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22 - Sur les Chemins de Mémoire dimanche 26, nous traverserons Nieul les Saintes

Publié le par culture-histoire.over-blog.com

" Chemins de mémoire "

Dimanche matin 26 juillet

Nous traverserons un charmant petit bourg..., avant de nous retrouver sur la stèle du capitaine américain " Charles Donald Cole "

" Nieul les Saintes "

En priorité j'ai fait une halte au lavoir, sous le regard étonné d'une poule j'ai recherché des inscriptions lapidaires. Mais un petit arrêt à l'ombre a bien été commode avant de me retrouver autour de l'église St Martin.... en plein soleil.
En priorité j'ai fait une halte au lavoir, sous le regard étonné d'une poule j'ai recherché des inscriptions lapidaires. Mais un petit arrêt à l'ombre a bien été commode avant de me retrouver autour de l'église St Martin.... en plein soleil.
En priorité j'ai fait une halte au lavoir, sous le regard étonné d'une poule j'ai recherché des inscriptions lapidaires. Mais un petit arrêt à l'ombre a bien été commode avant de me retrouver autour de l'église St Martin.... en plein soleil.
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En priorité j'ai fait une halte au lavoir, sous le regard étonné d'une poule j'ai recherché des inscriptions lapidaires. Mais un petit arrêt à l'ombre a bien été commode avant de me retrouver autour de l'église St Martin.... en plein soleil.

En priorité j'ai fait une halte au lavoir, sous le regard étonné d'une poule j'ai recherché des inscriptions lapidaires. Mais un petit arrêt à l'ombre a bien été commode avant de me retrouver autour de l'église St Martin.... en plein soleil.

Il est évident que je me devais d'investir l'église St Martin (St Martin de Tours), qui par chance était grande ouverte.
Il est évident que je me devais d'investir l'église St Martin (St Martin de Tours), qui par chance était grande ouverte.
Il est évident que je me devais d'investir l'église St Martin (St Martin de Tours), qui par chance était grande ouverte.
Il est évident que je me devais d'investir l'église St Martin (St Martin de Tours), qui par chance était grande ouverte.

Il est évident que je me devais d'investir l'église St Martin (St Martin de Tours), qui par chance était grande ouverte.

Graffiti.... quelques-uns mériteraient une étude plus approfondie. Surtout la pierre avec les deux en surcharge., ainsi que la pierre, en réemploi, mentionnant une date vers 17.... hélas elle n'est pas entière.
Graffiti.... quelques-uns mériteraient une étude plus approfondie. Surtout la pierre avec les deux en surcharge., ainsi que la pierre, en réemploi, mentionnant une date vers 17.... hélas elle n'est pas entière.
Graffiti.... quelques-uns mériteraient une étude plus approfondie. Surtout la pierre avec les deux en surcharge., ainsi que la pierre, en réemploi, mentionnant une date vers 17.... hélas elle n'est pas entière.
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Des personnages importants dans les siècles passés, il suffit de lire les panneaux et admirer le tableau.
Des personnages importants dans les siècles passés, il suffit de lire les panneaux et admirer le tableau.
Des personnages importants dans les siècles passés, il suffit de lire les panneaux et admirer le tableau.
Des personnages importants dans les siècles passés, il suffit de lire les panneaux et admirer le tableau.

Des personnages importants dans les siècles passés, il suffit de lire les panneaux et admirer le tableau.

Pendant ce temps... un petit côté .... place du tertre (Montmartre Paris) rurale.

Pendant ce temps... un petit côté .... place du tertre (Montmartre Paris) rurale.

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21 - 22 juillet 44: Crash avion anglais " Mosquito " à Ecurat

Publié le par culture-histoire.over-blog.com

En 1994 avec la municipalité d'Ecurat nous avions organisé une grande cérémonie pour commémorer le crash d'un avion, abattu par la D.C.A de Saintes, ceci au lieu " Le moulin des fougères ".

C'était 50 ans après jour pour jour.

Merci à la municipalité et aux habitants de cette commune qui m'avait permis de mener à bien et à terme mes investigations... avec en final: Une stèle et une rue rappelant ce fait de guerre. 

Des documents à l'appui de mes investigations sur le témoin et la rencontre d'une centaine de témoins....

Des documents à l'appui de mes investigations sur le témoin et la rencontre d'une centaine de témoins....

Ainsi depuis 1994... nous nous réunissons sur ce lieu de mémoire en hommage aux deux aviateurs anglais et à toutes les victimes de ce conflit.
Ainsi depuis 1994... nous nous réunissons sur ce lieu de mémoire en hommage aux deux aviateurs anglais et à toutes les victimes de ce conflit.
Ainsi depuis 1994... nous nous réunissons sur ce lieu de mémoire en hommage aux deux aviateurs anglais et à toutes les victimes de ce conflit.

Ainsi depuis 1994... nous nous réunissons sur ce lieu de mémoire en hommage aux deux aviateurs anglais et à toutes les victimes de ce conflit.

Dernier document sur l'hospitalisation d'un des aviateurs à Toulouse, après avoir été blessé dans le crash à Saintes. Les deux civils sont, à gauche le maire d'Ecurat en 1994, Yves Yonnet, avec Jean Filliollaud habitant du " Moulin des fougères ".
Dernier document sur l'hospitalisation d'un des aviateurs à Toulouse, après avoir été blessé dans le crash à Saintes. Les deux civils sont, à gauche le maire d'Ecurat en 1994, Yves Yonnet, avec Jean Filliollaud habitant du " Moulin des fougères ".
Dernier document sur l'hospitalisation d'un des aviateurs à Toulouse, après avoir été blessé dans le crash à Saintes. Les deux civils sont, à gauche le maire d'Ecurat en 1994, Yves Yonnet, avec Jean Filliollaud habitant du " Moulin des fougères ".
Dernier document sur l'hospitalisation d'un des aviateurs à Toulouse, après avoir été blessé dans le crash à Saintes. Les deux civils sont, à gauche le maire d'Ecurat en 1994, Yves Yonnet, avec Jean Filliollaud habitant du " Moulin des fougères ".
Dernier document sur l'hospitalisation d'un des aviateurs à Toulouse, après avoir été blessé dans le crash à Saintes. Les deux civils sont, à gauche le maire d'Ecurat en 1994, Yves Yonnet, avec Jean Filliollaud habitant du " Moulin des fougères ".
Dernier document sur l'hospitalisation d'un des aviateurs à Toulouse, après avoir été blessé dans le crash à Saintes. Les deux civils sont, à gauche le maire d'Ecurat en 1994, Yves Yonnet, avec Jean Filliollaud habitant du " Moulin des fougères ".
Dernier document sur l'hospitalisation d'un des aviateurs à Toulouse, après avoir été blessé dans le crash à Saintes. Les deux civils sont, à gauche le maire d'Ecurat en 1994, Yves Yonnet, avec Jean Filliollaud habitant du " Moulin des fougères ".
Dernier document sur l'hospitalisation d'un des aviateurs à Toulouse, après avoir été blessé dans le crash à Saintes. Les deux civils sont, à gauche le maire d'Ecurat en 1994, Yves Yonnet, avec Jean Filliollaud habitant du " Moulin des fougères ".
Dernier document sur l'hospitalisation d'un des aviateurs à Toulouse, après avoir été blessé dans le crash à Saintes. Les deux civils sont, à gauche le maire d'Ecurat en 1994, Yves Yonnet, avec Jean Filliollaud habitant du " Moulin des fougères ".

Dernier document sur l'hospitalisation d'un des aviateurs à Toulouse, après avoir été blessé dans le crash à Saintes. Les deux civils sont, à gauche le maire d'Ecurat en 1994, Yves Yonnet, avec Jean Filliollaud habitant du " Moulin des fougères ".

21 - 22 juillet 44: Crash avion anglais " Mosquito " à Ecurat

Ecurat – 22 juillet 1944 * 22 juillet 2020

*

De Prédannack dans les Cornwall au Moulin des Fougères

 

Depuis juin 1940 les Allemands occupent notre territoire national, mais depuis le 6 juin 1944 les alliés déposent leurs armées sur le sol de France, aidés en cela par la résistance nationale. Depuis ce jour les uns comme les autres combattent notre tyrannique occupant.

Des aviateurs de la Royal Air Force basés à Predannack ont pour mission, de manière régulière, de survoler le réseau ferré français et de détruire les trains de l’armée allemande.

