viendra à Saintes en 2001. Voici le récit de son combat....... il revenait de bombarder les installations portuaires de Bordeaux, mais son avion, atteint par la Flak, avait été dans l'obligation de revenir sur les terres en vue de s'y poser.

Le capitaine certainement photographié devant sa maison, avec son fils unique, prénommé comme lui, qui viendra à Saintes en 2001. Voici le récit de son combat....... il revenait de bombarder les installations portuaires de Bordeaux, mais son avion, atteint par la Flak, avait été dans l'obligation de revenir sur les terres en vue de s'y poser.

Nieul les Saintes – 5 janvier 1944 * 5 janvier 2021

*

Des ETATS-UNIS d'Amérique à NIEUL-LES-SAINTES

Depuis septembre 1939, les Allemands occupent une grande partie de l'Europe, les Américains, restés neutres jusqu'en 1941, entrent dans le second conflit mondial après l'attaque de leur base navale de PEARL HARBOR. À partir de ce moment, il s’agit d’une guerre totale qui est aussi dirigée sur l'Allemagne Nazie.

Ainsi l'Amérique vient établir une grande partie de son armée en Angleterre. C'est dans ce pays que sont désormais basées ses forces militaires, ainsi que son aviation avec ses chasseurs et ses bombardiers.

C'est donc de cette base proche du lieu des opérations militaires en Europe que les Etats-Unis Amérique partent à l'assaut de l'Allemagne et des Allemands sur les territoires qu'ils occupaient.

En ce qui concerne l'aviation militaire américaine, l'US Air Force, la mission des équipages de ses avions est de détruire l'armée allemande et les points stratégiques utiles à cette armée.

Ainsi, le 5 janvier 1944, ayant décollé de SNETTERTON HEARTH (Dans le SUFFOLK) une escadrille de vingt bombardiers, B-17, avec une escorte de chasseurs, bombardent une raffinerie de pétrole située à Bordeaux.

La mission est une réussite mais quatre des bombardiers ne reviennent pas à leur base, puisqu’ils ont été abattus.

       Ce mercredi 5 janvier 1944, dans le ciel de Saintonge, vers 11 h 00 du matin, l'un des bombardiers, surnommé " Hunyak ", est touché par un chasseur allemand, les " Messerschmitt 109 " l'ayant attaqué par dessus et par dessous. Perdant de l'altitude, il s’est écrasé à " Rochevent " sur la commune de NIEUL-LES-SAINTES.

L'un des deux chasseurs allemands, qui le harcelaient, s’est lui aussi écrasé, sur la commune de CORME ROYAL, entraînant le pilote de la Luftwaffe dans la mort.

Si l'équipage a le temps de sauter en parachute, le pilote du bombardier américain, voulant certainement rester aux commandes de son appareil jusqu'à la dernière minute, est tué dans la chute de son appareil, l'avion se pulvérisant sur le sol rocheux de " Rochevent ". Ainsi à quelques dizaines de mètres de cette stèle, le Capitaine Charles Donald COLE, âgé de 23 ans, venait de donner sa vie pour la France et la liberté.

Parmi les neuf aviateurs rescapés, se retrouvant sur cette terre de Saintonge, quelques-uns ont été blessés, certains ont réussi à regagner l'Angleterre par des filières d'évasion et les autres ont été faits prisonniers.

Les aviateurs américains tombés en parachute sur les terres des CORME ROYAL et de NIEUL LES SAINTES, ont trouvé une grande solidarité et assistance auprès de la population locale.

Malheureusement un ouvrier agricole, pour avoir aidé un des aviateurs américains, est arrêté par les Allemands. Il est mort peu après en déportation, en avril 1944, dans un camp de concentration " Struthof " de l'Allemagne nazie. Il s’agit d’Adrien BESSON.

« Charles Donald Cole & Adrien Besson – Morts pour la France et la liberté »

 

Ces faits se sont déroulés le 5 janvier 1944, il y a 77 ans.

La fiche technique provient du site " Francecrashes - Daniel Carville ".  Dans la page suivante je vous ai sélectionné quelques témoignages sur une centaine.... attention ce sont des temps forts, certes il aurait fallu montrer tous les récits mais 85 pages c'est trop long.

La fiche technique provient du site " Francecrashes - Daniel Carville ". Dans la page suivante je vous ai sélectionné quelques témoignages sur une centaine.... attention ce sont des temps forts, certes il aurait fallu montrer tous les récits mais 85 pages c'est trop long.

Témoignages - Extraits

 

Allaire Madeleine – 1923

Crash avion américain à « Rochevent » / Corps du pilote

Ayant appris qu’un avion était tombé dans les environs je me suis rendue sur place avec ma cousine. C’était vers les marais, nous nous sommes déplacées en vélo. On nous a dit que l’appareil après avoir rasé les arbres s’était écrasé et en passant au-dessus la maison la plus proche du crash la vaisselle avait bougé sur les étagères, selon les dires de l’occupante de la maison. L’avion s’était écrasé sur des peupliers, une de ses ailes avait nettement marqué le point d’impact au sol.

Sur place j’ai vu que l’on voulait sortir un des aviateurs de l’appareil avec un croc (fourche recourbée) et des boyaux s’étiraient.

Angibeaud Paulette – 1924 Née Bouron

Combat aérien du 5 janvier 44 et rencontre aviateur

Des avions se mitraillaient dans le ciel. J’étais en vélo et les balles me sifflaient autour. Un des avions s’est écrasé à « Rochevent ». Je me souviens avoir rencontré un aviateur, mais je ne sais pas de quel avion il était… ! Je crois bien que c’était un aviateur l’ayant reconnu à sa tenue.

Béguet Jean-Pierre – 1931

Combat aérien et parachutistes américains

Mon père avait une propriété à « La paillerie » de l’autre côté de Nancras (Ou sur Sablonceaux) et nous nous y trouvions quand le bombardier américain a été attaqué par le chasseur allemand, comme ce dernier attaquait en piqué les balles labouraient le sol dans notre secteur. Nous avions peur. C’est alors que nous avons vu tomber la queue de l’avion US (ou du chasseur allemand ou des deux… M.S). Des aviateurs ont sauté en parachute et sont tombés dans le secteur des « Boutaudières ».

Lamoulinette Guy – 1927

Crash et corps du pilote

Mes parents étaient agriculteurs et ils vendaient sur le marchés, maraîchers.

- Ce jour-là je me trouvais à arracher des carottes dans mes mottes, près des « Maisonneuves ». C’est alors que j’ai entendu des tirs de mitrailleuses et des bruits de moteurs d’avions.

Dans le ciel nous avons aperçu, vers le Sud venant de l’Ouest, un avion qui avait perdu un aileron arrière, il ne fumait pas encore. J’ai aussi vu des avions allemands (chasseurs) qui le mitraillaient. L’avion allemand qui avait certainement heurté la queue du bombardier, venait de tomber droit vers le sol où il s’était enfoncé.

Concernant l’avion Us, comme il était vraiment en difficulté, son équipage a sauté en parachute, l’appareil se dirigeant vers l’Est (Saintes) ; le ou les avions allemands ont tiré sur les parachutes et semblaient ne pas les avoir atteints. Tout à coup l’avion s’est mis à piquer, venant de passer au-dessus du moulin (minoterie des « Esserts ») les moteurs se sont emballés faisant un grand bruit et l’avion s’est abattu.

