Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Guerre 39/45 - Des hommes " Devoir de mémoire ": Besson, Cole, Laret..

Publié le par Souris Michel - Médialonum

LE DEVOIR DE MEMOIRE (Texte argumentation écrit en 2002)

 

*

 

Les raisons majeures de cette animation / débat sont, d'une part: La présentation de la démarche historique par la recherche de témoignages et d'éléments matériels sur un fait, en l'occurrence il s'agit ici d'un fait de guerre.

 

Ceci doit nous faire prendre conscience, que ce qui' n'était au départ qu'un vulgaire morceau de tôle, un banal éclat de pierre, de vagues récits ou toute autre chose sans grand intérêt apparent, deviennent, du fait d'investigations précises, des témoignages empreints de vie, voire de respect, deviennent des reliques, car ils reflètent les drames vécus par des centaines de mille d'êtres humains.

 

Ces démarches d'investigations tant en recherche d'éléments matériels que de témoignages humains, s'appuyant sur des bases solides, dans le but de la Conservation de la mémoire des hommes, permettront la contribution de tous et de chacun de nous au DEVOIR DE MEMOIRE.

 

 

 

LA MEMOIRE

 

 

Pour les origines de la mise en action de notre mémoire et de sa transmission tout peut être supposé. Ainsi, certainement que les premiers occupants humains de notre terre, avant même d'avoir un langage très étendu, un peu comme les animaux, avaient dans leur programmation du comportement la mémoire de leu vécu, influant de ce fait sur leur mutation comportementale.

 

Puis un jour, au fur et à mesure de leur progression technique, peut-être même parallèlement à l'élargissement de leur langage ces hommes ont étendu leur vocabulaire.

 

Il est probable, qu'au cours de concentration d'individus, voire avant  de s'endormir, devant un feu, certainement jamais éteint, les hommes commentaient des faits de la journée, ne serait-ce qu'en se ventant. Je ne pense pas que les premiers hommes perdaient de leur temps en " Bla bla ou baratins " dits intellectuels " comme nous le pratiquons de nos jours.

 

Donc, de jour en jour, de mois en mois, d'époque en époque, nos hommes préhistoriques se remémoraient très certainement leurs faits glorieux, sans oublier les catastrophes et leurs grandes terreurs, voire même qu'ils se rassemblaient pour revivre ou se rappeler ces grands faits. Avec souvent pour repère lune, soleil et saisons.

 

Ce qui a fait, que de veillées en veillées, d'évolution en évolution, les grands faits, les traditions des ancêtres se sont inscrits d'eux-mêmes dans la transmission orale, mais aussi conserver sous d'autres formes, à savoir, peintures rupestres, graffiti et autres moyen de communication.

 

Il est probable, et même évident, qu'avant toute mémoire inscrite donc conservée, il n'y avait que la mémoire vivante, celle qui était transmise oralement et mémorisée uniquement dans le cerveau des individus, auteurs de ces faits et de ceux qui en avaient connaissance, soit pour les avoir vécus ou en avoir reçu l'information d'un ancêtre.

 

La mémoire sauvegardée étant essentiellement celle qui a été gravée, écrite. Au sujet de la mémoire sauvegardée, nos ancêtres avaient un avantage sur nous. Ainsi qu'ils s'agissent des hommes préhistoriques, dits " hommes des cavernes ", des fabuleux architectes pharaoniques, des flamboyants constructeurs de cathédrales, de bien d'autres qui gravaient ou inscrivaient leur mémoire sur des supports solides, résistant au temps. Leurs moyens de conservation étaient et reste plus durable que les procédés de l'homme contemporain qui fait trop confiance  à ses supports modernes, voir électroniques et basés sur le principe du magnétisme, avec tous les dérivés, ordinateur, CD, logiciels, etc…

 

En effet si une catastrophe, voire un séisme magnétique, même de minime importance survenait, qu'adviendrait-il de notre mémoire conservé selon ces procédés. Dans ce domaine on peut dire que la mémoire sauvegardée sous forme d'écrit peut rester plus fiable dans le temps.

 

Pour en revenir à la MEMOIRE VIVANTE, moyen de transmission orale de nos ancêtres, c'est cette méthode de transmission qui nous intéresse, en partie, aujourd'hui, mais pourquoi. !

 

Pourquoi…!  Et bien, de nos ancêtres de l'âge de pierre aux veillées de nos arrières grands-parents, il y a un point fort qui est commun, en effet la mémoire vivante reste la même, reste basée sur le même principe, mais, et on ne peut que le regretter, il est pratiquement impossible, que de veillées en veillées, des récits puissent nous parvenir d'aussi loin.

 

Je parle de ces faits non sauvegardés, non conservés, faits qui se transmettent par le moyen bien connu du bouche à oreille.

Pour un grand nombre d'entre nous, ici présents, nous n'avons pas connu ces soirées où ces instants, au cours de rencontres, durant desquelles des anciens racontaient des histoires, celles des autres et souvent la leur. Celle des autres c'est l'histoire qu'ils tenaient de leurs parents, grands-parents, ces derniers les tenaient eux-mêmes de leurs parents, voire leurs grands-parents, et on pourrait remonter encore plus loin, mais les exemples en la matière sont rares, malheureusement la mémoire vivante se disperse, s'atténue et s'évapore au fil des générations.

 

Concernant la mémoire vivante, il m'est possible de vous citer un exemple qui m'est personnel, mais en vous renseignant auprès des anciens de vos familles peut-être que vous pourriez constater, à votre tour, et être étonné à quel point la mémoire vivante nous concerne tous, faut-il avoir tendu les oreilles au bon moment…..

 

Dans la famille de mon épouse, je tiens de mon beau-père ce qui suit….

" Un soldat de l'empereur Napoléon 1er, qui avait fait la retraite de Russie, était revenu à Saintes, avec ses moyens de bord, comme l'on dirait aujourd'hui, et il avait survécu en mangeant le jarret de son cheval….

 

Bien sûr cela paraît léger comme information….  Mais à d'autres veillées mon beau-père (Ainsi que sa sœur) en ont rajouté, à savoir que ce soldat, je pense qu'il s'agit bien du même, pour échapper à la poursuite des gendarmes qui le recherchaient comme déserteur, il ne tenait pas à remettre ce genre d'expédition désastreuse, ainsi pour échapper au regard des gendarmes il s'était déguisé en femme…. 

 

Le nom de cet homme échappe à mon beau-père, mais dans le courrier de famille il y a deux lettres de l'époque napoléonienne, signées par un nommé BEY, qui déclare à sa famille saintaise que le lendemain de ce courrier l'empereur doit passer son régiment en revue….

 

Ainsi ces faits se corroborent mutuellement, c'est de la mémoire vivante à l'état pure, mais comme je l'ai conservée en l'écrivant, celle-ci devient mémoire sauvegardée.

 

Ainsi par le simple fait de cette mémoire vivante, je pense sans me tromper que j'ai ainsi eu connaissance d'une partie de vie d'un homme étant né à l'époque de la révolution française, ceci sans rupture du bouche à oreille.

 

Cette mémoire vivante, nous en sommes tous détenteurs, mais aussi souvent coupables de l'avoir fait disparaître, parlant principalement pour moi, mais d'autres personnes pourront se reconnaître…..

Qui n'a pas dit un jour…!  Comme moi-même je l'ai dit " Le papy, le pépé ou tel ou tel autre ancien, ancienne…. Il nous rabâche toujours la même chose, quand il commence on ne peut plus l'arrêter, il ne va pas nous remettre cela…..  Qu'il s'agisse de la guerre ou de tout autre fait vécu par ce narrateur ou dont on lui a, à lui aussi, fait le récit…

 

C'est ainsi que l'on fait taire la mémoire vivante, mais aussi on enferme dans son silence cette personne qui n'osera plus jamais raconter ces récits, même qu'agissant ainsi c'est aussi lui signifier qu'il n'est plus bon à rien, voire même qu'en le faisant se taire c'est nier son existence, voire celle de ceux dont il voulait parler.