C’est ainsi que ce 22 juillet 1944, sept avions « Mosquitos » du 151 squadron partent en mission sur la France, deux des appareils ont notre région comme objectif.

Dans l’un des deux avions se trouvent le pilote Réginald Howard Harisson, squadron leader et pilote, son coéquipier est Edwin Philip Andrew Horrex, Flying lieutenant et navigateur.

Ainsi, à 18 h 00 (heure anglaise) ces hommes décollent de leur base et, survolant notre région, ils mitraillent la gare de Saintes, puis, survolant la voie ferrée vers Varzay, ils mitraillent et immobilisent un train de troupe, blessant le chauffeur Pierre Darçy.

Après avoir attaqué un autre site ferroviaire, Beillant – Saint-Sever, ils font un second passage sur la gare de triage SNCF de Saintes. Mais la DCA allemande (Flak) riposte et c’est ainsi que les artilleurs qui se trouvent dans la prairie touchent un des deux « Mosquitos ».

Commençant alors à fumer et perdant de l’altitude le premier avion se dirige vers Ecurat, alors que l’autre appareil part dans une autre direction.

Atterrissant en catastrophe au « Moulin des Fougères », les aviateurs quittent rapidement l’appareil en feu, qui brûlent d’autant plus facilement que sa carlingue est en bois. Il est près de 21 h 00.

Des habitants des hameaux voisins viennent rapidement sur place pour aider les rescapés, mais, malheureusement, les Allemands et leurs chiens sont aussitôt arrivés sur le site du crash guidés par la fumée de l’incendie de l’avion. Harrison aurait pu se cacher et se sauver mais il n’a pas voulu abandonner son navigateur Horrex.

Les deux hommes sont blessés, tant aux jambes qu’au visage. Les habitants du lieu leur déclarent qu’ils ne peuvent les soigner du fait de la gravité des blessures. Les Allemands prennent alors des volontaires parmi leurs hommes pour éloigner les aviateurs de l’avion qui en brûlant provoque l’explosion des munitions, quelques-unes partent dangereusement dans le ciel.

Etienne Machefert sert d’interprète.

Les deux hommes sont emmenés en camion allemand à leur hôpital, ils y restent jusqu’au 29 juillet. Puis les Allemands emmènent leurs prisonniers à l’hôpital de Niort où ils resteront 9 jours, pour en fin de compte prendre la direction de l’Allemagne, le 7 août, mais en passant par le sud.

Dans le train qui les transporte, les aviateurs se sont vu confier une carte pour s’évader, ceci par un soldat allemand. Mais un officier s’en est aperçu et pour éviter les représailles les Anglais lui rendent cette carte.

En cours de route, le train est mitraillé, et 8 jours après leur départ de Niort, Harrisson et Horrex sont de nouveau hospitalisés à l’hôpital Purpan de Toulouse.

Arrivés à Toulouse le 15 août, c’est avec joie que nos aviateurs ont alors appris la libération de la ville par la résistance locale ; ceci le 18 août 1944. Leur « mission » en France est terminée ; ils quittent en effet l’hôpital le 3 septembre et dans la nuit du 5 au 6 septembre ils abandonnent le sol français.

En effet, en rase campagne, un appareil « Hudson » de la Royal Air Force prend les Anglais en charge, ainsi que d’autres aviateurs. Ils sont déposés à l’aéroport de Tempsford au nord de Londres. Dans cette ville ils sont à nouveau hospitalisés.

Quelques années plus tard Harrisson est revenu au « Moulin des Fougères », en compagnie d’un aviateur du second avion de la mission du 22 juillet, où il a rencontré, entre autres, les familles Rivière, Filliollaud, Hervé, Colas.

En 1994 une stèle a été élevée à cet endroit, à quelques dizaines de mètres du crash du « Mosquito », en présence de Waddad Horrex, l’épouse du pilote du Mosquito, celui-ci est décédé en 1996.

Quant au navigateur Harrisson il n’a jamais été retrouvé malgré de vaines recherches.

 

« Un autre équipage du même « squadron 151 » est mort carbonisé sur la gare de Jonzac, le 6 août 1944. Les aviateurs d’Ecurat et de Jonzac étaient compagnons, mais le destin a frappé plus durement un des équipages. Victimes de leur devoir pour la Liberté et la France

*

Ces faits se sont déroulés le 22 juillet 1944, il y a 76 ans.

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17 - Série.. Témoins 39/45, avec Roger S..... - L'énigme de l'érable..... hélicoptère..

Publié le par culture-histoire.over-blog.com

Dans la série témoignage guerre 39/45...

dans le détail du quotidien. 

Ce soir nous sommes avec Roger S.......,

né en 1904 et rencontré en 1996.

Saintes en 1944

17 - Série.. Témoins 39/45, avec Roger S..... - L'énigme de l'érable..... hélicoptère..

S........ Roger - 1904

39/45: 22, rue Emile Zola - Saintes

(Au Rdc.. M. et Mme Sadran, au 1er étage M. et Mme Piveteau)

28/1/1996: 

" Fait prisonnier le 23 juin 1940, renvoyé en France le 15/6/1943. Son épouse travaillait aux " Grands bureaux " SNCF (Arrondissement), alors transférés à cette époque rue Eugène Pelletan ".

1 Bombardement de Saintes - 24/6/44

Nous étions repliés à St Sorlin dans un petit appartement, avec mon épouse et mon plus jeune fils Jacques. Mon plus jeune, Jean âgé de 13 ans était parti dans les Deux-Sèvres pendant 3 mois.

Ce soir du 24 juin, dans notre logement loué, ce sont les voisins qui nous ont réveillés. Comme la maison était près de la Charente, nous sommes descendus aux abords de celle-ci, nous dissimulant dans un fossé. Nous avons alors vu l'éclairage sur la ville et nous avons entendu les bombardements. Cette nuit-là les Anglais avaient fait du bon travail. Le lendemain nous avons vu des points d'impacts des bombes, le carrefour rue du Pérat / avenue Gambetta, en face de la banque de France et surtout il y avait eu la gare.

Sur la caserne il y avait un poste de D.C.A, et en nous rendant rue Emile Zola à notre maison, nous avons vu la caserne coupée en deux, presque jusqu'au premier étage. Le poste de D.CA explique cette destruction.

2 Bombardement de Saintes - 14/8/44

Je suis rentré en juin 1943 avec un autre collègue et mon administration m'avait mis au contrôle des prix.

Ce 14 août n'ayant pas de voiture, j'étais parti à Burie, en vélo, en vérifications. De Burie j'avais nettement entendu le bombardement sur Saintes, alors j'avais téléphoné à l'ancien chef de service des Indirectes, rue du bois d'amour, où se trouve en 1996 l'étude d'un huissier (Bergin). Il m' a été répondu qu'il y avait eu du mal dans mon quartier. Ainsi c'est la laiterie de Burie qui m'avait transporté en auto, portant mon vélo, jusqu'à la Chapelle des Pots, et de là j'avais rejoint Saintes en vélo, j'y étais arrivé vers 12 h 30.

A ma maison, construite en 1927, elle n'avait plus son toit. Les cloisons étaient tombées et elle était inhabitable. Dans le jardin, à l'arrière de notre terrasse, il y avait un trou de bombe d'une profondeur de 3 ou 4 mètres. J'en avais gardé quelques-temps des éclats.

Notre femme de ménage, qui était dans la maison, s'était retrouvée coincée, par des débris à la poitrine, ou bien elle avait reçu un objet...! Elle avait été hospitalisée mais elle s'en était bien sortie. Il s'agissait de madame Cocherelle, âgée d'environ 65 ans.

Je me suis inquiété pour ma famille qui n'était pas là. Je suis vite parti à l'école Pelletan et on m'avait dit que ma femme, indemne, était parte à St Sorlin. Quant à mon fils Jacques, il était en vélo au moment du bombardement et il s'était précipité dans les abris du square Foch (Palais de justice). De l'école j'étais alors vite parti à St Sorlin, où, arrivant chez moi, j'avais eu l'extrême joie de voir Jacques qui montait dans le chemin où se trouvait un puits pour puiser de l'eau. Par la suite nous sommes encore restés à St Sorlin pendant deux mois et 15 jours.

Des gens avaient été tués: M. Richetin et son fils ont été tués devant leur maison, alors qu'ils revenaient de leur travail à la SNCF.