Ainsi au-dessus de la minoterie et des bois, j’ai aperçu des gerbes de flammes et de la fumée. Quittant les mottes, avec mon frère et mon père, nous sommes partis pour la maison et laissant mon père à la maison je me suis rendu sur place avec mon frère. Rendus sur le lieu de la chute de l’appareil, cela crépitait ; c’était les balles de l’avion en feu qui explosaient.

Nous sommes arrivés sur les lieux en venant de la direction de Nieul les Saintes, dans le petit bois, en arrivant (vers le cours d’eau), nous avons aperçu un poste radio que nous avons caché pour le reprendre plus tard.

J’ai aperçu le corps du pilote, en fait j’ai vu ses épaules ; il était incliné en avant. Il gisait dans les débris et les impacts des quatre moteurs. Les soldats allemands arrivés rapidement sur place demandaient un croc pour retirer le corps du pilote.

Les Allemands faisaient évacuer les gens

Quand nous sommes partis nous avons emmené le poste radio ; je l’avais caché sous ma veste, mais dans un premier temps je l’avais caché au-delà du ruisseau. Ce poste marchait sur le courant des batteries de l’avion mais il possédait une magnéto avec une manivelle pour fonctionner en autonomie (Magnéto : appareil à produire du courant électrique)

Nous avons gardé ce poste 6 mois et après le départ des Allemands (vers la fin départ de la guerre) nous l’avons donné à un électricien.

Bodin Jean-Claude – né en 1934

Crash avion américain - 5 janvier 1944

Cette journée je me trouvais en classe, j’ai entendu le bruit de la chute de l’avion, mais je ne me suis rendu sur place que le lendemain ou le surlendemain.

Mon grand-père, Bodin, nous avait dit que l’avion avait pris un virage avant de tomber, il se trouvait assez près du lieu des faits.

Ma grand-mère avait trouvé dans un champ où elle gardait ses vaches, une paire de lunettes d’aviateur (comme celles des motocyclistes). C’était dans un pré entre « Chez Deloumeau » et « Touche-marteau », le pré se situe vers le rond-point. C’est certainement ma sœur qui habite Poitiers qui a ces lunettes, elle est mariée Jaguenaud.

Sur le lieu du crash, le pilote avait été inhumé vers le petit mur, dans la zone des mottes. Quant à l’avion je me souviens bien de la position des moteurs, c’est comme si il avait tombé debout. Ils étaient comme alignés et avec leur écartement semblant comme à l’origine. Ce n’était pas très loin des maisons. Le cockpit était plus vers le fossé, en fait en allant vers le cours d’eau.

L’appareil était comme posé transversalement, les moteurs comme parallèles au muret. Le sens de chute de l’avion était « Les touches » - « Chez Deloumeau », mais dans quel sens.

Coutin Henriette, née Guérin - 1924

Témoin important

A demeuré à « Rochevent » après la maison de Monsieur Bureau. Son père, Hyppolite-François, était tombé veuf assez jeune avec cinq enfants à charge. Il était charbonnier et il faisait du charbon de bois. Sa mère Angélina Guérin avait une vache et une brebis, quant à sa belle-sœur Marguerite elle avait des chèvres.

A cette époque nous habitions à Rochevent. Je n’étais pas présente ce jour-là car je travaillais au lieu-dit « Les Benoits » à Saintes, chez mon patron Monsieur Prou. Au moment du combat aérien ma mère faisait de la confiture au melon d’eau (dans la cheminée), c’est alors qu’elle a entendu des avions « … vrouuuuu… ». Elle a dit…

« Promenez-vous donc » et elle a continué sa confiture. Mais brusquement il y a eu un grand bruit quand l’avion est tombé au sol et devant ce bruit effrayant elle s’est sauvée. Elle a eu de la chance, si elle n’avait pas été occupée à faire sa confiture, elle se serait trouvée au champ derrière la maison, près du point de chute de l’appareil.

L’avion était pulvérisé, il y avait des morceaux de chairs éparpillés tout autour. En ce qui me concerne je me suis rendue, avec madame Prou, sur le lieu du crash en vélo, depuis « Les Benoits » jusqu’à « Rochevent » mais que le lendemain. Je me déplaçais toujours en vélo pour me rendre à mon travail. Je suis arrivé par la route après les « Touches » et en descendant directement vers le Charenton, après avoir passé un petit pont en bois je suis arrivé sur le lieu de la chute de l’avion. Il y avait de nombreux morceaux éparpillés et on voyait la carlingue qui était brisée. Je me souviens de toutes les petites plaques carrées (Blindages des protections des mitrailleurs .. M.S).

Mon père avait pris un morceau de l’avion, de la carlingue, pour en couvrir nos poules.

J’ai appris que l’on avait demandé à ma belle-sœur Marguerite Guérin (ou à ma mère… !!!), une caisse (celle qui servait à faire jeûner les escargots) pour y mettre les restes du pilote. Ainsi elle a donné cette caisse, puis les restes de l’aviateur y ont été mis, pour ensuite être déposée dans un trou en bordure du chemin, près du site du crash.

Des fleurs avaient été mises sur l’emplacement de la sépulture provisoire.

Concernant l’avion, un des moteurs est tombé (enfoncé) dans le marais, entre le mur et le fossé ; à cette époque il y n’avait plus d’eau.

Mignet Annette - (……… - 10/12/44)

Epouse d’Henri Mignet (Créateur du Pou du ciel – Avion)

Dans un courrier… certainement écrit le 9 janvier 1944

« Je dois te dire que depuis 4 jours je reste sous une impression pénible et, si j’ose employer cette expression, écœurée de ce que j’ai vu et du faire… !! Tu sais que je ne sais plus quel jour, mardi je crois, un avion américain est tombé en flammes, pleins moteurs avant Soulignonnes, nous l’avions vu tomber. Après avoir abattu son vainqueur en flammes lui aussi.

Nous avons été Henri et loi le lendemain au point de chute. Un pays assez intéressant, vallonné, des genets et des chênes verts, le rocher à fleur de sol et des genévriers épais.

De cet appareil de 6 mètres de haut et de 30 mètres d’envergure, il restait étonnamment peu de chose : moteurs enfoncés dans la terre, tôles, aluminium, hélices, carlingue, longerons, disparus par le feu !!

Les allemands étaient passés sans rien récupérer, les gendarmes français avaient recueilli quelques restes qu’ils avaient enterrés sous une pauvre croix faite avec 2 tubes de distribution au milieu des débris.

Mais… je me suis aperçue que sous les décombres de la carlingue, les chiens venaient fureter !! Ma pauvre mère… mon sang s’est arrêté, je criais !! Un brave homme s’est armé d’un croc à fumier, quelques femmes du pays sont venues aussi et pendant que le croc relevait les amoncellements… je sortais ce qu’il y avait dessous !!! Il n'y avait qu’une grande fille et moi qui puissions les toucher… Les autres ne pouvaient pas !! Le feu n’avait pas fait trop de dégâts là, mais le misérable corps avait du éclater sous le choc (4 moteurs plein gaz, nous l’avons vu et entendu !!) et il n’y avait plus d’os… C’était horrible !! Nous les posions au fur et à mesure sur une tôle et quand nous n’avons plus rien trouvé, Henri a ouvert le trou fait par les gendarmes et nous y avons mis le reste !! Croirais-tu que 2 heures après ce petit tumulus était couvert de bouquets !!