 

C'est dommage, pour l'homme, mais aussi pour la transmission de cette mémoire vivante, car c'était peut-être le dernier détenteur de cette connaissance des faits qu'il aimait relater aux proches, c'était peut-être le dernier maillon d'une partie de notre passé.

 

Ainsi va le cheminement de notre mémoire, fut-elle collective ou au niveau familial, mais avec tout le respect que nous devons apporter au narrateur des faits rapportés qu'en est-il de nos jours.. !

 

Il y a cette mémoire sauvegardée et conservée, car mémorisée par un moyen physique, mais pour la mémoire vivante véhiculée depuis la nuit des temps jusqu'à notre génération, on peut dire en fait, sans beaucoup se tromper, que nous ne pouvons probablement remonter que jusqu'au récit que nos grands-parents, voire arrière grands-parents tiennent de leurs grands-parents, voire de leurs arrières grands-parents, vous pourrez vous-même faire le calcul, je crois que nous pouvons nous retrouver vers la fin de la révolution française.

 

La mémoire inconsciente remonte à la nuit des temps, la mémoire consciente ou vivante ne survit que grâce à la méthode du bouche à oreille.

 

Je pense que les " grandes frayeurs " vécues par l'humanité, en outre d'être gravées dans notre inconscient, sont certainement inscrites dans notre génétique.

 

Parmi les grandes frayeurs qu'ont connues et subies les hommes, outre les catastrophes naturelles, il y a eu et il y a encore les calamités humaines, soit: Génocide, barbarie et acte de terrorisme, ceci à petite ou à grande échelle. Aussi les hommes doivent se rappeler ces faits, se rappeler les  victimes, se souvenir d'hommes dignes de ce nom, qui avaient fait ou qui font encore leur, l'honneur et le combat pour la défense de l'homme.

 

Souvent ce combat a été, et est pour certains, voire combattants de toutes sortes, voire journalistes… un ultime combat.

 

Ainsi qu'il s'agisse de la mémoire vivante, de la mémoire sauvegardée, le respect engendré par la narration, par la connaissance de grands faits vécus par nos ancêtres, héros ou victimes à l'échelon individuel ou collectif, fait que " Conserver la mémoire " des hommes devient un " Devoir ".

 

Ce " Devoir de mémoire ", terme moderne, certainement dû à une médiatisation importante des faits qui bouleversent l'humanité, s'il s'adapte tant aux grands évènements collectifs, qu'individuels, ne peut ignorer la cellule familiale. C'est tant mieux, car si la mémoire est une arme contre l'oubli, le devoir de mémoire  est une arme de prévention contre toute atteinte à l'homme.

Mais nous pouvons nous demander…. Ce devoir de mémoire, à quelle époque devons nous remonter pour que cela nous apporte une satisfaction morale… !

 

Il est vrai que le DEVOIR DE MEMOIRE, tel que le terme est entendu comme le vécu de notre collectivité, il faut bien en convenir, ne peut remonter à la nuit dès temps, sauf pour le respect du genre humain en général.

 

Nous pourrions prendre comme éléments de références, pour en parler en termes forts trois grands faits qui ont marqué nos contemporains, au sens large du terme. Ainsi il y a eu la guerre franco – allemande de 1870, puis la 1ière guerre mondiale de 14/18 et la 2ième guerre mondiale de 39/45.

 

La dernière guerre est toujours présente dans le cœur des hommes, mais aussi dans leur corps et dans leur mémoire, la 1ière guerre mondiale est encore présente dans le cœur des gens qui ont eu des proches qui ont souffert de cette guerre, ce conflit de 14/18 est aussi présent dans le corps de peu de survivants qui ont souffert dans leur chair de ce conflit, mais aussi cette guerre des tranchées demeure dans la mémoire de beaucoup, pour en avoir entendu tant et tant d'atroces récits.

 

Quant à la guerre de 1870 contre l'Allemagne, elle s'estompe de notre mémoire vivante, peu de gens ont encore dans le corps et le cœur des cicatrices de ce conflit.

 

Je pense, sans me tromper, que pour placer dans le temps ce DEVOIR DE MEMOIRE, nous devons nous laisser guider par notre affectif.

 

On peut aussi déclarer, haut et fort, que, tant que demeurent en vie des gens ayant connaissance de barbarie, de génocide, de terrorisme, à quelque échelle que cela soit, tant que l'homme aura le cœur serré à ces seules évocations, le DEVOIR DE MEMOIRE devra être sollicité.

 

La MEMOIRE….  c'est le respect des hommes dignes de ce nom qui nous ont procédé, mais c'est aussi une arme contre toute forme de guerre, la mémoire c'est la seule arme qui reste aux hommes  quand leur corps est usé par les années et affaibli par l'âge.

 

 ****************************************************************************************

***********************************************************************************************

BESSON Adrien

" Mort pour la France et pour la liberté " 1908/1944

Alors qu'il était fermier à Corme Royal, Adrien Besson avait hébérgé chez lui, le temps d'une nuit, un aviateur américain dont l'avion venait de tomber à Nieul les Saintes, après un combat aérien. Le pilote de l'avion, un B17 était mort dans le crash. pour avoir aidé un allié A.Besson avait été arrêté et déporté au Struthof de Natzwiller le 7 avril 1944 où il y avait trouvé la mort le 29 avril 1944.

A-AdrienBESSON.jpgT
Trois enfants: Daniel, né en 1938 – Didier, né en 1940 – Marc, né en 1943

  

 

Un hommage a été rendu à Mme BESSON le samedi 19 janvier 2002, au cours d'une visite à la maison de retraite.

Ainsi Albert DUC qui a sauvé l'aviateur américain Jim BRADLEY a rencontré, en compagnie de Michel SOURIS, Andréa BESSON qui a perdu son mari pour avoir sauvé l'aviateur américain C.NORTON. Les deux hommes étant du même avion tombé à NIEUL LES SAINTES le 5 janvier 1944.

 

 

ARRESTATION DE MON MARI:

            A cette époque nous étions à la ferme de Monsieur ..............., mon époux y travaillait comme ouvrier agricole.

            Suite à la destruction de son avion par des chasseurs allemands, un parachutiste américain s'est posé dans le canal vers " La moulinette ", situé dans les rouches, lieu proche des " Rivollets ".

            Des voisins qui avaient récupéré le parachutiste nous l'avaient amené à la ferme. Ainsi nous l'avons fait sécher et réchauffer, puis nous lui avons fourni des habits civils.

            Quand l'homme est arrivé à la maison il y avait mon mari et mon patron. Dans l'après-midi le patron nous a demandé de ramener l'aviateur là où il avait été trouvé  car les Allemands allaient arriver. Malheureusement ce parachutiste avait déjà signalé  aux gendarmes de CORME ROYAL, le lendemain ceux-ci sont venus, quant à l'homme il avait couché dans une grange à foin. Je me souviens que madame ROLLAND, notre voisine, était venu voir l'Américain à la maison.

Par la suite cet aviateur, Clarence Cécile NORTON s'est retrouvé pour quatre mois chez madame PORTRON à NANCRAS.

            En fait les gendarmes n'avaient pas voulu enregistrer la déclaration ..............  par peur des allemands. Dix jours après le crash de l'avion américain mon mari a été arrêté.

