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" La Gabare " Maison de " Cognac " à Saintes - Sa cave à vins " La cale " Avec Guilhem Grosperrin.

Publié le par culture-histoire.over-blog.com

Maison du prestige - Site historique idéal

 

 

A Saintes, une maison de Cognac, relent (traces) d’un passé si proche.. Des noms résonnent en notre mémoire, Rouyer-Guillet, Martineau, et autres structures des produits en ligne directe de la viticulture.

 

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Ainsi une nouvelle société « La Gabare S.A » a pris pied aux abords de la Charente et y a implanté ses structures.

Structures aux confins immédiats de la route de Courbiac, du port Larousselle, ce port qui a vu tellement passer de marchandises. De mémoire d’homme il y avait les transports d’arbres pour la marine royale vers 1730, puis aussi, bien que situé plus vers la ville, il y avait aussi l’embarquement de tonneaux. Enfin, autres mœurs autres temps, à quelques mètres de cette nouvelle maison de Cognac il y avait un octroi.

 

Eve nous accueille à « La Cale », à une vingtaine de mètres de la Charente, face au port Larousselle à Saintes.

Ses produits qu’elle nous présente… Vins, alcools rares, Cognac, Pineau, tout ceci répartis sur des étagères en des centaines de bouteilles. Mais si nous poussions un peu les portes, avec son autorisation, alors nous aurions pour guide le directeur de « La Gabare S.A » Guilhem Grosperrin. Là nous pourrions alors pénétrer dans le saint des saints….  Presque dire dans le domaine de la part des anges, nous n’en serions pourtant pas bien loin.

 

Grosperrin - La gabare 2012

 

Guilhem Grosperrin âgé de 32 ans, est originaire de la Lorraine où son père était distillateur (alcool de fruits) ambulant. Arrivé à Cognac en 1992, Jean Grosperrin s’était ensuite installé à Chermignac. Mais il était tombé malade et son fils Guilhem était alors revenu pour prendre la succession de la direction de l’entreprise familiale, c’était en 2004.

 

Guilhem n’avait pas spécialement fait d’études pour cela, mais alors qu’il étudiait il avait travaillé dans ce monde viticole, comme caviste. En effet il avait simplement, mais cela lui servira beaucoup par la suite, passer une maîtrise de lettres, puis des études dans le domaine des relations internationales et bien sûr il avait passé son master à l’école de commerce. Surtout il avait connu ce travail très spécial, qu’il exercerait plus tard, auprès de son père et de son entreprise de distillateur.

 

Avant de suivre ce chef d’entreprise dans ses locaux de conditionnement, il faut savoir que sa société anonyme La Gabare a été ouverte à Saintes en mai 2012, et que, cela va de soi, il a ouvert son magasin commercial, sa cave « La Cale » en août 2012. Cette structure commerciale et « artisanale » porte des noms très évocateurs… La Gabare c’est aussi le nom de ces bateaux qui naviguaient entre Saintes et cognac sur la Charente, quant au terme la Cale, c’est aussi ces rampes d’accès qui mènent des quais à la Charente, en fait les embarcadères.

 

Guilhem Grosperrin, chef d’entreprise est aussi le maître de chai, reconnu comme tel. Suivons le en passant par la case départ….

 

« Avant de pénétrer dans la première salle de travail, il faut savoir qu’à Chermignac nous avons des stocks d’eau de vie et une salle de coupe. Nous ne pouvons pas tout stocker à Saintes. Dans ce premier chai nous avons ce que l’on appelle un stock tampon de 50 000 litres, il sert à couvrir les besoins pour une année. Sous nos yeux, environ 200 tonneaux vont être mis en place sur les supports tout neufs »

 

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Le laboratoire. Guilhem a ici son rôle à jouer et toute la chaîne commerciale et du conditionnement en dépend. Ici arrivent les produits proposés par les viticulteurs, il y a alors la dégustation, il faut sélectionner ces eaux de vie, échantillons amenés par ce producteurs.  Il faut alors couper les produits pour en sortir un finalisé. Un point important sur cette chaîne… c’est le « contrôle qualité » fait par Guilhem « maître de chai » et par Morgane. Uniquement après ce contrôle c’est le départ du produit finit vers les commandes. C’est dans ce laboratoire que seront élaborés une trentaine de produits qui partiront de la S.A « La Gabare ». Ces envois ne sont qu’à destination de professionnels, distributeurs indépendants. Les produits vendus à partir de la cave  « La Cale » sont destinés aux particuliers.

 

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Salle de mise en bouteille, environ 30 000 bouteilles par an.

 

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Ici sont stockées les matières dites sèches, essentiellement les bouteilles, voire aussi les bouchons.