J’ai mis tout le monde en branle pour chercher dans les décombres, rien qu’en leur parlant de la mère ou de la femme, ou des enfants du malheureux qui était écrasé là-dessous. Et (c’est là qu’on voit bien que notre race a un bon fond) femmes, hommes ou « drôlats », venus pour chercher quelque chose à chiper, ont changé d’état d’esprit et sont devenus graves, presque recueillis !! Nous sommes partis au coucher du soleil, noirs, sales, mais les chiens pouvaient rôder sous les décombres, il ne restait plus rien qui ne soit enseveli !!

La nuit était glacée et le clair de lune magnifique : ni l’un, ni l’autre n’avions allumé nos feux de bicyclette, mais nous étions si loin de la route par l’esprit que quand les gendarmes nous ont arrêtés pour manque de lanternes, nous nous sommes mis à leur raconter ce que nous venions de voir, à philosopher avec le brigadier (que je connaissais bien, il est vrai) et nous sommes repartis, sans plus reparler du pourquoi ils nous avaient arrêtés.

A la maison, par exemple, quand je me suis lavé les mains à fond, et que j’ai retrouvé encore de grosses taches de sang sur certaines choses, j’ai cru que j’allais être malade et je me suis mise à trembler comme une feuille. Alors, je me suis forcée à agir, j’ai été battre les beurre, secouer mes casseroles et mes pots, cela a passé. J’ai même pu très bien diner et j’ai dormi comme une buche »

Mounier Noëlie – 1929 (née Durand)

Combat aérien et crash incertain pour la date

Je me trouvais au lieu-dit « Les Rogers », notre propriété se trouve sur le côté gauche dans la direction de Pessines (Par la suite notre maison a été vendue à Joël Gautron, puis à un anesthésiste qui l’occupe de nos jours. (2003). Actuellement des maisons ont été construites en face de notre maison dans le pré où je me trouvais à observer le combat. Avec nous il y avait un petit belge avec qui nous jouions ; il était réfugié chez un voisin.

Nous avons entendu le bruit des avions, ils se mitraillaient et je me souviens bien du bruit des balles. Le jeune Belge nous avait demandés de nous coucher. Alors que nous étions couchés on entendait le sifflement des balles et quand je me suis relevé j’ai vu l’avion qui piquait, enfin j’ai vu l’avion la queue dressée vers le ciel avec une grosse fumée noire. L’avion tombait à la verticale, je l’apercevais au-dessus des bois. Après ce combat nous sommes rentrés à la maison.

Il a été dit que des aviateurs auraient été emmenés chez le docteur Boucher de Pisany ; je connaissais bien cet homme car c’était mon médecin, il était très gentil et il s’intéressait à ma scolarité. On m’a dit qu’un jour des soldats allemands avaient encerclé sa maison et qu’ils l’avaient emmené. Par la suite il a été interné dans un camp allemand et cela m’avait fait mal. Ce médecin est revenu très amaigri de sa captivité. Il est mort en 1982 à l’âge de 68 ans. (2003)

Potiron Marcel – 1933

Combat aérien du 5 janvier 1944

(Confusion avec le combat du 31/12/43…. ! (1)

Cette journée-là nous faisions du bois avec mon père, dans un petit bois aux « Poijeans ou Bois jaune » près du « Maine Bernard ».. Le propriétaire était Guy Robin. Il y avait des ruches à l’entrée de ce bois.

Vers 11 h il y avait des avions qui tournaient dans le ciel. J’ai vu deux avions allemands qui mitraillaient un plus gros avion (parle du sens avion Est – Sud Ouest), celui-ci devait se défendre. Les douilles nous tombaient dessus, on entendait des sifflements ; on s’est précipité pour se mettre à l’abri sous un marronnier situé au milieu du champ vers le Sud. Même sous cet arbre les douilles tombaient autour de nous. Dans le terrain voisin il y avait une vigne appartenant à Mr Chagnolleau. Il faut dire que les avions allemands tournaient autour de l’avion américain.

Tout à coup, étant touché, le gros appareil s’est cabré en montant, puis il s’est mis à tourner en perdant de l’altitude. L’avion touché, tout en tournant, dégageait une grosse fumée. Un des avions l’attaquait par-dessous et l’autre attaquait par-dessus. L’avion américain a tourné plusieurs fois. Les avions allemands ont tiré à nouveau, je me rappelle à un moment donné avoir vu un parachutiste.

Puis j’ai entendu un bruit énorme quand l’avion s’est écrasé, dégageant alors un gros nuage de fumée.

Rocheleux Abel - Né vers 1912

Crash d’un avion américain à « Rochevent » :

Cette journée du 5 janvier je n’étais pas là, je me trouvais à Marennes. Mais de là bas j’avais quand même aperçu le combat et j’avais même cru que l’avion était tombé chez moi. Par contre ma sœur, Edith, épouse Robertière, était à proximité du lieu du crash, elle gardait ses vaches à environ cent mètres, au-delà du ruisseau ; dans leur affolement les vaches avaient remonté le coteau (En direction de la route ou sera la stèle).

En fait un avion qui était poursuivi par des chasseurs allemands, avait largué son équipage quand il s’était aperçu qu’il était en grande difficulté. L’avion qui était arrivé en survolant « Charenton », un peu en dessous, est venu s’écraser sur les rochers en piquant brusquement et heurtant le sol de tout son avant. Le champ du crash était à madame Bécouse. La famille Guérin (Il prononce Guéran) habitait la maison près du lieu du crash. Madame Guérin avait eu ses casseroles secouées par les secousses du crash. Quand elle était sortie de sa maison et qu’elle avait vu que tout était en feu au-dehors elle est vite rentrée dans sa maison.(Maison au fond du chemin de M.Bureau).

Je m’étais rendu sur le secteur du crash et j’y avais trouvé un petit papier provenant d’un aviateur, sur lequel était marqué « SACCO » (En 1975, un courrier de Jean Pierre Bougaud – Chercheur. Indiquait : SAKO) et il y avait sur ce papier les missions précédentes, voire départs et arrivées. Je n’ai jamais pu remettre la main sur ce document… ! Par contre j’avais récupéré une plaque de cuivre provenant d’une turbine. En fait j’avais récupéré du cuivre sur l’avion (Cela avait de la valeur) mais je n’ai gardé qu’un seul objet (Turbine en bronze…. ! – photo M.S). Régulièrement quelqu’un venait de Saintes et découpait des éléments de la carcasse (Enfin ce qui avait de la valeur)

Le pilote était écrasé dans sa cabine, ses restes (Les os) ont été enveloppés dans son ciré (Manteau imperméable..). Le père René Roger était venu sur place avec sa charrette et son cheval, en compagnie de son chien ; ce dernier avait alors « charcuté » les restes du pilote. Dans les tôles broyées on apercevait des morceaux d’os. Puis les Allemands l’ont enterré dans le champ qui appartenait à la famille Bécouse.

J’ai récupéré des plaques de protection que les aviateurs se mettaient sur le corps, c’était peut-être sur l’avion tombé le 31/12/43 à Corme Royal.