            Le dimanche précédant son arrestation mon mari avait été chez une sœur, on lui avait conseillé de partir, mais il n'avait pas voulu à cause des représailles sur sa famille. Le lundi matin suivant les Allemands sont venus le chercher, ils l'avaient déjà interrogé une première fois, je me souviens c'était le jour de la foire de PONT L'ABBÉ D'ARNOULT.

            Mon fils aîné, âgé de six ans à l'arrestation d'Adrien, a été très marqué quand son père a été emmené par les Allemands.

            Ainsi les Allemands, la Gestapo, l'ont emmené à Saintes, puis il a été transféré à LA ROCHELLE, pour être transféré dans un camp de déporté.

            Ainsi Adrien est mort au camp de NATZWILLER où il avait été déporté, j'ai visité ce camp, une alsacienne m'a raconté qu'une fois, les prisonniers construisaient un chemin (Route !), qu'un homme était mort à ce moment là et que s'en s'en soucier plus l'empierrement était continué sur son corps.

            Le docteur BOUCHER de PISANY avait été déporté dans ce camp, mais comme il était médecin et qu'il pouvait soigner des personnes les Allemands l'avaient épargné.

            A la libération, la sœur de mon mari qui habitait à ST ROMAIN DE BENET avait expliqué aux F.F.I le destin tragique de mon père et avait parlé de .............; à l'origine de son arrestation.  

Andréa Besson (Recueilli par Michel Souris)
 


5-1-2002-copie-1.jpg Besson-Adrien---MPLF.jpg
A gauche (Veste bleue) Marc Besson, l'un des fils d'Adrien. Devant la stèle de " Rochevent " à quelques dizaines de mètres du point de chute du B17 du capitaine C.D Cole

                                                                                                   *


BUFERME Ginette

" Elle a pris le risque de résister, en mission sur son petit vélo elle a contribué à la grandeur de la France "

IMG-1365.JPG
A la fin du 20ième siècle un film parlait de ces agents qui se déplaçaient en bicyclette en portant des messages secrets " La bicyclette bleue " (Adaptation du roman de R.D)

Num--riser0001-copie-3.jpgSeptembre 1941, sur les marches de sa maison. 

Un peu de sa vie en 39 / 45:

 

 

BUFERME Ginette, née le 7 août 1924

 

Employée à la Sous-Préfecture de SAINTES:

 

                        A l'âge de 15 ans je suis rentré comme employée de bureau à la Sous – Préfecture de Saintes, soit en septembre 1939, pour en partir le 20 février 1944.

                        J’avais perdu mon papa alors que j’étais jeune et c’est ma cousine qui travaillait à la Sous-préfecture de Saintes qui m’a fait rentrée dans cette administration.

                        Le Sous-Préfet de l'époque était M. LINARES ou…… Le secrétaire Général était M. GENCEL.

                        A cette époque le Commissaire de Police était Paul MAMERT (Il sera dans la résistance) dès 1940. Ce commissaire de police a  un mémorial élevé en sa mémoire à BORDEAUX.

Le commissariat avait ses bureaux dans l'actuel conciergerie de la Mairie.

                        Les bureaux de la Sous-préfecture étaient situés au 1er étage, au rez-de-chaussée  il y avait les bureaux des Ponts et chaussées, à cette époque le Directeur des P et C était Monsieur GUERRY (Famille du garagiste PEUGEOT). Son bureau était situé au-dessus de la conciergerie de la Sous-Préfecture, conciergerie tenu par M. GUICHARD qui était un policier (Qui savait bien me réprimander quand je passais avec mon vélo où il ne fallait pas). A cette époque il y a aussi eu M Truffandier (orthographe.. !) comme secrétaire.

                        Dans le bureau de M. GUERRY il y avait Pierre GEOFFROY, un copain, il travaillait à ce service. Pierre sera tué par les Allemands le 24 août 1944 sur le cours Lemercier à Saintes, il était peut-être comme moi au groupe O.C.M (Réseau résistants).

                        Je possède encore des photos de cette époque, voire du bureau et de mes collègues.

                        Ainsi dans la résistance j'appartenais au groupe O.C.M, comme agent de liaison.

                        Voici mes débuts dans la résistance: A la Sous-Préfecture il y avait un homme âgé qui avait perdu sa jambe à la guerre de 14/18, il avait un pilon à la place, il se nommait Joseph Delavaud. Je respecte énormément cet homme; quand les Allemands sont arrivés en FRANCE il parlait au Commissaire Paul MAMERT  et il lui disait….

           " Tu te rends compte Paul, tout ce qu'on a fait c'est pour rien, tout est à recommencer….  " Les larmes lui coulaient.

            Je lui ai mis la main sur l'épaule et je lui ai dit…

                        " Ne pleure pas Jo je te vengerai… " Le Commissaire m'a alors regardée et je suis rentrée en résistance comme cela.

 

                        J'ai donc servi d'agent de liaison avec des autorités de Saintes, ce qui me faisait faire de nombreux kilomètres.

                        Des missions se débutaient souvent de la manière suivante, Le Secrétaire général me faisait appeler et il me disait " Ginette, Paul te demande… ", je mettais alors la main sur le bras de Jo et je lui disais " Jo, je m'en vais….. " Jo baissait alors la tête sans rien dire.

                        Durant mon départ c'est Jo qui faisait mon travail.

                        Je suis resté dans cette ambiance jusqu'en 1944. J'allais souvent à la Kommandantur et une fois j'ai écouté ce qu'il fallait que j'entende, mais un planton allemand qui s'était rendu compte que j'avais un peu trop ralenti dans le virage  s'était amené sur moi en criant (Pour être correcte), il avait une voix à vous éteindre et il m'a braqué un fusil dans le dos; dans ces cas-là on ne pouvait jamais savoir leur réaction. A ce sujet, la nuit quand il y avait de la lumière visible de l'extérieur (Il y avait le couvre feu) les soldats tiraient des coups de fusil dans les vitres, après un premier avertissement.

                        Après l'arrestation de mon cousin Roger QUINTARD, certainement à l'époque du changement du Sous- Préfet, je suis partie travailler à ST JEAN D'ANGELY, ceci pour des raisons de sécurité. Mon cousin sera fusillé.

                        Ainsi, le 20 février 1944, je me suis trouvée un logement chez mon cousin André JOUBERT, boulanger à MIGRON.  J'ai continué dans la résistance.

 

                       

Arrestation de Roger GUINTARD, résistant:

 

                        Mon cousin était dans la résistance, il avait un dépôt d'armes à " Champboudeau " à Saintes.

                        Quinze jours avant son arrestation il venait de perdre un petit garçon prénommé René. Il a été dénoncé par une femme, elle serait toujours en vie (1996)

                        Un soir nous étions chez lui pour manger ensemble, leur maison se situait à l'angle de l'impasse PENY. Dix allemands et un inspecteur de Police français (P..........) sont arrivés par le dessous de la maison, en fait par la cave;

                        Je revois toujours le visage blême et les yeux de Roger, qui se voyait déjà emmené…. Roger GUINTARD  a été fusillé par les Allemands. (Voir Hommage aux 130 fusillés de la butte de BIARD  - POITIERS – Edition du 2 juin 1985 – Collection MS)

                        Il y a eu une dizaine d'arrestations en même temps que celle de mon cousin.

 

Arrestations au Café des Colonnes:

 

                        Un jour j'avais quitté mon bureau de la Sous-Préfecture pour aller porter, à pied, du courrier sur le cours National. Alors que je descendais le cours, arrivant au niveau du " Café de Paris " (CARLIER parfumeur en 1998), j'ai vu des miliciens et des Allemands qui sont venus arrêter des gens au " Café des colonnes " (Meubles Le Tallec en 1998 / angle rue du bois d'amour).