 

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Avec Emilie : Atelier de préparation des commandes. Collages des étiquettes, mise en carton, avec étui, puis préparation des envois selon les commandes. A ce stade du conditionnement il y a deux personnes, la seconde, Alexandre est actuellement absent.

 

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Emilie, que l'on pourrait surnommer " les petites mains " (*)... il lui faut le geste assuré. En effet la présentation du produit défini vraiment son contenu, déjà par la qualité de la présentation

 

Stockage : produits finis et semi-finis. Expéditions.

 

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Bureau administratif : gestion, expéditions, douanes, comptabilité, service commercial.

 

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Accueil de la cave « La Cale ». Eve est la sommelière de l’établissement. Dans «  sa » cave elle accueille et conseille sur tous les produits de la société « La Gabare », orientant aussi les consommateurs /  acheteurs  potentiels, vers les produits qu’ils désirent et au mieux de leurs intérêts et goûts.

Elle a pour fonction de sélectionner les vins de différents producteurs qu’elle offre au regard des visiteurs sur les étagères de « La Cale ».

Plus de 800 références, certes il y a le produit, mais l’histoire de chaque produit qu’elle connait très bien ne vous donnera que plus l’envie de le découvrir, de l’apprécier au plus près.

Pour une première approche, un produit au nom plus que local : Frédéric Mestreau (Cognac grande Champagne), Saintais très célèbre, c’est un produit de Guilhem Grosperrin, entre autres.

 

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Mais rentrons un peu plus en avant au cœur de cette entreprise et écoutons Guilhem Grosperrin….

 

Votre entreprise fait travailler combien de personnes… ?

« Nous sommes actuellement huit, mais en certaines saisons nous pouvons aller jusqu’à quinze personnes.  J’ai une assistante de direction et comptable, une chargée de la qualité et des expéditions, une assistante administrative, un commercial à l’exportation, deux personnes à la préparation des commandes. Bien sûr Eve à l’accueil de la cave. Et moi-même »

 

Etes-vous satisfait depuis que vous avez la charge de votre entreprise ?

« Oui. Depuis huit ans nous avons de très bons résultats, notre chiffre d’affaires a été multiplié par quatorze. Nous ne faisons que des produits de qualité, ce qui peut aussi expliquer cette réussite ».

 

Dans votre cave « La Cale », vous offrez aux acheteurs potentiels bouteille à l’unité ou carton, mais en matière de prix… une bouteille ;. Du petit prix au maximum… ?

« Nous proposons des produits à partir de 30 € et pour le maximum…. 5000 €, là il s’agit d’une bouteille de vieux Cognac ».

 

Dans cette « cave à vins »on y trouve vins et spiritueux, Cognac, whiskies, armagnacs et rhums. On y découvre aussi des produits rares. Et pour répondre à une fidèle lectrice de Culture-Histoire.. « Oui on y trouve aussi des produits dans le domaine bio ».

 

Quelle est votre meilleure publicité… ?

« Actuellement nous avons commandes et expéditions vers le monde entier, c’est déjà signe que nous avons une bonne publicité sur des produits de qualité. Mais ce ne sont pas les médailles qui sont sur les bouteilles, c’est surtout la presse, voire les magazines professionnels qui nous aident le mieux. La presse professionnelle nationale et internationale c’est ce qui nous sert le mieux. La presse générale ce n’est pas très important ».

 

Avant de vous quitter, surtout de quitter ces lieux chargés d’histoire, surtout celle des produits viticoles, pouvez-vous nous dire si vous avez une devise, un comportement propre à vous-même, mais surtout en rapport avec votre spécialité (Mme Suzanne Rouyer-Guillet avait une devise… «  Faire face » ndlr) ?

« Le plus important c’est de faire lentement, c’est de faire bien ».

« Nous faisons tout à l’ancienne, pour cela j’ai cherché jusqu’à des méthodes qui existaient il y a longtemps. Toutes nos bouteilles passent une à une entre les mains d’Emilie et d’Alexandre (un peu comme une chaîne à dimension humaine. ndlr) ».

 

Une judicieuse remarque : L’alcool peut être dangereux s’il est consommé de manière déraisonnable. Il n’est pas question dans cet article de faire une publicité pour tel ou tel produit, mais plus spécialement de parler d’une entreprise conditionnant des produits du terroir, dans une tradition pluriséculaire, voire aussi valoriser le travail des hommes.

 

www.lagabare.com

 

(*) les petites mains:

Sont ainsi appelées les personnes qui travaillent dans la confection de la haute couture, bel hommage et beau rapport... quand on sait que dans ces deux domaines le mot " robe " est utilisé.

 

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