Sur le lieu du crash (Environs immédiats) j’ai encore un sapin qui date de cette époque ; en fait j’ai des terrains qui m’appartiennent dans ce secteur. A l’époque du crash je possédais 4 ou 5 sapins au-delà du ruisseau ; pendant plusieurs années un morceau de l’avion est resté accroché à l’un d’eux à une hauteur de 4 ou 5 mètres (attention peut-être confusion pour le croquis en face le moulin…)

La carcasse de l’appareil avait certainement connu d’autres mitraillage car elle semblait rapiécée avec des pièces (D’une autre couleur)

Thomas Michel – 1928

Combat aérien et site crash

« Ce jour-là je me trouvais à travailler dans les vignes sur une hauteur, c’était vers la combe des Noyers, après le carrefour. Le bombardier avait été mitraillé par un chasseur allemand et de ce fait il avait perdu de la hauteur. Le chasseur allemand, certainement qu’il n’avait plus de munitions est venu percuter l’avion américain et il est tombé ensuite ; l’avion est tombé dans un champ faisant un trou et l’aviateur allemand était mort dans ce crash plus ou moins enfoui dans le champ.

Au cours du combat de balles frappaient vers nos rangs de vignes, les fils vibraient du fait de ces tirs. Après la chute de l’avion allemand des aviateurs américains avaient sauté et ils avaient été faits prisonniers plus tard. Quant au bombardier il avait sorti son train d’atterrissage pensant certainement pouvoir se poser. Le pilote était aussi mort dans le crash de son avion, j’avais vu les morceaux de l’avion m’étant rendu sur place avec d’autres personnes, nous y étions arrivés avant la venue des allemands. Nous avions pu localiser l’endroit du fait de la fumée du crash. J’étais venu assez rapidement en vélo. Il y avait de nombreux morceaux, dont des grands mais il y avait eu une récupération importante par les gens qui étaient venus, les Allemands avaient aussi emmené des éléments. Des morceaux de l’avion avaient atterri de l’autre côté de la route haute, dans les groies. Quand les Allemands étaient venus par la route haute (route de la stèle) ils avaient des prisonniers dans leur véhicule, je pense bien que c’était des aviateurs.

C’est l’oncle à Jean Coupeau, Maxime Coupeau, qui demeurait aux Touches (De Nieul les Saintes) qui avait ramassé des morceaux du corps du pilote et les avait enterrés dans son champ avec une caisse ».

 

Ce document a été établi par l'autorité allemande après le crash, puis via la Croix rouge transmis aux alliés pour aviser la famille. En 2001 j'avais fait organisé une grande cérémonie à Nieul les Saintes, avec l'important partenariat  de la municipalité, à cette époque le maire était Marie-Claude Boisson, que je tiens, à nouveau, à remercier ici.

Ce document a été établi par l'autorité allemande après le crash, puis via la Croix rouge transmis aux alliés pour aviser la famille. En 2001 j'avais fait organisé une grande cérémonie à Nieul les Saintes, avec l'important partenariat de la municipalité, à cette époque le maire était Marie-Claude Boisson, que je tiens, à nouveau, à remercier ici.

Ainsi une stèle avait été érigée, en présence du fils du capitaine Cole, de son épouse, sa veuve trop âgée n'avait pu venir. Etaient aussi présent l'attaché militaire de l'ambassade des USA de Paris, accompagné du représentant des anciens combattants américains. A cette occasion des journalistes étaient venus de Los Angeles, mais surtout j'avais demandé une décoration pour Albert duc qui avait sauvé l'aviateur américain James Bradley, membre de l'équipage du capitaine Cole. Quelques années plus tard j'avais demandé un coffre avec une vitre pour y loger, devant la stèle, un millier de fragment de l'avion " B 17 ". Ci-après gros plan sur des découvertes au lieu du crash... à savoir qu'à ce jour j'ai trouvé environ 15000 fragments de cet avion qui s'était pulvérisé sur les rochers.
Ainsi une stèle avait été érigée, en présence du fils du capitaine Cole, de son épouse, sa veuve trop âgée n'avait pu venir. Etaient aussi présent l'attaché militaire de l'ambassade des USA de Paris, accompagné du représentant des anciens combattants américains. A cette occasion des journalistes étaient venus de Los Angeles, mais surtout j'avais demandé une décoration pour Albert duc qui avait sauvé l'aviateur américain James Bradley, membre de l'équipage du capitaine Cole. Quelques années plus tard j'avais demandé un coffre avec une vitre pour y loger, devant la stèle, un millier de fragment de l'avion " B 17 ". Ci-après gros plan sur des découvertes au lieu du crash... à savoir qu'à ce jour j'ai trouvé environ 15000 fragments de cet avion qui s'était pulvérisé sur les rochers.
Ainsi une stèle avait été érigée, en présence du fils du capitaine Cole, de son épouse, sa veuve trop âgée n'avait pu venir. Etaient aussi présent l'attaché militaire de l'ambassade des USA de Paris, accompagné du représentant des anciens combattants américains. A cette occasion des journalistes étaient venus de Los Angeles, mais surtout j'avais demandé une décoration pour Albert duc qui avait sauvé l'aviateur américain James Bradley, membre de l'équipage du capitaine Cole. Quelques années plus tard j'avais demandé un coffre avec une vitre pour y loger, devant la stèle, un millier de fragment de l'avion " B 17 ". Ci-après gros plan sur des découvertes au lieu du crash... à savoir qu'à ce jour j'ai trouvé environ 15000 fragments de cet avion qui s'était pulvérisé sur les rochers.
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Ci-après deux découvertes importantes.. la montre avec sa fabuleuse histoire de la découverte et de sa remise aux USA au fils (Voir les vidéos), puis une petite plaque cassée avec le numéro de série de l'avion, partiel ici, 42-30665. Et la fameuse plaque militaire individuelle. Détail qui a son importance.. l'avion de 19000 kg s'est brisé en des centaines de milliers de fragments.
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Comme on pu le voir ces aviateurs... au travers le fragment de plexiglas.... notre beau ciel bleu de Saintonge. Puis depuis mon premier jour d'investigations de 1998 j'ai pris l'habitude de remettre des coffrets souvenirs.... pour que perdure cette mémoire.
Comme on pu le voir ces aviateurs... au travers le fragment de plexiglas.... notre beau ciel bleu de Saintonge. Puis depuis mon premier jour d'investigations de 1998 j'ai pris l'habitude de remettre des coffrets souvenirs.... pour que perdure cette mémoire.
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Mais il y avait aussi les reliques post-mortem et celles plus intimes, mais plus significatives, pour la famille aux USA. Les effets personnels et les " restes du corps " (enfin une petite partie) qui ont été inhumés sur son cercueil à Draguignan, dans un petit coffret / cercueil.
Mais il y avait aussi les reliques post-mortem et celles plus intimes, mais plus significatives, pour la famille aux USA. Les effets personnels et les " restes du corps " (enfin une petite partie) qui ont été inhumés sur son cercueil à Draguignan, dans un petit coffret / cercueil.
Mais il y avait aussi les reliques post-mortem et celles plus intimes, mais plus significatives, pour la famille aux USA. Les effets personnels et les " restes du corps " (enfin une petite partie) qui ont été inhumés sur son cercueil à Draguignan, dans un petit coffret / cercueil.
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Ainsi la plaque militaire, l'alliance, un fragment de chevalière ont été remis au fils, via les services américains spécialisés en la matière, en poste en Allemagne. Transit par Monsieur le consul des USA en poste à Bordeaux, sous la surveillance de la gendarmerie française.
Ainsi la plaque militaire, l'alliance, un fragment de chevalière ont été remis au fils, via les services américains spécialisés en la matière, en poste en Allemagne. Transit par Monsieur le consul des USA en poste à Bordeaux, sous la surveillance de la gendarmerie française.