                        Comme je continuais ma route, une main m'a touché dans le dos et m'a dit de ne pas me retourner…..

                        " Ne vous retournez-pas, vous seriez vous aussi arrêtée…. Allez porter votre courrier….  "

                        C'était l'avocat BONNE, lui aussi de la résistance (Mort pour la FRANCE).

                        Monsieur BONNE m'a évitée des ennuis à deux reprises.

 

 

Bombardement Saintes – Jour / 14 août 1944 – US Air force:

 

                        Ce jour-là je me trouvais à la maison avec maman. Au début du bombardement  (Ou de l'alerte !!) nous sommes descendus à la cave, utilisant l'escalier en béton armé. C'est d'ailleurs sous cet escalier que nous nous sommes abrités, comme on nous l'avait conseillé en pareil cas.

                        Quand nous avons voulu remonter au rez-de-chaussée , la porte bloquait, tout nous tombait dessus. Dans la maison il y avait plein de gravats et de tuiles, nous ne pouvions plus ouvrir les portes.

                        On a retrouvé un éclat de bombe dans la deuxième partie de la cave, notre commode a subi des dommages, sa plaque de marbre a été cassée et un éclat de bombe en a perforé le bois, l'éclat de bombe ayant été projeté par la fenêtre. La chambre avait un trou dans le plancher et il y a eu une bombe qui a explosé dans le jardin.

                        Après ce bombardement j'ai vu passer des charrettes transportant des morts, les membres des morts pendaient de ces charrettes.

                        Notre maison était devenue inhabitable, aussi nous avons été logés chez Monsieur Paul AUGÊ, directeur de l'hôpital.

 

 

Blessures par mitraillage avions / 27 août 1944:

 

                        En juillet 1944 je travaillais donc à ST JEAN D'ANGELY et je logeais chez mon cousin à MIGRON. Le 27 août 1944, j'étais sur la route avec une amie, nous nous déplacions en vélo.

                        Les alliés avaient donné comme consigne de ne pas se trouver sur les routes le 27 juillet, il y avait des risques de mitraillage par des avions.

                        Ainsi avec mon amie Suzanne BURON nous venions de MIGRON, c'était l'après-midi, mais peu de temps après notre départ une voiture de F.F.I nous a prises en charge. En fait nous allions à FONTENET où se trouvaient les rescapés des combats du 14/8 de CHATEAU GAILLARD. Notre moyen de transport était une traction avant (CITROEN) sans aucun signe indiquant la qualité de F.F.I, c'est alors que des avions canadiens sont arrivés, nous nous trouvions aux dernières maisons de CHAGNON D'AUMAGNE, la voiture s'est alors arrêtée le long d'un muret.

                        Nous avons rapidement abandonné la voiture et nous nous sommes précipités dans le fossé, les maquisards avaient tenté de tirer leurs fusées " Bleu-blanc-rouge " mais cela s'était enrayé et donc pas de signal. A un autre essai une fusée est partie, mais l'avion avait mitraillé. Bien que je m'étais mise à plat ventre dans le fossé, me prenant une grosse pierre, sous mon corps, au niveau de l'estomac, j'ai eu plein d'éclats des projectiles dans le corps. Mon amie a eu un éclat dans le poumon.

                        Durant ce temps là j'avais aperçu quelqu'un sous un arbre, puis des gens sont venus nous secourir. Le mitraillage avait eu lieu près des maisons.

                        Quant à la voiture elle n'a pas été détruite, les vélos étaient attachés sur le coffre de celle-ci. Mon vélo avait été endommagé, il a fallu changer les deux roues. C'est M. BALLANGER qui a ramené mon vélo chez mon cousin André JOUBERT.

                        Nous avons passé la nuit chez nos sauveteurs  (Famille de Flora SERPAUT), puis le matin on nous a emmenées en ambulance à l'hôpital de ST JEAN D'ANGELY, escortés par deux maquisards. Des éclats m'avaient déjà été enlevés sans m'endormir, c'était comme cela chez les résistants.

                        J'ai encore des éclats dans le corps, soit dans ma jambe droite, dans le bassin et près du cœur (Proximité artère fémorale). J'ai conservé quelques éclats qui m'avaient été retirés à l'époque, soit 5 ou 6 petits éclats de quelques millimètres carrés.
                        Actuellement, ce 10 août 2007, ces éclats de métal que j'ai toujours dans le corps, me procurent des souffrances dans leurs zones immédiates
                       
                       " Monsieur vous viendrez à mon départ !
                       - Oui Madame je serais là.
                       - Oui Ginette... pour moi tu auras toujours 17 ans... Tu seras revêtu du bleu du ciel, du blanc de la pureté des sentiments qui avaient motivé ton engagement, du rouge pour la force qui t'animait "

                                                                                             *

COLE Charles Donald

" Capitaine de l'US Air - force mort aux commandes de son avion le 5 janvier 1945. Pilote du B17, il a eu un comportement héroïque en restant dans son avion jusqu'à la minute fatale. Son appareil, en grande difficulté, se dirigeait sur Nieul les Saintes et Saintes. 
Mort pour
la liberté et la France, au sein des forces alliés "

   B-CapitaineCole.jpg      Vid--o-5-Montre.jpg

" A Nieul les Saintes, comme aux USA, il est considéré comme un héros du fait de son geste héroïque. Cet homme, âgé de 24 ans, aurait pu, comme les dix autres membres d'équipage sauter en parachute de son avion, avant que celui-ci ne s'écrase et explose au lieu-dit " Rochevent "
" Je crois que j'ai fini par connaître cet homme, sans jamais l'avoir rencontré. J'ai tellement ramassé des morceaux de son avion et des fragments d'os, tellement interrogé de témoins (environs 75), et puis ces longs moments que j'ai vécu avec cet homme dans mon imaginaire. Enfin la rencontre avec son fils en 2001, ont fait que cet aviateur est un peu comme un ami trop tôt disparu "
(Voir aussi Guerre 39/45 - Crahs avions)


   

LARET Jean

Fen--tre-copie-1.jpg

A mon ami Jean Laret, résistant et déporté à Buchenwald.

Il a connu les chemins de la mort, aujourd'hui il témoigne dans les lycées, par ce témoignage il est la mémoire sur les chemins de la vie.
    
           Laret-J-1.jpgLaret-J-2.jpg

                          IMG-0540.JPG

Jean Laret - Né le 22 mai 1925

En regard de la France :

Officier dans l’ordre de la légion d’honneur

Croix de guerre avec palmes

Médaille des Combattants Volontaires de la Résistance

Médaille de la déportation

En regard de la SNCF :

Médaille du travail : Argent, Vermeil, Or.

 

En regard de la ville de Saintes :

Intervention E.E.T.A.A (Devoir de mémoire – Michel Souris)

Intervention école primaire CM2 (Transmission  de la mémoire – Michel Souris)

Intervention depuis une dizaine d’années avec Gilberte Bouquet de St Sauvant (déportée à Ravensbrück) sur le thème de la Déportation (Devoir de mémoire)

Intervention E.E.T.A.A (Exposition 60ième anniversaire libération de Saintes)

Intervention collège René Caillié avec Gilberte Bouquet (Thème de la déportation – Objet d’un magazine pour FR3 – Michel Souris) 

                                                                                   
                                                                            *

PATRY

TALLET René " Violette "

" Si peu d'hommes ont fait beaucoup pour la France et, comme le disait le général De Gaulle.... surprenant tous ces maquisards en haillons.."

