4 avril - Aviateurs américains perdus et Guerre 39-45 en Saintonge
« Guerre 39/45… Aviateurs tombés au sol »
Crashs avions alliés et aviateurs rescapés… autrement nommés par les personnes au sol, selon qu’elles fussent troupe allemande d’occupation ou civils français.
On peut définir cela sur deux périodes, mais bien sûr avec des impacts différents sur les victimes et / intervenants.
1940 : Parlant de faits sur notre terre de Charente.
Combat avion « Heinkel 111 » - Chasseur français (20/6/1940)
Un avion allemand « Heinkel » est abattu, un des aviateurs se retrouvent sur une aile du bombardier et saute en parachute. Au sol un paysan de la région du crash, obéissant aux instructions dans le cas de parachutistes ennemis, mais mal interprétées, avait alors tiré au fusil sur le parachutiste allemand ayant atterri sur un arbre.
Le brave paysan avait été dénoncé par un proche au commandant allemand le plus proche après l’armistice signé par la France en juin 1940. Le commandant allemand n’avait pas donné suite, mais bien plus tard le commandant allemand ayant été remplacé et le dénonciateur étant revenu à la charge, l’officier allemand avait fait arrête le tireur et ce dernier était alors passé devant un tribunal allemand (Expéditif à cette époque). Le paysan avait été condamné à mort et fusillé.
C’était la sentence. Mais un peu les « Lois de la guerre », pour le comportement de l’homme qui avait tiré, il ne faut pas tirer sur un homme en difficulté… !
L’aviateur allemand, devait être Kramer Gottfried, décédé le 21/8/1940 à l’âge de 24 ans et inhumé au cimetière allemand de Berneuil (17)
1944 : Toujours sur notre département et dans la région de Saintes.
Jim Bradley et Albert Duc (Combat aérien Janvier 1944)
Albert Duc avait vu un parachutiste tomber près de sa ferme. La nuit il avait été le voir dans le même bois où l’aviateur était tombé. L’homme, Jim Bradley, avait peur, il pleurait. Albert l’a nourri, c’était dans la nuit. Puis Albert avait alors guidé dans la nuit Jim Bradley jusqu’à un homme relais dans un réseau de résistance… vers l’évasion. Avant de quitter Albert, Jim lui a écrit ses noms et adresses en Amérique. Après la guerre ils ses sont écrits, puis Albert Duc (A ma demande) a été décoré.
Clarence Norton et Adrien Besson (Combat aérien Janvier 1944)
L’avion de Clarence (B 17 – Pilote Capitaine Cole) venait d’être abattu dans le ciel de Nieul-lès-Saintes, en combat aérien, non sans avoir envoyé au sol un chasseur allemand. Ainsi l’aviateur Norton avait atterri dans des rouches (Milieu plus ou moins marécageux) à Corme-Royal. Il avait été se réfugier dans une ferme de Corme-royal où se trouvait un fermier et sa famille, Adrien Besson. Mais les allemands, excités, avaient cherché partout, surtout qu’en plein jour ils avaient bien vu les 9 parachutistes dans le ciel et une direction des points de chutes. Après des investigations, arrestations et relaxes, ils avaient fini par arrêter le bon coupable, malheureusement celui-ci, le fermier, avait alors été dénoncé par un notable de la commune. Ce fut sans appel. Adrien Besson, interné dans un premier temps dans la prison de Saintes, fut expédié au Struthof allemand de Natzweiler où il trouva la mort en avril 1944.
Horrex et Harison prisonniers – Avion anglais abattu / Flak allemande de Saintes (22/7/1944)
En 1944, de manière régulière les alliés venaient en Saintonge mitrailler et détruire des structures allemandes, voir surtout les réseaux ferroviaire. Ce 22 juillet 1944, deux avions « Mosquito » (R.A.F) venaient de mitrailler le réseau de Saintes et en fin de mission l’un d’eux touché par les tirs allemands avait terminer son vol en se crashant à Écurat. Les pilotes sauvés à temps de l’incendie de leur avion (Les Allemands sur place avaient aidé), avait alors été hospitalisés en urgence puis emmenés en train pour une captivité en Allemagne. En cours de route dans le train en partance, un de soldats allemands avait tenté de les aider à s’évader… ! En fin de compte le train s’était retrouvé à Toulouse et les hommes hospitalisés à l’hôpital Purpan. Puis en août 1944 cette ville fut libérée par les maquisards du secteur et les aviateurs furent rapatriés en Angleterre.
Règles et consignes pour les aviateurs alliés en territoire ennemi :
Il leur était fourni un plan de la France, souvent sur une écharpe, ainsi que de l’argent de plusieurs pays, mais aussi une boussole, ainsi que des moyens de survie mais pour un temps court.. Ils avaient aussi un pistolet, mais en territoire ennemi très occupé c’était une arme peu utile. Enfin ils devaient toujours chercher la route vers l’Espagne, parfois aussi la zone libre, selon la date. souvent les locaux, habitants du lieu de leur point de chute, leur fournissaient de vêtements civils, qui souvent n’étaient pas à leur taille et par ailleurs ils ne devaient pas parler, parfois on les faisait passer pour des sourds et muets. Ceci en présence de soldats ennemis, voir aussi de certains français.
Les faits : Arrivés au sol les aviateurs, dont l’avion venait d’être abattu devaient immédiatement enterrer leur parachute, se cachaient, chercher leur route, marcher surtout la nuit. Se méfier des chiens qui aboyaient et donnaient ainsi l’alarme. Il faut savoir que pour ceux qui venaient des bombardiers volant haut… il faisait froid là-haut et ils étaient alors couverts d’une lourdes combinaisons. Ils venaient de subir des combats violents, la mort, les explosions..
Les Allemands :
Les allemands faisaient toujours savoir, par voie d’affichage « Toute personne aidant un parachutiste ennemi serait passible de sanction sévère et immédiat » (Souvent passée par les armes), mais aussi « Attribution d’une récompense à toute personne qui aiderait à la capture d’un de ces parachutistes alliés »
Furieux les Allemands dépêchaient sur place des patrouilles et des chiens mais il fallait aussi compter sur certains Français qui étaient pour les Allemands.
Une certaine suite : Si les hommes dont l’avion venaient d’être abattu avaient la chance d’être pris par des armées régulières, voir aussi la gendarmerie allemande, parfois française, cela se terminait sans actes de barbarie, d’une manière générale, les hommes étant alors dirigés vers les camps de prisonniers en Allemagne, souvent des Stalag, il en existait des spéciaux pour les aviateurs, dans certains cas. Mais quand les aviateurs alliés tombaient en Allemagne, surtout en 1944 /45… la population civile allemande ne leur faisait pas de cadeaux.
Notes : Tous les militaires allemands, comme beaucoup de soldats du monde, n’étaient pas des criminels de guerre, et au cours de mes investigations j’ai recueillis de nombreux témoignages sur des militaires allemands qui eu des actions très humaines, parfois à la limite de la trahison de leur pays, envers ces prisonniers de guerre qu’étaient les aviateurs cités ici, dans ces extraits, de manière très partielle.
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Extraits de mes recherches historiques « Guerre 39/45 » Michel Souris - (De 1993 à 2025)
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