Le 15 août, avec M. Marcadier et le collègue Lagardère, rentré avec moi de captivité, nous étions montés sur mon toit du 22, pour couvrir provisoirement la maison. Dans ce même temps il y avait eu une alerte mais nous n'avions pas bougé.

3 Combat de Saintes - 4/9/44

Ce jour-là je me trouvais à la foire de Saintes. A l'annonce que les Allemands revenaient les gens quittaient rapidement la foire. Les forains rangeaient leurs étalages et les marchandises.

le lendemain et de bonne heure j'avais été sur les lieux du combat, route de Marennes, j'avais alors vu quelques cadavres dans les fossés.

Saisie du 16/7/2020 Copie 7/2020

 

Revenons à notre époque et dans un monde où la paix est heureusement revenue, certes avec la menace du Covid 19,

mais rentrons dans le détail d'un bien humble mais grand arbre... l'érable.

17 - Série.. Témoins 39/45, avec Roger S..... - L'énigme de l'érable..... hélicoptère..
17 - Série.. Témoins 39/45, avec Roger S..... - L'énigme de l'érable..... hélicoptère..
17 - Série.. Témoins 39/45, avec Roger S..... - L'énigme de l'érable..... hélicoptère..
17 - Série.. Témoins 39/45, avec Roger S..... - L'énigme de l'érable..... hélicoptère..

Pourquoi les feuilles d'érable, avec leur comportement comme de belles hélices, n'ont cette possibilité qu'une fois au sol, alors fractionnées en deux parties et relancées en l'air par la main de l'homme... !

Pourquoi la nature a offert cette possibilité à l'érable de faire tournoyer les graines avant de tomber au sol, peut-être pour se faire transporter plus loin par le vent.... mais le hic... les feuilles graines ne se séparent qu'une fois au sol et prennent alors une configuration .... pour le vol tournoyant. Regardons les chutes de ces graines au pied des arbres ou sur les toits proches, c'est bien la preuve qui m'amène à ce questionnement.
Pourquoi la nature a offert cette possibilité à l'érable de faire tournoyer les graines avant de tomber au sol, peut-être pour se faire transporter plus loin par le vent.... mais le hic... les feuilles graines ne se séparent qu'une fois au sol et prennent alors une configuration .... pour le vol tournoyant. Regardons les chutes de ces graines au pied des arbres ou sur les toits proches, c'est bien la preuve qui m'amène à ce questionnement.

Pourquoi la nature a offert cette possibilité à l'érable de faire tournoyer les graines avant de tomber au sol, peut-être pour se faire transporter plus loin par le vent.... mais le hic... les feuilles graines ne se séparent qu'une fois au sol et prennent alors une configuration .... pour le vol tournoyant. Regardons les chutes de ces graines au pied des arbres ou sur les toits proches, c'est bien la preuve qui m'amène à ce questionnement.

17 - Série.. Témoins 39/45, avec Roger S..... - L'énigme de l'érable..... hélicoptère..

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15 - Promenade en bateau en Venise verte - 79. Saga: Art Crash. Végétation perturbante.

Publié le par culture-histoire.over-blog.com

Fête nationale.....  pour la Venise verte des Deux Sèvres

Une journée bien remplie dans le marais poitevin

Les Français se replient sur leur patrimoine. Que de monde...à pied ou / et en bateau.

Les Français se replient sur leur patrimoine. Que de monde...à pied ou / et en bateau.

Et parfois avec des rencontres étonnantes...
Et parfois avec des rencontres étonnantes...
Et parfois avec des rencontres étonnantes...
Et parfois avec des rencontres étonnantes...

Et parfois avec des rencontres étonnantes...

Et bien sûr le patrimoine de pierre, indissociable du genre humain, via la nature.
Et bien sûr le patrimoine de pierre, indissociable du genre humain, via la nature.
Et bien sûr le patrimoine de pierre, indissociable du genre humain, via la nature.
Et bien sûr le patrimoine de pierre, indissociable du genre humain, via la nature.
Et bien sûr le patrimoine de pierre, indissociable du genre humain, via la nature.
Et bien sûr le patrimoine de pierre, indissociable du genre humain, via la nature.

Et bien sûr le patrimoine de pierre, indissociable du genre humain, via la nature.

Et la fameuse  " Maison bleue " n'a pas été oubliée...  Avec une rencontre où on ne l'a pas " Echappé belle... "
Et la fameuse  " Maison bleue " n'a pas été oubliée...  Avec une rencontre où on ne l'a pas " Echappé belle... "
Et la fameuse  " Maison bleue " n'a pas été oubliée...  Avec une rencontre où on ne l'a pas " Echappé belle... "
Et la fameuse  " Maison bleue " n'a pas été oubliée...  Avec une rencontre où on ne l'a pas " Echappé belle... "
Et la fameuse  " Maison bleue " n'a pas été oubliée...  Avec une rencontre où on ne l'a pas " Echappé belle... "
Et la fameuse  " Maison bleue " n'a pas été oubliée...  Avec une rencontre où on ne l'a pas " Echappé belle... "

Et la fameuse " Maison bleue " n'a pas été oubliée... Avec une rencontre où on ne l'a pas " Echappé belle... "

Avec Jérôme Pitorin ..... et son assistant caméraman.  Puis question nature, retour en Saintonge: Quand la nature perturbe le système humain, mais il faut aussi bien gérer ce partage....
Avec Jérôme Pitorin ..... et son assistant caméraman.  Puis question nature, retour en Saintonge: Quand la nature perturbe le système humain, mais il faut aussi bien gérer ce partage....

Avec Jérôme Pitorin ..... et son assistant caméraman. Puis question nature, retour en Saintonge: Quand la nature perturbe le système humain, mais il faut aussi bien gérer ce partage....

Côté passion, avec celle de l'auteur de Culture-Histoire... l'aviation. Saga Art Crash et dernières découvertes site de crash.

Côté passion, avec celle de l'auteur de Culture-Histoire... l'aviation. Saga Art Crash et dernières découvertes site de crash.

15 - Promenade en bateau en Venise verte - 79. Saga: Art Crash. Végétation perturbante.
15 - Promenade en bateau en Venise verte - 79. Saga: Art Crash. Végétation perturbante.
15 - Promenade en bateau en Venise verte - 79. Saga: Art Crash. Végétation perturbante.
15 - Promenade en bateau en Venise verte - 79. Saga: Art Crash. Végétation perturbante.

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10 - Témoignages ... Cognac - Châteaubernard et Saintes - 39/45

Publié le par culture-histoire.over-blog.com

Série: Témoignages 

Cognac - Châteaubernard en 39/45

Saintes à la même époque

En 39/45 la base aérienne de Châteaubernard était devenue allemande, mais les Allemands avaient un projet plus vaste: Des pistes étaient déjà des sections pour leur future autoroute....

En 39/45 la base aérienne de Châteaubernard était devenue allemande, mais les Allemands avaient un projet plus vaste: Des pistes étaient déjà des sections pour leur future autoroute....

Sur cette photo à droite, en bordure d'une piste, le témoin saintais d'un crash à Cognac. Mais restons avec le témoignage de Denis R........

Sur cette photo à droite, en bordure d'une piste, le témoin saintais d'un crash à Cognac. Mais restons avec le témoignage de Denis R........

R........  Denis - 1925 Copie générale

39/45: Rue Lieutenant Mazel - Saintes

10/5/1995: " La pichonnerie " (Pépinière familiale) Saintes

" Dans un premier temps voulait être discret "

1 Base aérienne Châteaubernard - Mitraillages

Je travaillais à l'entreprise " Marchat Monnier ", travaux publics , mais j'avais été requis par les Allemands pour aller travailler sur leur base aérienne de Châteaubernard / Cognac (16).

Le commandant allemand de la base se nommait Kounic (Orthographe... !)

Les avions canadiens passaient à très basse altitude pour voler au-dessous des tirs des armes automatiques qui étaient sur des miradors. Il y avait aussi des D.C.A autour de la base. Parfois au cours des attaques aériennes, des soldats qui se reposaient au soleil sur l'herbe, se précipitaient sur leurs tenues et leurs armes, tirant alors au fusil sur les avions. Ainsi au bombardement par des forteresses alliées, deux ou trois avions (Alliés.. !) étaient tombées et on les avait laisser visibles sur le camp pour les montrer.