" René Tallet, un des chefs de la brigade Rac, fut de ceux-là, à la tête du bataillon Violette (Son nom de guerre) venu de la Dordogne, il a sauvé Saintes des barbaries des hordes nazies " 

Qui pourrait dire quel aurait été le comportement exact de ces troupes allemandes qui revenaient sur Saintes; à cette époque elles étaient cantonnées dans la poche de Royan.

Saintes - 4 septembre 1944 - Route de Marennes (Crs Paul Doumer)

Ce jour-là 5 F.F.I du bataillon ont trouvé la mort (Morts en combat régulier), ainsi qu'un saintais Georges Lhoumeau (Assassiné).

Casque-allemand.jpg
 Le casque d'un des attaquants allemands. Le trou est-il celui décrit par l'homme qui a tiré sur ce soldat..! (Photo M.S 1995)

Violette-sur-le-cours-national.jpg Ces combattants, des hommes avec très peu d'armement. René Tallet " Violette " sur le cours national, après cette victoire où si peu d'hommes ont tenu tête à un grand nombre d'attaquants.
" Ces combattants en haillons avaient, comme Charles de Gaulle et tant d'autres anonymes, une certaine idée de la France , mais aussi de l'honneur "


TENANT DE LAtOUR Philippe  " Marie - Antoinette "  

" Présent au combat de libération de Saintes, le 4 septembre 1944. son action a été déterminante dans la victoire des F.F.I de la brigade Rac. Il faisait partie du bataillon Violette ".

Marie-Antoinette.jpg Photo cérémonie du 4 septembre 2004. Avec les enfants des écoles, lecteurs de faits de guerre (occupation allemande à Saintes)


TOURNEUR
  Marcel

Professeur de dessin. Rencontré par l'auteur en maison de retraite " les jardins de Saintes ".
Décédé en 2003 à l'âge de 95 ans, il était devenu aveugle et vivait ainsi depuis quelques temps dans sa petite chambre avec ses souvenirs, ses images qu'il avait encore bien en mémoire. Puis tous ces dessins qu'il aimait montrer à ses visiteurs.
c'était un artiste peintre de talent. 
Mais surtout il a permis de retrouver la famille de Robert Dartagnan un autre célèbre artiste peintre (Aussi professeur) qui malheureusement avait été fusillé par les Allemands au mont Valerien avec 99 autres malheureux otages.

L'auteur de ce site est heureux et honoré d'avoir visité réguièrement Marcel Tourneur avec qui il s'était lié d'amitié et avec qui il avait fait de fabuleux voyages, ceci virtuellement sans quitter cette petite chambre des " Jardins de Saintes ".



VAN WYMERSCHE  Raymond

Héros de la seconde guerre mondiale.

Pilote dans les Forces aériennes Françaises libres.

A l'origine, de par sa carrière militaire, du film " La grande évasion".



 


" Il s'agit d'hommes et de femmes que j'ai rencontrés ou sur lesquels je posséde un dossier. Il n'est pas tenu compte du bord où se trouvaient ces personnes au cours du conflit 39/45 "
" Il est hors de question de faire le moindre rapprochement entre les personnes qui ont combattu pour la France et la liberté et ceux qui étaient engagés au service d'un système barbare et totalitaire "

                                                        *


BAÏER Josef

Ancien combattant de l'armée allemande. Militaire dans la Luftwaffe.
Prisonnier de guerre il a terminé sa vie à Saintes et il a été inhumé au cimetière St Pallais. Son intégration et sa sympathie ont fait que cet homme a obtenu mon amitié. Il séjournait dans le quartier de mes parents et de mon enfance, c'est ainsi que je l'ai rencontré. Il fut certainement un combattant comme tant d'autres, jusqu'à preuve du contraire il n'était pas obligatoirement nazi et peut-être encore moins criminel de guerre. Il avait participé à la terrible bataille de Stalingrad, le mot enfer serait plus adapté. (Dans les bombardiers allemands)
" Josef, nous devrons toujours nous rappeler que outre que tu portais un uniforme à la croix maudite, tu as participé à un des plus terribles combats, contre les Russes, de la deuxième guerre mondiale " M.S

          IMG-1273-copie-1.JPG          IMG-1274-copie-1.JPG

                  Livret militaire. Certainement avec sa mère Anna Baïer (née Klügl)

                                         IMG-1265.JPG
                                      Cimetière St Pallais à Saintes

Un peu de sa vie: Né en 1922 à Regensburg (Allemagne), en Bavière. Il est resté dans cette ville jusqu'à l'âge de 17 ans, époque où il est rentré comme apprenti peintre. Un peu après son dix neuvième anniversaire il s'est retrouvé dans l'armée allemande au sein de la Luftwaffe. Il volait sur un " Focke wulf " (Appareil avec double fuselage, comprenant 4 membres d'équipage). Il a participé au bombardement de la grande ville russe de Stalingrad (ville occupé par les Russes puis par les Allemands où ces derniers ont du capituler). 
A la fin de la guerre, le 12 mai 1945, il a été fait prisonnier à Burghausen, à 60 kilomètres de chez lui.  Puis il a été transféré à Epinal, en France, d'où il s'était évadé. Repris il avait été envoyé à Toulouse comme prisonnier de guerre. Là il a été affecté au travail dans la campagne. Après 4 ans 1/2 de guerre, Josef Baïer a effectué autant en tant que prisonnier. A Toulouse il a rencontré une veuve avec qui il a vécue. Cette personne, originaire de Saintes, avait deux enfants (Il a toujours gardé une relation avec eux). Ainsi après sa libération, ayant repris son métier de peintre, il est revenu vivre  à Saintes avec sa compagne. A Saintes il a travaillé dans l'entreprise de M.Pourteau, puis il est tombé veuf. Josef Baïer, qui demeurait sur  la fin de sa vie rue Denfert Rochereau, dans un appartement appartenant à la famille de M. L...... 
A son décès, en 2000,  ses propriétaires avaient organisé des obsèques religieuses. 
Cet homme demeurait dans le quartier de mes parents, rue St Pallais. Il était très connu dans le quartier comme un homme sympathique et courtois. Il avait pris ses petites habitudes et il m'arrivait de le rencontrer régulièrement, nous prenions ensemble le café et je lui avais prêté mon livre sur le crash de l'avion anglais d'Ecurat. Il avait alors accepté de témoigner. Son témoignage est court, certes, mais soit la mémoire lui a fait défaut, soit les faits vécus sont trop lourds....
Un jour il a dit à ses compagnons de zinc (Banque de bar)... " Monsieur Souris... je crois qu'il m'aime bien... " 
" C'est vrai Josef, et puis tu saluais gentiment mes parents, tu étais bien accepté des gens du quartier. Je présume que tu n'as qu'un point commun avec ton triste ex commandant en chef... mis à part que tu servais son système, tu as, comme lui, étais apprenti peintre au même âge ".

                                                               *

Voir les commentaires

Création - Des enveloppes... Saintes, Chaniers, Andrésy, Conflans

Publié le par Souris Michel - Médialonum

Enveloppes Villes

Enveloppes.jpg Grand duché du Luxembourg - Refusée

Andrésy - Acceptée - Utilisée

conflans Ste Honorine - Acceptée - Utilisée

Chaniers - Utilisée

Saintes - Protégée - Acceptée - Utilisée

Voir les commentaires

Plaisir des mots: Les parties de notre corps, les animaux

Publié le par Souris Michel - Médialonum

Ces deux listes sont le résultat de notes, mots pris uniquement dans la mémoire de l'auteur. Notes datant de 1986 et enrichies au fur et à mesure.