Ainsi la plaque militaire, l'alliance, un fragment de chevalière ont été remis au fils, via les services américains spécialisés en la matière, en poste en Allemagne. Transit par Monsieur le consul des USA en poste à Bordeaux, sous la surveillance de la gendarmerie française.

La télévision américaine a bien relaté la remise de la montre, sur plusieurs chaînes. Mais la presse aussi que ce soit la cérémonie de 2001 ou la remise de la montre, avec sa fabuleuse histoire.
La télévision américaine a bien relaté la remise de la montre, sur plusieurs chaînes. Mais la presse aussi que ce soit la cérémonie de 2001 ou la remise de la montre, avec sa fabuleuse histoire.
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Repose en paix Capitaine Charles Donald Cole, tu as bien mérité de la terre de France et des lauriers de la gloire, car je sais, nous savons que tu as fait le meilleur choix, et comme le disait le général De Gaulle... " Tu avais une certaine idée de la liberté ".
Repose en paix Capitaine Charles Donald Cole, tu as bien mérité de la terre de France et des lauriers de la gloire, car je sais, nous savons que tu as fait le meilleur choix, et comme le disait le général De Gaulle... " Tu avais une certaine idée de la liberté ".

Repose en paix Capitaine Charles Donald Cole, tu as bien mérité de la terre de France et des lauriers de la gloire, car je sais, nous savons que tu as fait le meilleur choix, et comme le disait le général De Gaulle... " Tu avais une certaine idée de la liberté ".

6 - De Los Angeles à Nieul les Saintes - Capitaine C.D Cole Mort pour la France, les USA et la Liberté
6 - De Los Angeles à Nieul les Saintes - Capitaine C.D Cole Mort pour la France, les USA et la Liberté
6 - De Los Angeles à Nieul les Saintes - Capitaine C.D Cole Mort pour la France, les USA et la Liberté

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3 - Meilleurs Vœux 2021 - Confirmations à Saintes (Abbaye) - Images du jour ... plus SDF

Publié le par culture-histoire.over-blog.com

Images du jour

Les " Confirmations " à l'abbaye aux Dames

Les meilleurs Vœux vers 2021

Mais que souhaiter à notre SDF le plus populaire...!!

De la place Bassompierre au pont Bernard Palissy semblant plonger dans la Charente, ou le contraire. Puis de la rue Alsace Lorraine, où des riverains en ont assez de voir cette brave plaque d'égout servir de poubelle ou de cendrier, au carrefour Pasteur devant ce vénérable arbre qui semble défier les.... siècles. Et enfin " Michel " et " Maitre Bernard Palissy "
De la place Bassompierre au pont Bernard Palissy semblant plonger dans la Charente, ou le contraire. Puis de la rue Alsace Lorraine, où des riverains en ont assez de voir cette brave plaque d'égout servir de poubelle ou de cendrier, au carrefour Pasteur devant ce vénérable arbre qui semble défier les.... siècles. Et enfin " Michel " et " Maitre Bernard Palissy "
De la place Bassompierre au pont Bernard Palissy semblant plonger dans la Charente, ou le contraire. Puis de la rue Alsace Lorraine, où des riverains en ont assez de voir cette brave plaque d'égout servir de poubelle ou de cendrier, au carrefour Pasteur devant ce vénérable arbre qui semble défier les.... siècles. Et enfin " Michel " et " Maitre Bernard Palissy "
De la place Bassompierre au pont Bernard Palissy semblant plonger dans la Charente, ou le contraire. Puis de la rue Alsace Lorraine, où des riverains en ont assez de voir cette brave plaque d'égout servir de poubelle ou de cendrier, au carrefour Pasteur devant ce vénérable arbre qui semble défier les.... siècles. Et enfin " Michel " et " Maitre Bernard Palissy "
De la place Bassompierre au pont Bernard Palissy semblant plonger dans la Charente, ou le contraire. Puis de la rue Alsace Lorraine, où des riverains en ont assez de voir cette brave plaque d'égout servir de poubelle ou de cendrier, au carrefour Pasteur devant ce vénérable arbre qui semble défier les.... siècles. Et enfin " Michel " et " Maitre Bernard Palissy "
De la place Bassompierre au pont Bernard Palissy semblant plonger dans la Charente, ou le contraire. Puis de la rue Alsace Lorraine, où des riverains en ont assez de voir cette brave plaque d'égout servir de poubelle ou de cendrier, au carrefour Pasteur devant ce vénérable arbre qui semble défier les.... siècles. Et enfin " Michel " et " Maitre Bernard Palissy "

De la place Bassompierre au pont Bernard Palissy semblant plonger dans la Charente, ou le contraire. Puis de la rue Alsace Lorraine, où des riverains en ont assez de voir cette brave plaque d'égout servir de poubelle ou de cendrier, au carrefour Pasteur devant ce vénérable arbre qui semble défier les.... siècles. Et enfin " Michel " et " Maitre Bernard Palissy "

Il est très connu, très reconnu, sa prise en charge n'est pas facile, mais pourtant il doit y avoir une solution afin que de nuit comme de jour il ne prenne plus les recoins, très aérés du centre ville, pour sa chambre à coucher. Monsieur le Maire, il faut aider cet homme à trouver une solution durable... Dont acte.

Il est très connu, très reconnu, sa prise en charge n'est pas facile, mais pourtant il doit y avoir une solution afin que de nuit comme de jour il ne prenne plus les recoins, très aérés du centre ville, pour sa chambre à coucher. Monsieur le Maire, il faut aider cet homme à trouver une solution durable... Dont acte.

Monseigneur Georges Colomb avec les " Confirmants " ce dimanche matin à l'abbaye aux Dames. Et nous arrivons en 2021, avec les plus belles pensées pour mes fidèles lecteurs, dont certains me suivent depuis 2006. Merci pour leur fidélité et patience.
Monseigneur Georges Colomb avec les " Confirmants " ce dimanche matin à l'abbaye aux Dames. Et nous arrivons en 2021, avec les plus belles pensées pour mes fidèles lecteurs, dont certains me suivent depuis 2006. Merci pour leur fidélité et patience.
Monseigneur Georges Colomb avec les " Confirmants " ce dimanche matin à l'abbaye aux Dames. Et nous arrivons en 2021, avec les plus belles pensées pour mes fidèles lecteurs, dont certains me suivent depuis 2006. Merci pour leur fidélité et patience.

Monseigneur Georges Colomb avec les " Confirmants " ce dimanche matin à l'abbaye aux Dames. Et nous arrivons en 2021, avec les plus belles pensées pour mes fidèles lecteurs, dont certains me suivent depuis 2006. Merci pour leur fidélité et patience.

3 - Meilleurs Vœux 2021 - Confirmations à Saintes (Abbaye) - Images du jour ... plus SDF
3 - Meilleurs Vœux 2021 - Confirmations à Saintes (Abbaye) - Images du jour ... plus SDF
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31 - 31 décembre 1943.. Pour 19 américains tués, les blessés, les prisonniers: Pas de Bonne année 1944

Publié le par culture-histoire.over-blog.com

31 décembre 1943

Les alliés bombardent leurs cibles allemandes dans notre région

Cinq avions " B 17 " abattus en Charente maritime,

19 morts, de nombreux blessés et prisonniers dans les équipages.

En France ce jour-là

il y a eu 29 avions " B17 " (Fortress) abattus.