2 Requis au transport de bombes aux carrières de Châteauneuf - 16

On était aussi requis pour des travaux dangereux, nous devions transporter des bombes dans les carrières souterraines de Châteauneuf. C'était de grandes carrières et on y circulait en véhicule. Il y avait de grandes lignes blanches et on avait été averti que celui qui les dépasserait se prendrait une balle. A Châteauneuf des soldats allemands qui partaient, parfois ne revenaient pas, ils étaient capturés par la résistance. Une fois un Autrichien avait déserté et il avait laissé arme et vêtements.

3 Avion à cocarde tricolore survolant Saintes

Mon père avait un terrain à " La Pichonnerie " et ce jour-là je l'aidais à labourer. Un avion à cocarde tricolore était passé, il venait de survoler la gare. C'était 2 ou 3 jours avant le bombardement de Saintes.

4 Bombardement de Saintes - 24/6/44

Le lendemain du bombardement, avec un copain, j'avais été voir les dommages causés sur la gare de Saintes. Un soldat allemand avait voulu me réquisitionner pour le déblayage de tous les débris... " Komme... komme... " (!). Mais je lui avais répondu que je ne pouvais pas car je travaillais pour la base de Cognac et je lui avait montré mon laissez-passer allemand où il était dit que je ne pouvais travailler que sur la base de Cognac.

5 Pièces et munitions découvertes au " Chemin Boisné " Châteaubernard

M. R.........  a participé d'une manière ou d'une autre à mes investigations sur ce site, vers " Bellevue " / " Le chemin Boisné " 16 Châteaubernard - Voir dossier crash

Echange avec la mairie de Cognac et venue des archives de Cognac à mon domicile, certainement pour la remise des pièces découvertes (8/5/1995 - M.S)

Saisie du 10/7/2020 Copie 7/2020

Mais heureusement que les alliés ont mis un terme au grand projet d'extension germanique.

Mais heureusement que les alliés ont mis un terme au grand projet d'extension germanique.

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7 - Investigations crash... faute de nouveautés ou de recherche dans mes archives.

Publié le par culture-histoire.over-blog.com

Investigations Crash

Dernières actualités sur mes recherches du 3/7/2020

 

" Nieul les Saintes "

 

Bien sûr cela peut concerner en priorité les Fan's de notre histoire, via ces faits de guerre que sont les crashs d'avions dans notre région, mais aussi c'est de l'information éducative pour tous.

Le panneau avec le cercle montre en son centre un fragment d'os, une étude est en cours pour savoir si c'est un fragment osseux du corps du capitaine américain tué sur le site...!
Le panneau avec le cercle montre en son centre un fragment d'os, une étude est en cours pour savoir si c'est un fragment osseux du corps du capitaine américain tué sur le site...!
Le panneau avec le cercle montre en son centre un fragment d'os, une étude est en cours pour savoir si c'est un fragment osseux du corps du capitaine américain tué sur le site...!
Le panneau avec le cercle montre en son centre un fragment d'os, une étude est en cours pour savoir si c'est un fragment osseux du corps du capitaine américain tué sur le site...!

Le panneau avec le cercle montre en son centre un fragment d'os, une étude est en cours pour savoir si c'est un fragment osseux du corps du capitaine américain tué sur le site...!

Quand notre histoire remonte à la surface, enfin ce qui n'est pas désagrégé par le temps, voir l'oxydation.
Quand notre histoire remonte à la surface, enfin ce qui n'est pas désagrégé par le temps, voir l'oxydation.

Quand notre histoire remonte à la surface, enfin ce qui n'est pas désagrégé par le temps, voir l'oxydation.

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4 - Invitations: Concerts à Saintes.... Orgues... Cédric Burgelin... St Pierre... et le 26 juillet 2020 Les Chemin de mémoire

Publié le par culture-histoire.over-blog.com

4 - Invitations: Concerts à Saintes....  Orgues... Cédric Burgelin... St Pierre... et le 26 juillet 2020 Les Chemin de mémoire
Nos fidèles lecteurs vous informent... Saintes en culture via la musique.
Nos fidèles lecteurs vous informent... Saintes en culture via la musique.

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4 - Invitations: Concerts à Saintes....  Orgues... Cédric Burgelin... St Pierre... et le 26 juillet 2020 Les Chemin de mémoire
4 - Invitations: Concerts à Saintes....  Orgues... Cédric Burgelin... St Pierre... et le 26 juillet 2020 Les Chemin de mémoire

Dans un toute autre domaine

Investigations sur site de crash d'un avion US

Recherches compétences pour m'aider à trouver une réponse sur un fragment d'os découvert sur le point d'impact de cet avion américain, en 1944, avec le point précis où le pilote a trouvé la mort. Merci si vous avez des compétences en structure osseuse du corps humain.

4 - Invitations: Concerts à Saintes....  Orgues... Cédric Burgelin... St Pierre... et le 26 juillet 2020 Les Chemin de mémoire
4 - Invitations: Concerts à Saintes....  Orgues... Cédric Burgelin... St Pierre... et le 26 juillet 2020 Les Chemin de mémoire
4 - Invitations: Concerts à Saintes....  Orgues... Cédric Burgelin... St Pierre... et le 26 juillet 2020 Les Chemin de mémoire

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3 - Saga Témoignages 39/45 à Saintes, avec Kléber R......... Point fort: Bombardement US Saintes, documents inédits.

Publié le par culture-histoire.over-blog.com

Dans la série des témoignages de Saintais, voici celui de Kléber Raymond, avec en point fort,

le bombardement US (8ième Air Force) sur Saintes

avec une cible ratée.... mais pas la population. 

Feuille de route de l'escadrille US avec 38 avions " B 24 ".  Mais rentrons dans le témoignage global du vécu de Kléber Raymond.

Feuille de route de l'escadrille US avec 38 avions " B 24 ". Mais rentrons dans le témoignage global du vécu de Kléber Raymond.

Raymond Kléber - 1927 copie générale

1939/45: " Villa des roses " rue Marcelin Berthelot - Saintes  11/6/1996: Saintes

1 Crash d'un avion anglais à Ecurat - 27/7/44

Affecté au dossier " Crash avion Mosquito à Ecurat "

2 Combat de libération de Saintes - 4/9/44

Affecté au dossier " Combat de Saintes - 4/9/44 "

3 Mitraillage ateliers SNCF - Saintes

C'est confus, mais je me souviens de plusieurs mitraillages , nous montions alors nous réfugier sur les hauteurs du " Chailllot "

4 Bombardement de Saintes - 24/6/1944

Cette nuit-là je dormais dans ma chambre à l'étage de notre maison familiale. Dans la maison il y avait mes parents et deux de mes frères, André 14 ans et Georges 11 ans.

J'ai alors été réveillé par la sirène, on s'était habillé rapidement et au dehors on avait vu le ciel illuminé. Nous sommes tous partis dans la prairie du jardin public et arrivés au terme de notre fuite, les premières bombes avaient commencé à tomber. Sur le chemin j'avais entraîné ma mère par le bras et une fois sur place on s'était couché.

Au loin, au-dessus du triage on apercevait des jets de lumière de couleur orangée, ils se détachaient sur l'horizon.

J'ai aussi vu des tirs de D.C.A, certains depuis la caserne Taillebourg et les autres depuis les hauteurs de la ville. En fait la D.C.A avait commencé à tirer dès l'illumination du ciel. Les avions faisaient un balai incessant.

Nous sommes rentrés à la maison vers les 1 h 30 / 2 heures, après les derniers éclatements de bombes.

5 Bombardement de Saintes - 14/8/1944

Mes parents étaient à la campagne, j'étais avec mon frère Robert (19 ans) dans notre jardin et je me rasais. J'avais entendu les avions, mais sans plus. Puis j'ai vu tomber des objets gris que j'ai pris pour des avions, en biais et très bas, en fait c'était des bombes., puis il y a eu un sifflement.

Aussitôt le ciel s'était obscurci, il était devenu presque noir et accompagné d'un grondement. Avait suivi un temps de silence, qui je pense était de quelques minutes... mais cela n'avait peut-être pas été si long ! Se terminant alors par une multitude de bruits, c'était les " objets " qui retombaient.

A la deuxième vague, je me précipitais (Nous nous précipitons..!) dans la cave où à peine rendu j'avais entendu un sifflement suivi d'explosions, d'éclairs jaillissant dans la cave par les " outeau " (Ortho...! / Vasistas) suivi d'éclats, apprenant ensuite que c'était des morceaux de bombes.