Nos amis les animaux (Ecrit de mémoire)


Doux comme un agneau
Innocent comme un agneau qui vient de naître
Jouer au loup et l'agneau (jeu)

Faire l'âne pour avoir du son
Il n'y a pas qu'un âne qui s'appele Martin
Quel âne bâté
Sauter du coq à l'âne
Tétu comme un âne


Un essaim d'abeilles en juillet ne vaut pas une mouche

Filer comme une anguille
Il y a anguille sous roche

Attendre que l'alouette tombe toute rôtie (Larousse 1958)
Un miroir aux alouettes

Araignée du matin signe de chagrin, araignée du soir signe d'espoir

Faire l'autruche (Refuser de voir ce qui peut arriver ou arrive)

Crotte de bique
Elle tient mieux sur le dos qu'une bique sur les cornes

Arrêter la charrue pour faire pisser les boeufs (Prendre le temps de faire quelque chose)
Mettre la charrue avant les boeufs
Qui vole un oeuf vole un boeuf
On fait ce qu'oon peut on n'est pas des boeufs
Saigner comme un boeuf
Une soif de boeuf
Un vent à écorner les boeufs

Un bouc émissaire
Un vent à écorner les boucs
Sale comme un bouc

Avance bourrique
Faire tourner en bourrique

Kif kif bourriquot (C'est pareil)(Bourriquot = Cheval..)

Une brebis galeuse

Sauter comme un cabri

Avoir le cafard

Allez au canard (S'accoupler)
Faire des canards
Faudrait pas prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages
Il n'y a pas de quoi casser quatre pattes à un canard
Pas de pitié pour les canards boiteux
Un canard (Journal)
Un canard boiteux (Ne pas faire comme les autres ou ne pas être comme les autres)
Un froid de canard

Bailler comme une carpe
Muet comme une carpe

Avoir d'autres chats à fouetter
Avoir un chat dans la gorge
Comme un chat qui court après sa queue
Donner sa langue au chat
Ecrire comme un chat
Faire une toilette de chat
Faire le chat (Lécher les plats)
Flairer les chats (s'impatienter)
Guetter quelqu'un comme le chat saute sur la souris (Toujours espionner quelqu'un sans se cacher)
Jouer au chat et à la souris
Il n'y a pas de quoi fouetter un chat
Il n'y a pas un chat
Il faut appeler un chat un chat
La nuit tous les chats sont gris
Le chat t'a-t-il mangé la langue ?
Leste comme un chat
Quand le chat dort les souris dansent
Réveiller le chat qui dort
S'entendre comme chien et chat
Chat
perché, chat coupé (Jeu)
Acheter chat en poche (Sans vérifier  - De Larousse)

A la santé de nos femmes, de nos chevaux et de ceux qui les montent
Attention au cheval de Troie
Avoir mangé du cheval
Avoir une fièvre de cheval
Avoir une force de cheval
Ce n'est pas le mauvais cheval
C'est la mort du petit cheval
Changer son cheval borgne contre un aveugle
Dire quelque chose à un cheval de bois et il nous donnerait un coup de pied (Dit en se fichant...)
Etre à cheval sur le règlement
Fait une caresse à un cheval il te donnera un coup de pied (Gentillesse inutile)
J'en parlerai à mon cheval (On se fiche de ce que l'on vient d'entendre)
Monter sur ses grands chevaux
Ne pas valoir les fers d'un cheval crevé
Tu parles comme mon cheval mais tu cours moins vite sur les principes

Ménager la chèvre et le chou
La chèvre broute là où elle est attachée
Rendre quelqu'un chèvre (le rendre fou)


Avoir mangé du chien enragé (Etre en furie)
Et la porte c'est fait pour les chiens (porte non refermée)
Fi de chien
Je ne suis pas ton chien
Jouer au chien vert (Jeu)
Avoir un mal de chien
Avoir une mine (Les yeux) de chien battu
Merci qui! Merci mon chien...
Nom d'un chien
Parler à un tiers comme à un chien
Quel chien l'a mordu (se dit de quelqu'un en colère)
Qui va à la chasse perd sa place, qui y revient y trouve un petit chien (place occupé par un autre)
Qui veut tuer son chien dit qu'il a la rage
Etre entre chien et loup (Pénombre..)
Fidèle comme un chien
Fou comme un jeune chien
Avoir du chien
Finir en jeu de chien
Garder à quelqu'un un chien de sa chienne
Juste bon à jeter aux chiens
Mordu par un chien enragé (se dit de quelqu'un en colère..)
Reçu comme un chien dans un jeu de quilles
Se faire abattre comme un chien
Se regarder en chiens de faïence
S'entendre comme chien et chat
Suivre quelqu'un comme un petit chien
Traité comme un chien gâleux (Tenu à l'écart)
Un caractère de chien
Une vie de chien
Un temps de chien
Un temps à ne pas mettre un chien dehors

C'est chouette
Curieux comme une chouette (Ou vieille....)
Une personne chouette
Une vieille chouette

Servir de cobaye

Adieu veaux, vaches, cochons
Cochon
qui s'en dédit
Gueuler comme un cochon qui a la queue coincée dans une porte
Gueuler comme un cochon qu'on égorge
Copain comme cochon
Ecrire comme un cochon
Avoir une tête de cochon
Donner de la confiture aux cochons
Tu iras loin si les petits cochons te mangent pas
Dans tout homme il y a toujours un cochon qui sommeille
On ne sait pas si c'est du lard ou du cochon (Grande peur qui fait perdre les repères)
Un caractère de cochon
Un temps de cochon
Une histoire cochonne


Sauter du coq à l'âne
Les bons coqs ne sont jamais gras
Se lever au chant du coq
Faire son petit coq
Surveillez vos poules  nos coqs sont lâchés
Rouge comme un coq

Un corbeau
Noir comme un corbeau
Ravitaillé par les corbeaux

Bailler aux corneilles (Rester sans rien faire)

Maigre comme un coucou

Avaler la couloeuvre (croire n'importe quoi..)
Fainéant comme une couloeuvre

Un vrai panier de crabes
Marcher en crabe

Avaler un crapeau
Laid comme un crapeau

Avoir des larmes de crocodiles

Blanc comme un cygne

Sot comme un daim (larousse - dico)

Avoir l'air d'une dinde

Etre le dindon de la farce

Rouge comme un écrevisse

Une mémoire d' éléphant

Aller comme un escargot
Les escargots n'ont pas le temps de monter aux roues (Vitesse excessive)

Une tête de fouine

Avoir des fourmis dans un membre
Un vrai travail de fourmi

Frais comme un gardon

Faire quelque chose ou peindre la girafe (Geste intime...)
Une grande girafe

Donner de l'avoine aux gorets
Dresser le nez comme un goret qui sent la merde
Sale comme un goret
Un vrai travail de goret

Manger la grenouille (Faillite)
Une grenouille de bénitier

Faute de grives on mange des merles

Avoir une taille de guêpe

Faire le pied de grue (Attendre en vain)

Une hirondelle ne fait pas le printemps

Cause toujours mon lapin (Ce que tu dis est sans importance)
Cela ne vaut pas un pet de lapin (Sans aucune valeur)
Détaler comme un lapin
Le coup du lapin (Nuque brisée ou cassé)
Se faire descendre comme un lapin (Cible facile)
Poser un lapin
Un chaud lapin
Un drôle de lapin

Faire le lézard (Se faire bronzer)
Prendre un bain de lézard (S'étendre au soleil)

Il ne faut jamais courir deux lièvres à la fois
Lever un lièvre
Soulever un lièvre

Avoir une tête de linotte (Ne rien retenir...!!!)