Ainsi ces avions se sont écrasés à: Médis, Corme-Royal, Echebrune, Expiremont, Montlieu-la-Garde. Cela aurait été trop long de vous présenter tous ces récits, mais le témoignage d'une dame, jeune fille à l'époque, mérite d'être dans ces pages, surtout en ce jour de mémoire. Ainsi refaisons la route, une quinzaine de kilomètres, le 1er de l'an 1944, avec Jeannette Arrivé.

Ainsi ces avions se sont écrasés à: Médis, Corme-Royal, Echebrune, Expiremont, Montlieu-la-Garde. Cela aurait été trop long de vous présenter tous ces récits, mais le témoignage d'une dame, jeune fille à l'époque, mérite d'être dans ces pages, surtout en ce jour de mémoire. Ainsi refaisons la route, une quinzaine de kilomètres, le 1er de l'an 1944, avec Jeannette Arrivé.

ARRIVE née Jeannette BARRE, en 1929.

 

1999: ROYAN 

Fille unique de Adrien BARRE (1897-1969)A 9 ans mon père avait été placé comme domestique de ferme, il gardait les vaches.

Par la suite il a été employé à l'E.D.F. Il a fait la première guerre mondiale; puis la deuxième à l'âge

de 44 ans. Ma grand-mère avait été veuve très jeune.

Durant la guerre, au cours de :la poche de ROYAN, nous avons du

évacuer chez " Mégraud "

CRASH AVION AMERICAIN A CORME-ROYAL: ­

A cette époque nous habitions à SAUJON.

Nous étions dans la maison de mon oncle (tonnelier) et de ma tante chez " Mégraud " à CORME-ROYAL; comme souvent au moment des fêtes. Ces parents n'avaient pas d'enfant. Avec nous il devait y avoir des cousins de ROYAN, la famille d'André LEGER.

Quand nous avons entendu le bruit des avions nous sommes sortis dehors, nous dirigeant dans la grande allée (Piscine en 1999) qui donne sur le " Maine dorin " et, alors que le ciel était très bleu, nous avons aperçu des avions qui se mitraillaient.

Nous avons aperçu des parachutes qui tombaient, certains étaient roses; nous sommes aussitôt partis sur le lieu du crash.

Les jardins de mon oncle allaient: presque jusqu'au " Maine-Dorin " (plus tard il y aura dans ce secteur une belle piscine).

Sur le lieu du crash-nous avons vu un ou deux morts, ils étaient raccourcis, carbonisés,. ..cela sentait mauvais. Dans un arbre on a vu un parachutiste mort. L'un des morts était peut-être un noir car je voyais auprès de ces ongles comme de la peau noire. Avec nous plusieurs personnes étaient montées.

Les Allemands étaient aussi arrivés, certainement par derrière nous car je ne les avais pas vu venir; peut-être par le petit chemin derrière.

J'ai alors vu un camion allemand et à son bord un aviateur américain; celui-ci m'a interpellé et i1 voulait me donner sa montre et sa chevalière, cet homme n'était pas blessé. C'est alors qu'un Allemand ma attrapée et m'a fait monter dans une voiture; à l'arrière.

En fait cette dernière scène s'est passée devant les maisons du Maine dorin, aux environs des bâtiments agricoles.

Le camion a pris la route de SAINTES et nous l'avons suivi avec la voiture. Nous avons été à la Kommandantur (petite maison Cours Maréchal LECLERC / en fait connu comme Feld-Gendarmerie. Cette maison était jaune et avait des barreaux en fer forgé à la fenêtre du haut). Le camion a aussi été dans ce lieu. Par la suite, à chaque fois que je suis passée devant cette maison, je ne pouvais m'empêcher de penser à mon arrestation... Même encore de nos jours.

Les Allemands (en uniforme) m'ont questionnée, mais j'ai répondu sans peur; on me reprochait d'avoir salué l'Américain et j'ai répondu que je ne le connaissais pas.

Vers les sept heures du soir ils m'ont fait emmener à la prison de SAINTES. Un soldat, son vélo à la main, m'a escorté.

    A la prison on m'a déclaré qu'on ne me mettrait pas avec n'importe qui, aussi je me suis retrouvée avec des femmes qui avaient été enfermées pour avortement. On m'a proposé à manger et j'ai refusé, quoique les allemands m'avaient déjà donné une pomme. Nous avions chacune un lit, nous avons discuté et la nuit s'est bien passée. En fait j'ai passé une nuit détendue.

Vers les neuf heures du matin, le premier de l'an, un allemand, son vélo à la main, m'a escortée à la Kommandantur (même lieu que la veille). Au passage nous avons fait une halte au café, en face des Nouvelles Galeries, mon gardien m'y a payé un café/Cognac... Ce fut mon premier café/Cognac.

Un allemand de la kommandantur m'a dit que j'étais libre mais que cela lui faisait mal au cœur de me libérer. Je n'ai pas accepté d'être raccompagnée.

Ainsi, alors qu'il pleuvait, je suis rentré à pied au village de chez " Mégraud ". Je marchais vite et j'en ai oublié la pluie; à mon arrivée je n'avais plus de semelle à mes souliers. Alors que j'étais enfin de retour chez " Mégraud " mes parents arrivaient en voiture avec un sous-officier allemand (un polonais nommé SCHMIT).

Mon père, s'étant donc rendu à la kommandantur, avait préparé sa valise pour que les Allemands le gardent à ma place.

Mes parents étant inquiets de mon absence avaient fait appel à un soldat allemand lui demandant d'intervenir. Il faut dire qu'à cette époque, ma mère avait été réquisitionnée (par la Mairie), elle avait une machine à coudre, pour faire des cravates pour l'armée à SAINTES.

Elle effectuait ce travail à SAUJON.

Concernant le polonais SCHMIT, mon cousin René PASERIEUX avait été prisonnier près d'un lieu où résidait le famille de cet homme; ce qui avait favorisé des envois de colis.

Par contre quand il est passé à la Kommandantur le sous-officier SCHMIT s'est fait blâmer pour son intervention.

La belle sœur de maman, Marie BARRE, voyant venir ce sous­-officier chez elle, elle était occupée à faire des gâteaux, a fait un malaise cardiaque et elle en est morte.

A la fin de la guerre, alors qu'il y avait des F.F.I à CORME ­ROYAL, un homme se prétendant américain a été passé à tabac par ces Forces Françaises de l'Intérieur, ils ne voulaient pas croire qu'il était américain.

Je me souviens de cet homme qui est venu me voir alors que je tirais de l'eau au puits; il avait le visage tout tuméfié et il parlait bien américain, il portait une casquette et il m'a donné des baisers sur la main il parait qu'il me cherchait.

A CORME-ROYAL on m'appelait " l'Américaine " était ce pour cette raison que cet homme me recherchait ou pour une autre raison, c'était peut-être l'aviateur du camion.