Puis il y avait eu les mêmes silences et les mêmes bruits des objets retombant au sol.

Par une grande chance une bombe, tombée dans notre jardin, avait fusé et donc pas explosé. Elle s'était retrouvée enfouie à environ 1 mètre sous la terre. Le pâté de maison était le seul resté debout. Et la troisième vague a été suivie des mêmes effets. A la quatrième vague l'air était devenu irrespirable et nous avons donc évacué les lieux.

Nous sommes sortis dans la rue Marcelin Berthelot, nous dirigeant vers la prairie, on avait rencontré sur notre chemin Mme Richetin qui nous avait annoncé que deux hommes de son foyer venaient d'être tués dans son jardin. Cette personne était notre voisine d'en face.

Nous avons continué notre route et dix mètres plus loin nous avons découvert un homme plaqué contre son garage avec les bras en croix. Trois cent mètres plus loin nous rencontrons les premiers secours, nous sous sommes joints à eux et ainsi on avait aidé pour retrouver les survivants.

Notre maison n'avait plus de toit, plus de fenêtres et les murs étaient lézardés.

La bombe non explosée faisait environ 1 m 20 de longueur avec un diamètre de 0 m 50. J'en avais fait un motif de décoration.

6 Epuration

Non repris ici au 3/7/2020... Affecté au dossier " Epuration "

Saisie du 3/7/2020 Copie 7/2020

C'était une très belle journée.......  (Merci de rectifier.. 65 blessés et non 115...)
C'était une très belle journée.......  (Merci de rectifier.. 65 blessés et non 115...)
C'était une très belle journée.......  (Merci de rectifier.. 65 blessés et non 115...)

C'était une très belle journée....... (Merci de rectifier.. 65 blessés et non 115...)

Le témoin, architecte de son métier, a réalisé plus tard ce dessin, au plus près de la réalité des faits.
Le témoin, architecte de son métier, a réalisé plus tard ce dessin, au plus près de la réalité des faits.
Le témoin, architecte de son métier, a réalisé plus tard ce dessin, au plus près de la réalité des faits.

Le témoin, architecte de son métier, a réalisé plus tard ce dessin, au plus près de la réalité des faits.

Et autre plan /témoignage de ce fait de guerre.
Et autre plan /témoignage de ce fait de guerre.

Et autre plan /témoignage de ce fait de guerre.

Bien sûr on quitte cette triste période pour présenter deux photos que je viens de recevoir d'un fidèle lecteur, Michel G.... que je remercie ici.

Bien sûr on quitte cette triste période pour présenter deux photos que je viens de recevoir d'un fidèle lecteur, Michel G.... que je remercie ici.

Dans le ciel de la banlieue de Saintes...  belles prises.
Dans le ciel de la banlieue de Saintes...  belles prises.

Dans le ciel de la banlieue de Saintes... belles prises.

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30 - J'étais conférencier à l'école des Elèves techniciens de l'armée de l'air de Saintes - Août 2002

Publié le par culture-histoire.over-blog.com

Ecole d'Enseignement Technique de l'Armée de l'Air 

B.A 722 - Saintes

En août 2002 devant un important parterre de militaires et élèves techniciens, j'avais expliqué pourquoi mon investissement envers le….

" Devoir de Mémoire " et bien sûr ma passion pour mes investigations historiques dans les souvenirs des humains et sur le terrain.

30 - J'étais conférencier à l'école des Elèves techniciens de l'armée de l'air de Saintes - Août 2002

                                   LE DEVOIR DE MEMOIRE

 

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Les raisons majeures de cette animation / débat sont, d'une part: La présentation de la démarche historique par la recherche de témoignages et d'éléments matériels sur un fait, en l'occurrence il s'agit ici d'un fait de guerre.

Ceci doit nous faire prendre conscience, que ce qui' n'était au départ qu'un vulgaire morceau de tôle, un banal éclat de pierre, de vagues récits ou toute autre chose sans grand intérêt apparent, deviennent, du fait d'investigations précises, des témoignages empreints de vie, voire de respect, deviennent des reliques, car ils reflètent les drames vécus par des centaines de mille d'êtres humains.

Ces démarches d'investigations tant en recherche d'éléments matériels que de témoignages humains, s'appuyant sur des bases solides, dans le but de la Conservation de la mémoire des hommes, permettront la contribution de tous et de chacun de nous au DEVOIR DE MEMOIRE.

LA MEMOIRE

Pour les origines de la mise en action de notre mémoire et de sa transmission tout peut être supposé. Ainsi, certainement que les premiers occupants humains de notre terre, avant même d'avoir un langage très étendu, un peu comme les animaux, avaient dans leur programmation du comportement la mémoire de leu vécu, influant de ce fait sur leur mutation comportementale.

Puis un jour, au fur et à mesure de leur progression technique, peut-être même parallèlement à l'élargissement de leur langage ces hommes ont étendu leur vocabulaire. 

Il est probable, qu'au cours de concentration d'individus, voire avant de s'endormir, devant un feu, certainement jamais éteint, les hommes commentaient des faits de la journée, ne serait-ce qu'en se ventant. Je ne pense pas que les premiers hommes perdaient de leur temps en " Bla bla ou baratins " dits intellectuels " comme nous le pratiquons de nos jours.

Donc, de jour en jour, de mois en mois, d'époque en époque, nos hommes préhistoriques se remémoraient très certainement leurs faits glorieux, sans oublier les catastrophes et leurs grandes terreurs, voire même qu'ils se rassemblaient pour revivre ou se rappeler ces grands faits. Avec souvent pour repère lune, soleil et saisons.

 

Ce qui a fait, que de veillées en veillées, d'évolution en évolution, les grands faits, les traditions des ancêtres se sont inscrits d'eux-mêmes dans la transmission orale, mais aussi conserver sous d'autres formes, à savoir, peintures rupestres, graffiti et autres moyen de communication.

Il est probable, et même évident, qu'avant toute mémoire inscrite donc conservée, il n'y avait que la mémoire vivante, celle qui était transmise oralement et mémorisée uniquement dans le cerveau des individus, auteurs de ces faits et de ceux qui en avaient connaissance, soit pour les avoir vécus ou en avoir reçu l'information d'un ancêtre.

La mémoire sauvegardée étant essentiellement celle qui a été gravée, écrite. Au sujet de la mémoire sauvegardée, nos ancêtres avaient un avantage sur nous. Ainsi qu'ils s'agissent des hommes préhistoriques, dits " hommes des cavernes ", des fabuleux architectes pharaoniques, des flamboyants constructeurs de cathédrales, de bien d'autres qui gravaient ou inscrivaient leur mémoire sur des supports solides, résistant au temps. Leurs moyens de conservation étaient et reste plus durable que les procédés de l'homme contemporain qui fait trop confiance à ses supports modernes, voir électroniques et basés sur le principe du magnétisme, avec tous les dérivés, ordinateur, CD, logiciels, etc…

En effet si une catastrophe, voire un séisme magnétique, même de minime importance survenait, qu'adviendrait-il de notre mémoire conservé selon ces procédés. Dans ce domaine on peut dire que la mémoire sauvegardée sous forme d'écrit peut rester plus fiable dans le temps.

Pour en revenir à la MEMOIRE VIVANTE, moyen de transmission orale de nos ancêtres, c'est cette méthode de transmission qui nous intéresse, en partie, aujourd'hui, mais pourquoi. !

Pourquoi…! Et bien, de nos ancêtres de l'âge de pierre aux veillées de nos arrières grands-parents, il y a un point fort qui est commun, en effet la mémoire vivante reste la même, reste basée sur le même principe, mais, et on ne peut que le regretter, il est pratiquement impossible, que de veillées en veillées, des récits puissent nous parvenir d'aussi loin.

Je parle de ces faits non sauvegardés, non conservés, faits qui se transmettent par le moyen bien connu du bouche à oreille.

Pour un grand nombre d'entre nous, ici présents, nous n'avons pas connu ces soirées où ces instants, au cours de rencontres, durant desquelles des anciens racontaient des histoires, celles des autres et souvent la leur. Celle des autres c'est l'histoire qu'ils tenaient de leurs parents, grands-parents, ces derniers les tenaient eux-mêmes de leurs parents, voire leurs grands-parents, et on pourrait remonter encore plus loin, mais les exemples en la matière sont rares, malheureusement la mémoire vivante se disperse, s'atténue et s'évapore au fil des générations.