Avoir mangé du lion (Beaucoup d'énergie)
Le lion (Churchill)
Se défendre comme un lion
Se tailler la part du lion (Prendre la plus belle part)
Tourner comme un lion en cage

Dormir comme un loir

Avancer à pas de loup
Avoir une faim de loup
Avoir un loup dans le nez
Etre connu comme le loup blanc (ou gris)
Etre entre chien et loup (Pénombre....)
Faire rentrer le loup dans la bergerie
Hurler avec les loups
Il fait noir comme chez le loup
Jouer au loup et à l'agneau
La faim fait sortir le loup du bois
La peur du loup
Les loups ne se mangent pas entre eux
L'homme est un loup pour l'homme
Loup et l'agneau (jeu)
Marcher à la queue leu leu (Loup)
Quand on parle du loup on lui voit la queue
Quel enfant de loup
Se jeter dans la gueule du loup
Tenir le loup par les oreilles
un froid de loup

Avoir un oeil de lynx
Lynx
envers nos pareils et taupes envers nous (La Fontaine)

Une figure de macaque

Ne pas être manchot (Etre très courageux et efficace)

Maquereau (Un)

Dormir comme une marmotte

Laissez pisser le mérinos (Laissez faire)

Avoir des yeux de merlan frit

Faute de grives on mange des merles
Un drôle de merle

Cause toujours mon moineau
Une cervelle de moineau
Une volée de moineau (Partir rapidement et dans tous les sens)
Un vilain moineau

Morue
(une)

Ce n'est rien c'est pour les mouches (Cela ne te regarde pas)
Faire des pattes de mouches (Ecriture ..)
Faire la fine mouche (Etre délicat, difficile)
Faire mouche à tout coup (Atteindre son but)
Il ne ferait pas de mal à une mouche
On entendrait une mouche voler
On prend plus de mouches avec du miel qu'avec du vinaigre
Prendre la mouche
Quelle mouche l'a piqué!
Regarder les mouches voler
Tomber comme des mouches

Jouer à saute moutons (jeu)
Revenir à ses moutons

Faire sa tête de mule

Défiler au pas de l'oie
Le jeu de l' oie
Manger l' oie (dernier repas des vendanges)
Stupide comme une oie
Une oie blanche

Attention l'oiseau va s'envoler (Braguette ouverte)
Attention l'oiseau va sortir (Prise photo...)
A vol d'oiseau
Comme un oiseau sur la branche
L'oiseau s'est envolé (Personne recherchée disparue..)
Petit à petit l'oiseau fait son nid
Un drôle d'oiseau
Un oiseau de malheur
Un oiseau de mauvaise augure

On ne vas pas manger des ortolans tous les jours (il va falloir faire avec ce que l'on a)

Un drôle de ouistiti

Un ours mal léché
Un vrai ours
Vendre la peau de l' ours avant de l'avoir tué

Orgueilleux comme un paon

Minute papillon

Bavard comme un perroquet

Souffler comme un phoque

Bavard comme une pie
Trouver la pie au nid
Voleur comme une pie

Un vrai pigeon voyageur (Personne qui bouge beaucoup)
Se faire plumer comme un pigeon
Saoul comme un pigeon qui trouve le grain amer

Gai comme un pinson

Appâter le poisson
Avoir un langage de marchand de poisson
Faire une queue de poisson
Heureux comme un poisson dans l'eau
Les poissons sont comme les enfants à table (Polonais - silencieux)
Nager comme un poisson
Poisson
d'avril
Petit poisson deviendra grand pourvu que Dieu lui prête vie
Se faire engueuler comme du poisson pourri
Si la mer bouillait les petits poissons seraient cuits (Se dit à quelqu'un qui bavarde trop)

Elevé chez les porcs (comportement sale)
Un vrai porc

Avoir la chaire de poule
C'est la première poule qui chante qui a pondu l'oeuf (Celui qui dénonce une chose en est souvent l'auteur...)
Compter les oeufs dans le cul de la poule
Etre en peine comme une poule qui n' a qu'un poulet
Noyer le poisson (Beaucoup parler pour camoufler la vérité)

Quand les poules auront des dents (Cela n'arrivera jamais)
Surveillez vos poules mes coqs sont lachés
Tuer la poule aux oeufs d'or
Une poule de luxe
Une vraie poule mouillée

Et mon cul c'est du poulet (Ne pas croire à quelque chose..)

Bicher comme un pou (Montrer sa joie)
Moche comme un pou
Se chercher des poux

Avoir la puce à l'oreille (deviner quelque chose)
Sac à puces (Chien)
Secouer ses puces (quitter un endroit)

Gueuler comme un putois

Fait comme un rat
Quand le navire coule les rats l'abandonnent
Le petit rat de l'opéra (Danseuse)
Pulluler comme des rats (Très nombreux)
Un rat de cave (Contrôleur des alcools)
Un rat d'hôtel (Voleur)
Un trou à rat (Endroit très isolé)
Un vrai rat (Radin)

Le renard du désert  (Rommel)
Rusé comme un renard
Un bon renard ne mange pas les poules de son voisin (Larousse)

Une voie de rossignol

Une vraie sangsue (Personne très collante)

Avoir des sardines (galonné)
Serrés comme des sardines

Prudent comme un serpent
Réchauffer un serpent dans son sein

Ce n'est pas aux vieux singes que l'on apprend à faire la grimace
Faire le singe
Laid comme un singe (Pas beau)
Le singe (Patron)
Leste comme un singe
Malin comme un singe
Poilu comme un singe

C'est la petite souris qui va passer (Perte d'une dent et mise sous l'oreiller)
Jouer au chat et à la souris
Quand le chat dort les souris dansent
On entendrait trotter une souris (Quand il y a un grand silence)
Se mettre dans un trou de souris (se dissimuler le plus possible comme disparaître)
Souris (femmes)
Souris grise (espionne allemande)
Une souris qui n'a qu'un trou est bientôt prise

Aller au royaume des taupes 
Lynx envers nos pareils et taupe envers nous (La Fontaine... certainement sur notre regard...)
Myope comme une taupe
Noir comme une taupe
Se terrer comme des taupes

Amener la vache au taureau
Prendre le taureau par les cornes (Réagir avec fermeté)
Une force de taureau

Une vraie teigne

Des vrais termites (On les voit partout)
 
Jaloux comme un tigre
Le tigre (Clémenceau)
Se sortir des griffes du tigre

Avancer à pas de tortue

Adieu veau, vache, cochon (Tout est foutu)
Amener la vache au taureau
Chacun fait son métier et les vaches seront bien gardées (S'occuper de ses affaires)
Faire un coup vache
Il mouille comme vache qui pisse (Grosse averse)
Le plancher des vaches (Sur le sol, la terre)
Le temps de vaches maigres (Dure époque)
On n'a pas garder les vaches ensemble
Rater une vache dans un couloir (Mal viser - Mal y voir)
Une vache n'y trouverait pas son veau (Gros désordre)
Une vraie peau de vache
Vaut mieux faire le boucher que la vache


Adorer le veau d'or
Une vache n'y trouverait pas son veau

un vautour (S'attaque à tout ce qu'il peut)

Le ver est dans le fruit (C'est fichu, trop tard)

Une vraie langue de vipère

Un drôle de zèbre

------------  A suivre mais vous pouvez m'en poster... MERCI

                Nous même - Notre corps                                                  


Avoir l'âme en peine
Avoir le vague à l'âme
Errer comme une âme en peine
Perdre son âme
Rendre l'âme
Se dévouer corps et âme (S'investir totalement)
Souffrir corps et âme (Beaucoup de souffrance)


Au nez à la barbe de quelqu'un (Agir devant un tiers sans qu'il ne s'en rendre compte)
Quelle
barbe

Rester le bec dans l'eau (Rester sur sa faim ou attendre quelque chose sans espoir..)