 

Les " acteurs  " de ces drames de la guerre sont tous décédés, en ce temps ou depuis, mais leurs parents, descendants, sont toujours parmi-nous et bien sûr tous ceux que leurs gestes héroïques a permis la vie sauve. Merci. Thank You.
Les " acteurs  " de ces drames de la guerre sont tous décédés, en ce temps ou depuis, mais leurs parents, descendants, sont toujours parmi-nous et bien sûr tous ceux que leurs gestes héroïques a permis la vie sauve. Merci. Thank You.
Les " acteurs  " de ces drames de la guerre sont tous décédés, en ce temps ou depuis, mais leurs parents, descendants, sont toujours parmi-nous et bien sûr tous ceux que leurs gestes héroïques a permis la vie sauve. Merci. Thank You.
Les " acteurs  " de ces drames de la guerre sont tous décédés, en ce temps ou depuis, mais leurs parents, descendants, sont toujours parmi-nous et bien sûr tous ceux que leurs gestes héroïques a permis la vie sauve. Merci. Thank You.
Les " acteurs  " de ces drames de la guerre sont tous décédés, en ce temps ou depuis, mais leurs parents, descendants, sont toujours parmi-nous et bien sûr tous ceux que leurs gestes héroïques a permis la vie sauve. Merci. Thank You.
Les " acteurs  " de ces drames de la guerre sont tous décédés, en ce temps ou depuis, mais leurs parents, descendants, sont toujours parmi-nous et bien sûr tous ceux que leurs gestes héroïques a permis la vie sauve. Merci. Thank You.

Les " acteurs " de ces drames de la guerre sont tous décédés, en ce temps ou depuis, mais leurs parents, descendants, sont toujours parmi-nous et bien sûr tous ceux que leurs gestes héroïques a permis la vie sauve. Merci. Thank You.

Des décennies plus tard quand les fragments de ces avions sont remis aux mairies des sites de Crashs.

Des décennies plus tard quand les fragments de ces avions sont remis aux mairies des sites de Crashs.

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29 - 1939 - Le dernier Noël de Gislaine âgée de 5 ans. Mais son plus beau Noël en 39-45 sera un officier allemand

Publié le par culture-histoire.over-blog.com

" Gislaine, nous nous sommes rencontrés en 2017,

dans un petit café de Saintes,

tu m'as fait confiance et tu m'as raconté

" 2 " belles histoires "

En effet née en 1934 Gislaine a traversé la guerre, m'en a raconté trois pages, mais ce soir je mets en " point d'orgue " deux faits qui l'ont poursuivie toute sa vie.

"  Mon dernier Noël du 25 décembre 1939..... "

" Ma rencontre avec un officier allemand, en fait un Autrichien.... "

29 - 1939 - Le dernier Noël de Gislaine âgée de 5 ans. Mais son plus beau Noël en 39-45 sera un officier allemand
29 - 1939 - Le dernier Noël de Gislaine âgée de 5 ans. Mais son plus beau Noël en 39-45 sera un officier allemand

Gislaine B....... , épouse Jacques D....... – Née 11/02/1934 à Candas (80)

Père : 1913/1996 Mère : 1911/2007

39/45 : 31, rue Pellieux - Ailly-sur-Noye – Somme

Mariage en juillet 1956 et domiciliée à Cambrai

Domicile à Albert (Somme) : Il y a 35 ans je demeurais dans la maison de Madame Bey.

11/12/2017 – 8/1/2018: Saintes

« Le dernier cadeau de Noël »

 

Le témoin a accepté de parler sur cette période de sa vie, mais essentiellement le déclenchement de la récupération de ce témoignage a son origine dans le fait que cette Dame a parlé de son dernier cadeau de Noël, en effet pendant la guerre elle n’avait plus eu de cadeau.

Je suis née dans la ville de Candas dans la Somme, ma famille se composait de mes parents et de mon frère né en 1942 et de mes deus sœurs nées l’une en 1931 et l’autre en 1936. Mais je n’y suis restée à Candas que quelques-mois, mon père était employé à la S.N.C.F dans le service exploitation et avait connu plusieurs affectations, il sera un jour chef de gare.

Mes parents avaient fréquenté la même école, ils avaient aussi fait leur communion ensemble. Ma mère attendant un enfant très jeune, non majeure, il a fallu demander une dispense pour le mariage, car des parents s’opposaient à ce mariage pour cette raison. Ils se sont mariés, mon père avait 19 ans et ma mère 17 ans et demi.

Ainsi nous avons déménagé à Canaples, puis vers 1936 à Amiens, pour nous retrouver à Ailly sur Noye, en 1938, où nous sommes restés toute la guerre.

A la déclaration de guerre nous nous trouvions à Ailly sur Noyes. C’était une ville d’environ 2500 habitants.

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1 Débâcle et arrivée des Allemands

Nous avions été évacués en Normandie et en Bretagne. Sur les routes je me souviens de toutes ces personnes qui évacuaient. C’était une voisine à nous qui nous avait emmenés avec sa voiture. Elle s’appelait Chauvelot et on la voit sur une des photos avec sa fille près d’elle et son fils dans les bras de mon père. Photo qui, je crois a été prise le lendemain de la déclaration de guerre, c’était pour une fête locale, sur la commune de Saint-Valéry-sur-Somme. Sur cette photo je suis avec ma sœur et mes parents. Dans nos différents déplacements, du fait de la guerre, à un moment donné j’avais même fait un trajet dans un wagon à bestiaux. Une de mes photos montre la maison de mes voisins, une belle maison vers la notre qui avait été réquisitionnée par les Allemands pour y installer leur kommandantur ; c’était au numéro 27 et il y avait une guérite devant. Quand nous passions devant cette guérite ma mère nous avait demandé de ne pas rire devant les soldats. Puis quand nous allions chercher notre lait à la ferme de M et Mme Crampon (située dans notre rue mais sur l’autre côté presque en face la Kommandantur – Ajout 12/1/2018), on ne devait pas demander plus de lait s’il y avait d’autres personnes présentes. Pendant l’occupation allemande les soldats avaient réquisitionné différents bâtiments dont l’école, aussi il avait été construit des baraquements en bois et nous y allions à l’école. Même juste après la guerre, dans l’attente des reconstructions nous nous rendions toujours à cette école en bois.

2 Le « Dernier cadeau de Noël » Décembre 1939

Je me souviens de mon dernier Noël. J’ai conservé depuis ce mois de décembre 1939 le cadeau fait par mes parents. Un modèle réduit de chambre à coucher avec plusieurs meubles. Mais c’est moi qui ai fait les draps. Je la garde dans une petite vitrine. Pendant la durée de la guerre il n’y a plus eu de cadeau, seulement quelques bonbons. Pas de chocolat car il n’y en avait plus.

3 Mon père réquisitionné par les Allemands – SNCF

Comme de nombreux cheminots il avait été réquisitionné sur le lieu de son travail. Il sabotait à sa manière en dirigeant les trains de manœuvres sur de mauvaises voies. Des hommes étaient requis pour garder les voies ferrées la nuit.

4 Un officier autrichien sauve ma sœur de la noyade

Souvent le soir je me rendais chez des voisins qui demeuraient à l’extrémité du village vers les dernières maisons en allant vers le nord. Beaucoup plus loin il y avait un moulin à farine sur la Noye (Moulin Maréchal, il appartenait à cette famille / Ajout 12/1/2018). Mais un soir c’est ma sœur Françoise qui y a été à ma place. Il y avait la rivière aux abords de notre village, la Noye, et elle y est tombée. La dame a alors appelé au secours et c’est un officier autrichien qui est accouru. On l’appelait commandant (Selon P. Morini c’est une lieutenant), au moment de la chute de ma sœur, Ernst Gasteiger tel était son nom, était avec des hommes de la résistance local, lui-même étant antinazi. Il avait couru et sorti Françoise de l’eau ; par la suite il lui avait acheté une poupée et avait pris la pose avec elle pour une photo. Le jour de l’accident ou dans les jours suivants, ce fait qui aurait pu être dramatique a eu lieu le vendredi 13 juin 1941. Dans le civil il était pharmacien. Après la guerre nous avons continué à correspondre avec cet homme, puis au mariage de ma sœur il y avait conduit et assisté à la cérémonie. Il était venu en France avec une belle voiture et un jeune chauffeur. On le voit avec elle sur une photo.