 

Concernant la mémoire vivante, il m'est possible de vous citer un exemple qui m'est personnel, mais en vous renseignant auprès des anciens de vos familles peut-être que vous pourriez constater, à votre tour, et être étonné à quel point la mémoire vivante nous concerne tous, faut-il avoir tendu les oreilles au bon moment…..

Dans la famille de mon épouse, je tiens de mon beau-père ce qui suit….

" Un soldat de l'empereur Napoléon 1er, qui avait fait la retraite de Russie, était revenu à Saintes, avec ses moyens de bord, comme l'on dirait aujourd'hui, et il avait survécu en mangeant le jarret de son cheval…. 

Bien sûr cela paraît léger comme information…. Mais à d'autres veillées mon beau-père (Ainsi que sa sœur) en ont rajouté, à savoir que ce soldat, je pense qu'il s'agit bien du même, pour échapper à la poursuite des gendarmes qui le recherchaient comme déserteur, il ne tenait pas à remettre ce genre d'expédition désastreuse, ainsi pour échapper au regard des gendarmes il s'était déguisé en femme…. 

Le nom de cet homme échappe à mon beau-père, mais dans le courrier de famille il y a deux lettres de l'époque napoléonienne, signées par un nommé BEY, qui déclare à sa famille saintaise que le lendemain de ce courrier l'empereur doit passer son régiment en revue….

Ainsi ces faits se corroborent mutuellement, c'est de la mémoire vivante à l'état pure, mais comme je l'ai conservée en l'écrivant, celle-ci devient mémoire sauvegardée.

Ainsi par le simple fait de cette mémoire vivante, je pense sans me tromper que j'ai ainsi eu connaissance d'une partie de vie d'un homme étant né à l'époque de la révolution française, ceci sans rupture du bouche à oreille.

Cette mémoire vivante, nous en sommes tous détenteurs, mais aussi souvent coupables de l'avoir fait disparaître, parlant principalement pour moi, mais d'autres personnes pourront se reconnaître…..

Qui n'a pas dit un jour…! Comme moi-même je l'ai dit " Le papy, le pépé ou tel ou tel autre ancien, ancienne…. Il nous rabâche toujours la même chose, quand il commence on ne peut plus l'arrêter, il ne va pas nous remettre cela….. Qu'il s'agisse de la guerre ou de tout autre fait vécu par ce narrateur ou dont on lui a, à lui aussi, fait le récit… 

C'est ainsi que l'on fait taire la mémoire vivante, mais aussi on enferme dans son silence cette personne qui n'osera plus jamais raconter ces récits, même qu'agissant ainsi c'est aussi lui signifier qu'il n'est plus bon à rien, voire même qu'en le faisant se taire c'est nier son existence, voire celle de ceux dont il voulait parler.

C'est dommage, pour l'homme, mais aussi pour la transmission de cette mémoire vivante, car c'était peut-être le dernier détenteur de cette connaissance des faits qu'il aimait relater aux proches, c'était peut-être le dernier maillon d'une partie de notre passé.

Ainsi va le cheminement de notre mémoire, fut-elle collective ou au niveau familial, mais avec tout le respect que nous devons apporter au narrateur des faits rapportés qu'en est-il de nos jours.. !

Il y a cette mémoire sauvegardée et conservée, car mémorisée par un moyen physique, mais pour la mémoire vivante véhiculée depuis la nuit des temps jusqu'à notre génération, on peut dire en fait, sans beaucoup se tromper, que nous ne pouvons probablement remonter que jusqu'au récit que nos grands-parents, voire arrière grands-parents tiennent de leurs grands-parents, voire de leurs arrières grands-parents, vous pourrez vous-même faire le calcul, je crois que nous pouvons nous retrouver vers la fin de la révolution française.

La mémoire inconsciente remonte à la nuit des temps, la mémoire consciente ou vivante ne survit que grâce à la méthode du bouche à oreille.

Je pense que les " grandes frayeurs " vécues par l'humanité, en outre d'être gravées dans notre inconscient, sont certainement inscrites dans notre génétique

Parmi les grandes frayeurs qu'ont connues et subies les hommes, outre les catastrophes naturelles, il y a eu et il y a encore les calamités humaines, soit: Génocide, barbarie et acte de terrorisme, ceci à petite ou à grande échelle. Aussi les hommes doivent se rappeler ces faits, se rappeler les victimes, se souvenir d'hommes dignes de ce nom, qui avaient fait ou qui font encore leur, l'honneur et le combat pour la défense de l'homme. 

Souvent ce combat a été, et est pour certains, voire combattants de toutes sortes, voire journalistes… un ultime combat.

Ainsi qu'il s'agisse de la mémoire vivante, de la mémoire sauvegardée, le respect engendré par la narration, par la connaissance de grands faits vécus par nos ancêtres, héros ou victimes à l'échelon individuel ou collectif, fait que " Conserver la mémoire " des hommes devient un " Devoir ".

Ce " Devoir de mémoire ", terme moderne, certainement dû à une médiatisation importante des faits qui bouleversent l'humanité, s'il s'adapte tant aux grands évènements collectifs, qu'individuels, ne peut ignorer la cellule familiale. C'est tant mieux, car si la mémoire est une arme contre l'oubli, le devoir de mémoire est une arme de prévention contre toute atteinte à l'homme.

Mais nous pouvons nous demander…. Ce devoir de mémoire, à quelle époque devons nous remonter pour que cela nous apporte une satisfaction morale… !

Il est vrai que le DEVOIR DE MEMOIRE, tel que le terme est entendu comme le vécu de notre collectivité, il faut bien en convenir, ne peut remonter à la nuit dès temps, sauf pour le respect du genre humain en général.

 

Nous pourrions prendre comme éléments de références, pour en parler en termes forts trois grands faits qui ont marqué nos contemporains, au sens large du terme. Ainsi il y a eu la guerre franco – allemande de 1870, puis la 1ière guerre mondiale de 14/18 et la 2ième guerre mondiale de 39/45.

La dernière guerre est toujours présente dans le cœur des hommes, mais aussi dans leur corps et dans leur mémoire, la 1ière guerre mondiale est encore présente dans le cœur des gens qui ont eu des proches qui ont souffert de cette guerre, ce conflit de 14/18 est aussi présent dans le corps de peu de survivants qui ont souffert dans leur chair de ce conflit, mais aussi cette guerre des tranchées demeure dans la mémoire de beaucoup, pour en avoir entendu tant et tant d'atroces récits.

Quant à la guerre de 1870 contre l'Allemagne, elle s'estompe de notre mémoire vivante, peu de gens ont encore dans le corps et le cœur des cicatrices de ce conflit.

Je pense, sans me tromper, que pour placer dans le temps ce DEVOIR DE MEMOIRE, nous devons nous laisser guider par notre affectif.

On peut aussi déclarer, haut et fort, que, tant que demeurent en vie des gens ayant connaissance de barbarie, de génocide, de terrorisme, à quelque échelle que cela soit, tant que l'homme aura le cœur serré à ces seules évocations, le DEVOIR DE MEMOIRE devra être sollicité.

La MEMOIRE…. c'est le respect des hommes dignes de ce nom qui nous ont procédé, mais c'est aussi une arme contre toute forme de guerre, la mémoire c'est la seule arme qui reste aux hommes quand leur corps est usé par les années et affaibli par l'âge.

Michel SOURIS

30 - J'étais conférencier à l'école des Elèves techniciens de l'armée de l'air de Saintes - Août 2002
30 - J'étais conférencier à l'école des Elèves techniciens de l'armée de l'air de Saintes - Août 2002
30 - J'étais conférencier à l'école des Elèves techniciens de l'armée de l'air de Saintes - Août 2002

RECHERCHES HISTORIQUES SUR UN FAIT DE GUERRE

 

*

 

En matière de recherches historiques, pour la personne intéressée par ce genre d'investigations, aussi bien dans un but personnel, que collectif, il y a deux possibilités: soit faire des recherches sur des faits s'étant déroulés il y a fort longtemps, cas où il n'y a plus de personnes, encore en vie, pouvant témoigner sur tel ou tel fait, ou alors faire des recherches sur des faits contemporains, voire pour ce qui va suivre, sur la guerre 39/45 thème de cette journée.