Pendant la guerre cet homme avait failli être ennuyé car un journal avait relaté son sauvetage et de ce fait il avait été réprimandé car il n’aurait pas du se trouver là où il était au moment de l’accident de ma sœur.

5 Mes voisins hébergeant des réfugiés italiens

Les enfants de mes voisins, nommés Crochu (Mme Henriette Crochu), avaient hébergé des Italiens qui avaient fui leur pays. Il s’agissait d’un couple avec une petite fille. Les Italiens avaient demandé à Madame Crochu s’il connaissait une petite fille qui jouerait avec leur fille Agnès et lui parlerait en français. Ainsi j’avais joué avec cette petite fille. Pour nous remercier, ce couple qui s’appelait Zinn ( !) était revenu nous voir et ils m’avaient offert un cœur en cadeau et je l’ai toujours (photo).

6 Baignade avec les soldats allemands

Dans un secteur de notre commune il y avait de nombreux étangs et nous allions nous y baigner. On y voyait des soldats allemands qui s’y baignaient aussi. Un jour l’un d’eux s’était noyé et les chefs n’étaient pas contents. Je me souviens qu’ils avaient fait des recherches dans les fourrés.

7 Abri dans le jardin de mes parents

Mon père avait creusé un abri dans le fond de notre jardin, vers la Noye. Nous avions aussi des peupliers dans ce secteur. C’était un trou pas très profond sur lequel il avait mis une tôle ondulé, cela ne devait pas trop nous protéger, mais au moins on était abrité des éclats et projections diverses.

8 La guerre et les avions – Crash et parachutistes

Il y avait souvent des bombardements dans la région d’Amiens. On pouvait voir les chapelets de bombes qui tombaient des avions. La gare d’Amiens était souvent visée. Je me souviens bien des hurlements, des sirènes et des Allemands qui étaient comme des fous. Les D.C.A tiraient aussi bien le jour comme la nuit, des avions, « Fortress », passaient dans le ciel au-dessus de notre commune. Je revois bien les chapelets de bombes qui tombaient en biais sous les avions qui les larguaient toujours en repartant vers l’Angleterre. Puis ces sifflements quand elles arrivaient près du sol, j’ai bien ce bruit en mémoire, ainsi que celui des avions. On distinguait bien le bruit d’un avion « Fortress » par rapport à celui d’un chasseur. La nuit quand des avions étaient touchés on entendait bien le moteur qui se mettait à avoir des ratés. On avait vraiment peur et cette angoisse nous a suivis toute notre vie.

Un jour, en plein midi et ce devait être dans les beaux jours, j’ai vu passer un avion qui était en difficulté, il laissait une trainée blanche et ses moteurs faisaient comme des ratés. Onze aviateurs ont sauté de l’appareil mais un d’eux, dont le parachute ne s’était pas ouvert et il s’était alors tué en tombant sur le terrain de foot. Je revois très bien les corolles blanches de ces parachutes qui s’ouvraient dans le ciel. Les Allemands cherchaient partout les parachutistes, ils étaient avec leurs camions et leurs chiens.

Des gens d’une laiterie et des fermiers de notre petite région avaient aidé des aviateurs rescapés. La femme de la laiterie, Anna Feugueur (Ajout par M.S ne savait pas le nom), avait été déportée à Buchenwald, mais elle a survécu. Je me souviens bien de cette femme qui était montée sur un tombereau à son retour, elle se tenait droite, elle avait été martyrisée aux seins. A cette occasion pour célébré son retour les cloches de l’église avaient sonné. D’autres personnes avaient été déportées mais on ne les a jamais revues.

 

Selon le chercheur spécialisé J-P Ducellier – Lucheux (80) : Crash de ce « B17 » le 24 février 1944 vers15 h 30. La « Fortress » du 351 group revenait d’Allemagne. Elle s’est crashée entre les communes d’Estrée sur Noye et de Grattepanche (80) au Nord Ouest de Ailly sur Noye. Un aviateur est bien mort en tombant sur le terrain de sport. 11/12/2017.

Noms des personnes ayant aidé des aviateurs : Michel Dubois, Mme Vignon – Tellier, Edouard Robin, Paul Christol, Geneviève, Henri Binnet.

 

9 Les Américains à la libération

A la libération, nous demeurions toujours à Ailly sur Noye, j’ai vu mon premier soldat américain, il était avec ses armes de combat. Il m’avait alors donné des dragées Chewing-gum et je lui avais dit merci en anglais….. Thank you veri much… et cela l’avait fait sourire.

« J’ai toujours la photo de cet officier tenant ma sœur par la main,

car sans cet homme je serais orpheline de ma sœur et toute seule aujourd’hui »

Un certain contexte aussi, voir le témoignage.
Un certain contexte aussi, voir le témoignage.

Un certain contexte aussi, voir le témoignage.

Mais il y a aussi le temps de l'école, la famille, les proches, entre autres.
Mais il y a aussi le temps de l'école, la famille, les proches, entre autres.

Mais il y a aussi le temps de l'école, la famille, les proches, entre autres.

Enfin cet officier allemand et cette famille qui se souviendront toute leur vie d'un certain sauvetage d'une noyade...... interrompue à temps.
Enfin cet officier allemand et cette famille qui se souviendront toute leur vie d'un certain sauvetage d'une noyade...... interrompue à temps.

Enfin cet officier allemand et cette famille qui se souviendront toute leur vie d'un certain sauvetage d'une noyade...... interrompue à temps.

Ici nous découvrons le sauveteur photographié en compagnie de la petite fille. Ces familles avaient été très proches, de ce fait, mais certainement dans le sens noble du terme.  Aussi après la guerre l'officier Ernst Gasteiger, redevenu civil sera invité d'honneur au mariage de sa protégée.. Françoise.

Ici nous découvrons le sauveteur photographié en compagnie de la petite fille. Ces familles avaient été très proches, de ce fait, mais certainement dans le sens noble du terme. Aussi après la guerre l'officier Ernst Gasteiger, redevenu civil sera invité d'honneur au mariage de sa protégée.. Françoise.

Gislaine ne retournera jamais là-bas, trop loin et pas facile à 86 ans, malgré sa superbe envie d'aller de l'avant, de transmettre sa joie de vivre, d'être là parmi nous. Bien sûr je suis de ceux qui remercie aussi Ernst, pour Françoise et Gislaine.
Gislaine ne retournera jamais là-bas, trop loin et pas facile à 86 ans, malgré sa superbe envie d'aller de l'avant, de transmettre sa joie de vivre, d'être là parmi nous. Bien sûr je suis de ceux qui remercie aussi Ernst, pour Françoise et Gislaine.

Gislaine ne retournera jamais là-bas, trop loin et pas facile à 86 ans, malgré sa superbe envie d'aller de l'avant, de transmettre sa joie de vivre, d'être là parmi nous. Bien sûr je suis de ceux qui remercie aussi Ernst, pour Françoise et Gislaine.

Oui ce furent deux beaux cadeaux... le premier était celui de l'espoir de jours meilleurs et le second était celui de la Vie.

Oui ce furent deux beaux cadeaux... le premier était celui de l'espoir de jours meilleurs et le second était celui de la Vie.

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