Il est évident que pour tout ce qui est antérieur à 1900, il n'y a pas de survivants de cette époque, sauf cas exceptionnels… Contacter alors nos centenaires. Aussi, en ce qui me concerne et pour x raisons j'ai choisi l'époque de la dernière guerre, étant né en novembre 1944, ceci explique peut-être cela.

Comme tous le savent bien, dans nos sites médiévaux ou romains, seules les pierres peuvent s'exprimer, alors j'ai pensé qu'il serait dommage de ne pas conserver la mémoire de nos contemporains, alors que nous avons la possibilité de témoignages directs.

Je vais vous commenter la démarche de mes investigations historiques, relevant principalement de 10 ans d'expérience et ayant rencontré environ 1000 témoins.

Il s'agit ici présentation de méthodes de recherches axées sur le crash de deux avions, après un combat aérien, ce fait de guerre s'est passé en janvier 1944 dans notre Saintonge. 

Souvent le point de départ de mes investigations a comme origine une simple phrase sur un fait de guerre, avec, en général, comme simple indication, un lieu-dit, des fois une commune, quelques fois une date, voire une époque de l'année.

Mon intérêt immédiat est de retrouver et de localiser le site du crash, mais pour cela je dois partir en quête de témoins oculaires ou de personnes qui ont de vagues informations. C'est ainsi, que par ces premiers " bouche à oreille " j'en arrive à situer le point de chute de l'appareil, voire que des fois il y a confusion d'avions et qu'un avion, explosant parfois en plein ciel, se retrouve en plusieurs endroits sur le sol.

Puis après la localisation du point de chute, il y a une autre priorité, il me faut rencontrer beaucoup de témoins pour obtenir un maximum d'informations me permettant ainsi d'avoir une vision globale, mais aussi détaillée, de ce fait de guerre. Un maximum d'informations permet aussi une approche assez précise de la véracité des faits.

Il faut considérer que les témoins, en règle générale, sont tous âgés, cela se confirmant de jour en jour, et que, ainsi, va la vie ces hommes et femmes nous quittent un jour où l'autre. 

Mon père disait… " Un homme qui meurt, c'est un livre que l'on enterre… " Oui nos anciens, qui nous ont quittés, ont emmené avec eux leur histoire et une partie de la notre…

Dans ces investigations il y a une autre difficulté, à cette époque il y a aussi des mouvements de population, cas de force majeure, mais aussi par le fait de mariages et de changement de région, aussi des témoins de l'époque peuvent aujourd'hui se retrouver à l'autre bout de la FRANCE, voire à l'étranger. Puis il y a eu les changements de noms dus aux mariages.

Mais je reviens sur le point de chute de l'avion.

Avec les premiers témoignages il m'est possible de localiser le point d'impact de l'avion sur le sol, parfois avec des repères décrits par les témoins, faute qu'il ne se rende sur le site avec moi, soit aussi par la découverte immédiate de pièces de l'avion sur le site, l'appareil s'étant souvent brisé au moment de l'impact avec le sol. A savoir que parfois l'avion se retrouve enfoui dans le sol, souvent un champ. 

Un autre moyen de repérage est l'empreinte de l'impact de la chute de l'avion au sol, ainsi on constate que la terre est d'une autre couleur ou que la végétation est aussi de couleur différente. Ce dernier détail repose sur le fait que l'avion qui vient de tomber prend feu, l'huile, le carburant brûlent, chauffant la terre, provoquant une transformation accidentelle de la composition de celle-ci.

Par exemple, pour la végétation, quand il s'agit de blé, tige d'une dizaine de centimètres, au cœur du crash le blé sera de couleur verte : jaune alors qu'autour la couleur est normale, soit verte. Cinquante ans après les faits la terre porte encore les traces de combats.

Sur ce site ainsi localisé et dont un relevé de l'emplacement est effectué, un maximum d'éléments matériels de l'avion sont récupérées. Cette récupération a plusieurs buts, à savoir que si la marque et la nationalité de l'appareil ne sont pas encore connus, ces éléments aideront à apporter une réponse. Ensuite en étudiant de plus près les éléments découverts il sera possible d'approcher au plus près des faits, soit connaître certains détails d'avant le crash et au moment de celui-ci. Un intérêt historique non négligeable étant de garder ces pièces comme témoignage pour demain.

Toujours dans le détail historique, certaines pièces sont révélatrices des faits eux-mêmes ou de la chronologie de ceux-ci, pour démonstration voici deux exemples:

Soit nous trouvons des douilles percutées, donc dans ce cas, tir effectué au cours du combat aérien, soit la cartouche est entière, mais aussi déformé par le choc ou qu'elle ait éclaté du fait d'un l'incendie; ces détails sont donc déterminant dans la chronologie des faits. Autre cas, alors que l'avion vient de brûler au sol, des éléments métalliques ont fondu et en refroidissant ils ont enserré dans la matière d'autres morceaux de l'avion, puis aussi cette matière fondue, refroidissant sur le sol a pris l'empreinte du sol, voire de la végétation de l'époque. 

Il y a aussi les traces de feu, les traces et le sens de déchirement des éléments de l'avion, ce qui nous donne une idée sur la mort atroce des aviateurs prisonniers dans leur cage de fer. 

Au sujet de cette recherche d'indice matériel, il faut toujours avoir à l'esprit qu'au bout de ces métaux déchiquetés et acérés, il y a toujours le sang des hommes, des larmes et certainement des cris et appel au secours.

C'est ainsi que de simples morceaux de tôle, de métal, de plexiglas, ou tout autre matière deviennent témoignage pour notre histoire.

Pour ce qui est des témoignages humains, la situation se complique, car souvent des évènements identiques, d'une manière relative, se sont déroulés dans une même région à quelques kilomètres de distance.

L'intérêt est donc de rencontrer un maximum de témoins, preuve en est que pour le crash du bombardier américain à NIEUL LES SAINTES, j'ai rencontré 70 témoins, et cela a été payant. Un maximum de témoins permettant un maximum d'informations, de détails, mais surtout d'entrecoupement de ces récits.

Avant tout entretien de fond avec un témoin potentiel, il lui est demandé son âge, ainsi que son métier et son domicile au moment des faits. Voir que le témoin nous parle de son environnement familial. Ensuite pour le déroulement logique du témoignage, le témoin se positionne par rapport à ce qu'il a vu, ce qu'il a vécu et qu'il nous indique son occupation au moment des faits. Parfois, je ne l'ai pas toujours fait, il est nécessaire de se rendre sur place, même refaire avec le témoin son parcours au cours du déroulement des faits.

Quant au témoignage proprement dit, il est étonnant de constater, qu'alors que la personne relate le fait qu'elle connaît, elle se transporte à cette époque, se transpose de sa condition actuelle à celle qu'elle avait à l'époque, quelque part on peut dire que le témoin remonte dans le temps, il a le comportement de quelqu'un qui vit l'événement, j'ai vu deux témoins s'effondrer en larme (Ces témoins se trouvaient en 44 sous les bombardements alliés).

Comment expliquer ce comportement ! A mon avis : Premièrement Par le fait de l'extrême jeunesse du témoin au moment des faits.

Deuxièmement: Par le vécu émotionnel d'une extrême violence subi à l'instant des faits.

En fait comme si ces images s'étaient gravées en eux, comme le ferait l'impact d'un flash.

Mais… Ce témoin nous dit-il la vérité, sa vérité, sa vision des choses…. !

Il a pu entretenir, durant 50 ans une vision déformée de son vécu, un mélange de plusieurs faits regroupés en un seul…. Oui c'est certainement possible, mais c'est là que le travail de l'historien intervient, car il s'agit de démêler les informations , de faire des recoupements, etc..

Par contre le témoin mentirait-il par intérêt, vantardise, affabulation, je pense qu'en la matière le mensonge volontaire est rare, car le témoin va au plus profond de lui-même, trouvant aussi une satisfaction de livrer ce vécu aux autres, pour une fois qu'on lui demande, et puis mentir quand il est question de notre vécu, de notre passé, voir notre jeunesse…. Dans quel but !!

Donc je demande au témoin de relater ce qu'il a vu, ce qu'il a vécu et alors je peux avoir affaire, parfois, à deux cas extrêmes, soit le témoin a de gros trous de mémoire, pour différentes causes, bien qu'ayant connu des faits d'une grande violence, soit le témoin, un peu comme le ferait un magnétoscope, fait un récit parfait se déroulant comme un film. C'est le genre de témoin qui fait la joie du chercheur. 

Dans cette rencontre avec les témoins, le dialogue n'est jamais le même, en fonction du nombre d'interlocuteurs, l'idéal étant, je le sais par expérience, le témoin et l'enquêteur, voire qu'il peut aussi y avoir un ou deux proches du témoin. Il est évident que l'on peut aussi admettre deux enquêteurs. Il ne faut pas oublier que ce tête à tête avec le témoin est un instant privilégié, intense où le témoin se confie, donc une mise en confiance totale.

Parlons aussi de la discrétion, de la neutralité du chercheur, mais aussi savoir faire faire une pause à la rancœur, à la haine, tout au moins ne pas la faire grandir.

Pour étayer et appuyer ces témoignages, concernant ces faits historiques relatés, il est nécessaire d'aller fouiller les archives, dans les administrations, d'autres familles, dans les pays étrangers, aussi il faut partir sur la trace de survivants pour récupérer leur témoignage sur leur vécu au moment des faits, permettant ainsi de les confronter avec ceux des témoins.

Mais il arrive que la situation se complique, car en temps de guerre, on ne donne pas de noms, on connaît la peur, donc on se cache mais aussi on se tait, on ne note pas les dates…. Certains précisent: c'était aux moissons, c'était aux vendanges, il y avait un beau ciel bleu…..

Et puis, pour ne citer que des combats aériens, rien que dans notre Saintonge, du 31 décembre 1943 au 5 janvier 1944, il y a eu 4 bombardiers US et 4 chasseurs allemands abattus. Une dizaine d'aviateurs US et deux aviateurs allemands ont été tués, il faut aussi compter dans le ciel une vingtaine de parachutistes, rien d'étonnant que pour les témoins il puisse y avoir eu confusion.

C'est là que l'intervention de l'historien chercheur est utile, car il aide les témoins à y voir plus clair dans ce qu'ils ont vu, en effet celui-ci a une meilleure vue d'ensemble que les témoins, sans risques de balles ou de bombes…

Pour en conclure avec cette argumentation sur la recherche historique contemporaine, je précise que tous les témoignages recueillis sont notés et après, mises en forme, sont déposés aux différentes Bibliothèques, ainsi qu'à la Société d'histoire locale, souvent sous forme de recueils ou de livres, pouvant être aussi obtenus par les particuliers gratuitement

Pour revenir au DEVOIR DE MEMOIRE, il arrive que sur les lieux des crashs d'avions des stèles soient érigées, que des rues portent les noms des acteurs victimes de leur devoir.

En ce qui me concerne j'ai apporté ma contribution à l'érection de 2 stèles, sur les sites suivants: ECURAT, crash d'un avion de la ROYAL AIR FORCE le 22 juillet 1944, NIEUL LES SAINTES, crash d'un Bombardier de l'US Air Force le 5 janvier 1944. La stèle de NIEUL LES SAINTES a été inaugurée en janvier 2001 en présence du fils du Capitaine Charles Donald COLE, mort héroïquement pour la FRANCE sur cette terre de Saintonge.

Mais il ne faut pas s'y tromper, derrière cette stèle ou une autre, borne du temps, au-delà de la plaque, au delà du Capitaine COLE, il y a ces centaines de milliers d'hommes et de femmes victimes d'un système barbare et totalitaire, ou tous les autres héros ordinaires d'un gigantesque conflit.

Je souhaite que la prochaine stèle, qui sera érigé, soit une pierre de la Mémoire pour construire la Paix de demain.

Michel Souris – 2002

 

Argumentation présentée et débattue devant l’ensemble des élèves techniciens de l’armée de l’air (EETAA 722 – Saintes 17) le 23 mars 2002

 

 

30 - J'étais conférencier à l'école des Elèves techniciens de l'armée de l'air de Saintes - Août 2002

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28 - Charlotte Renou était boulangère à Saintes... Je l'ai souvent rencontrée - Ordination à Saintes: Nouveaux prêtres

Publié le par culture-histoire.over-blog.com

Madame Renou,

" Merci pour tous nos entretiens que nous avons eus en maison de retraite où vous vous étiez retirée ". 

En effet voici quelques années je visitais des personnes en maison de retraite, certes cela me permettait de récupérer une partie de leur vécu, mais aussi.....   " Je demandais aux responsables quelles étaient les résidents qui avaient le moins de visite, voir pas du tout et ainsi je visitais l'élu et souvent jusqu'à son grand départ ".

Ce soir je vous invite dans la chambre 16 / appartement de Charlotte Renou, à son écoute. 

Voici une partie de son vécu, durant la terrible période....  2 septembre 1939 / 4 septembre 1944 à Saintes où elle tenait son commerce, avec son mari, au fournil, rue Pasteur.

Voici une partie de son vécu, durant la terrible période.... 2 septembre 1939 / 4 septembre 1944 à Saintes où elle tenait son commerce, avec son mari, au fournil, rue Pasteur.

Avec son accord, certes moral, car elle n'est plus là pour un accord verbal, voici d'autres photos.... son mari Edmond Renou à l'armée et d'autres devant la boulangerie, dont l'une prise quelques-instants après le passage de De Gaulle en septembre 1944 à Saintes. Madame Renou m'avait transmise cette partie de sa mémoire car elle savait fort bien que je la raconterais un jour prochain.... (Précision: Ce témoignage est un document d'études et n'est pas finalisé)
Avec son accord, certes moral, car elle n'est plus là pour un accord verbal, voici d'autres photos.... son mari Edmond Renou à l'armée et d'autres devant la boulangerie, dont l'une prise quelques-instants après le passage de De Gaulle en septembre 1944 à Saintes. Madame Renou m'avait transmise cette partie de sa mémoire car elle savait fort bien que je la raconterais un jour prochain.... (Précision: Ce témoignage est un document d'études et n'est pas finalisé)
Avec son accord, certes moral, car elle n'est plus là pour un accord verbal, voici d'autres photos.... son mari Edmond Renou à l'armée et d'autres devant la boulangerie, dont l'une prise quelques-instants après le passage de De Gaulle en septembre 1944 à Saintes. Madame Renou m'avait transmise cette partie de sa mémoire car elle savait fort bien que je la raconterais un jour prochain.... (Précision: Ce témoignage est un document d'études et n'est pas finalisé)

Avec son accord, certes moral, car elle n'est plus là pour un accord verbal, voici d'autres photos.... son mari Edmond Renou à l'armée et d'autres devant la boulangerie, dont l'une prise quelques-instants après le passage de De Gaulle en septembre 1944 à Saintes. Madame Renou m'avait transmise cette partie de sa mémoire car elle savait fort bien que je la raconterais un jour prochain.... (Précision: Ce témoignage est un document d'études et n'est pas finalisé)

La très belle photo où l'on voit deux dames assises, ne peut-être légendée car hélas Charlotte Renou n'avait plus la mémoire de ces personnes, mais c'est une photo très ancienne, vu les tenues et l'état de conservation du cliché.
La très belle photo où l'on voit deux dames assises, ne peut-être légendée car hélas Charlotte Renou n'avait plus la mémoire de ces personnes, mais c'est une photo très ancienne, vu les tenues et l'état de conservation du cliché.

La très belle photo où l'on voit deux dames assises, ne peut-être légendée car hélas Charlotte Renou n'avait plus la mémoire de ces personnes, mais c'est une photo très ancienne, vu les tenues et l'état de conservation du cliché.

Ordination sacerdotale à Saintes 

Pour deux nouveaux prêtres.

Un fidèle paroissien, mais aussi fidèle lecteur, me transmet des photos prises samedi dernier dans la cathédrale St Pierre.

Ordonnés prêtres par l'évêque de La Rochelle et Saintes, les nouveaux hommes d'églises ont commencé leur mission en toute humilité en s'allongeant face  contre terre. Ainsi ces nouveaux " vicaires du Christ " seront envoyés en mission. Souhaitons une belle mission et " moisson " à Brice Degbey et à Jean-Eudes Blandin de Chalain.

Ordonnés prêtres par l'évêque de La Rochelle et Saintes, les nouveaux hommes d'églises ont commencé leur mission en toute humilité en s'allongeant face contre terre. Ainsi ces nouveaux " vicaires du Christ " seront envoyés en mission. Souhaitons une belle mission et " moisson " à Brice Degbey et à Jean-Eudes Blandin de Chalain.

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