Se faire de la
bile

En avoir l'eau à la bouche (Désirer quelque chose)
Il est plus facile de garder la bouche ouverte que le bras tendu (Conotation sexuelle)

Parler la bouche pleine (parler en mangeant)
Pincer le bec (Bouche) (septique, contrarié...)
Rester bouche bée (¨Etre très étonné)
Rester bouche cousue (Ne pas savoir quoi répondre)

 

Avoir un cheveu sur la langue (Zozoter en parlant, petite gène sur certaines prononciations) bouche

Accueillir à bras ouverts (accuieilir sincèrement et très bien)
A tout de bras (Donner beaucoup, être partout)
Avoir le bras long (Avoir des possibilités, des relations bien placées)
Avoir les bras qui tombent (apprendre une nouvelle désespérante)
Faire le bras d'honneur (envoyer promener quelqu'un, montrer aussi qu'il se fasse enc....)
Faire le fier à bras (Jouer les costauds, comme les forts)

Il est plus facile de garder la bouche ouverte que le bras tendu (Connotation sexuelle)

Jouer les gros bras (Faire le costaud)

En rester les bras ballants
Prendre à bras le corps (Affronter fermement une difficulté, un travail, une mission)
Rester là les bras ballants (Ne pas aider, ne rien faire)
Tomber sur quelqu'un à bras raccourcis (S'en que le tiers s'y attendre et avec force)
Une partie de bras de fer (Un conflit dure à régler entre deux personnes, ou parties)

Avoir la chair de poule (Frissonner de peur ou de froid)
En chair et en
os
La chair est faible (Difficile résistance à la tentation physique)

Ne pas lui arriver à la cheville (Etre loin de valoir l'autre dont il est question)

Avoir un cheveu sur la langue
C'est tiré par les cheveux (quelque chose qui marche avec difficulté, incertain du résultat)
Commencer à avoir des cheveux blancs (Vieillir ou se sentir vieillir)
En avoir les cheveux qui se dressent sur la tête
Ne pas toucher à un seul de ses cheveux 
Tiré par les cheveux (Réussi avec peine)

Apprendre par coeur (Bien avoir mémorisé quelque chose)
Avoir le coeur triste (Quelque chose qui nous affecte, que ne peut admettre)
Avoir le coeur gros (Avoir du chagrin, être triste)
Avoir le coeur sur la
main
Avoir du coeur au ventre (L'envie ou le courage de faire quelque chose)
Avoir un coeur d'artichaud (Aimer facilement tout le monde)
Avoir un coeur de pierre (Etre insensible au malheur d'autrui)
Avoir un coeur d'or (donner souvent et facilement)
Cela fend le coeur (malheur des autres)
Cela me brise le coeur (Une nouvelle très pénible)
Etre un sans coeur (Insensible ou sans pitié)
Garder sur le coeur - L'avoir sur le coeur (Quelque chose qui nous peine)
Joli comme un coeur (Beauté absolu.. comme l'amour)
L'avoir sur le coeur
Loin des yeux, loin du coeur (ce qui n'est pas vu est oublié)
Mains froides, coeur chaud
Mettre tout  son coeur à l'ouvrage (Agir avec conviction et fermement)Qu'est-ce qu'il a à la place du coeur (Se dit d'une personne insensible)
Pour le coeur il n'est pas d'heure (Pratiquer amour ou charité à toute heure)
Regarder avec les yeux du coeur (Voir avec amour, compassion)
S'en donner à coeur joie (Faire avec un réel plaisir)

Foncer coude au corps (Foncer rapidement avec détermination)
Pleurer de toutes les larmes de son corps (Etre très triste)
Prendre à bras le corps (Affronter fermement une mission, un travail, une difficulté)
Se dévouer corps et âme (S'investir totalement)
Se lancer à corps perdu (Agir sans réfléchir)
Souffrir corps et âme (Beaucoup de souffrance)

Etre un casse
cou
Etre toujours pendu à son cou (Vouloir toujours être avec quelqu'un)
Se mettre la corde au cou (Se marier)
Tendre le cou (Faire le maximum pour entendre)
Prendre les jambes à son cou

Avoir besoin d'huile de
coude
Foncer coude au corps (Foncer rapidement avec détermination)

Garder sous le coude (tenir en réserve, prèt à servir)

Jouer des coudes (se faire une place)
Mettre coude au
corps
Se serrer les coudes (Solidaires)


Ne pas avoir de couilles au cul (refuser d'affronter)
Un vrai casse
couilles

Se bourrer le
crâne


Avoir du cul
Avoir le cul bordé de nouilles (Avoir beaucoup de chance)
Avoir le cul entre deux chaises (Ne pas trop savoir où se situer)
Ce n'est pas la peine de tortiller du cul pour chier droit (Personne qui fait la fière, ne pas aller droit au but)
Dormir à l'hôtel du cul tourné (Relations physiques rejetées)
En avoir plain le cul (Ne plus en pouvoir)
Et mon cul tu l'as vu (Ne pas croire quelqu'un, se méfier d'une demande)
Etre comme mon cul ma chemise (toujours ensemble, très liés)
N'avoir plus rien à se mettre sur le cul
Ne pas avoir de couilles au cul (Refuser d'affronter)
Parle à mon cul ma tête est malade (parler tout seul...., l'autre n'a pas entendu)
Se casser le cul pour rien (Faire beaucoup d'efforts inutiles)
Se mettre les doigts dans le
cul

Se retrouver le cul dans la palisse (Se trouver avec des ennuis, échouer)
Tourner cul sur pointes (Partir rapidement sans en demander plus)
Un lèche cul  (se dit de quelqu'un qui est disposé à tout faire pour se faire bien voir)

Un vrai trou du cul (Ne pas être grand chose)
Vouloir peter plyus haut que l'on a le cul (Etre prétentieux: Comportement ou discours)



Avoir les dents longues (en vouloir trop)
Avoir une dent contre quelqu'un (Avoir une raison d'en vouloir à quelqu'un)
Avoir xxxx  ans et toutes ses dents (Rime)
Claquer des
dents
Croquer la vie à pleines dents (profiter de tout et au maximum)
En prendre plein les dents (Se ramasser des reproches ou des réflexions)

Grincer des dents (Colère)
Il va y avoir des pleurs et des grincements de dents (cela va aller mal)
Mal de dents, mal d'amour (A ce qu'on dit)
Marmonner entre ses dents (Grogner en soi, ne pas oser dire quelque chose)
Montrer les dents (Avertissement avant une réaction plus forte)
Ne rien avoir à se mettre sous la dent
Oeil pour oeil dent pour dent (rendre coup pour coup)
Prendre le mors aux dents (Agir efficacement, avec énergie)
Se casser les dents (avoir cru que c'était gagné ou ouvert)
S'en soucier autant que de sa première dent (Ne pas s'en soucier du tout)
Se faire les dents (S'entraîner aux choses de la vie)
Serrer les dents (Résister à la douleur)


C'est mon petit doigt qui me l'a dit (Se dit souvent aux enfants, mais aux adultes aussi quand on veut        cacher l'auteur d'une révélation)
Etre liés comme les doigts de la main
Interdit de bouger le petit doigt
Mettre ses doigts dans l'engrenage (Se laisser entraîner là ou va trop facilement)
Mon oeil (Ne pas croire quelqu'un)
Ne pas savoir quoi faire de ses dix doigts (De quelqu'un qui ne sait s'occuper)
Obéir au doigt et à l'oeil
Savoir sur le bout des doigts (Par coeur)
Se faire taper sur les doigts (Punition au sens figuré)
S'en brûler les doigts (Faire quelque chose qui va nous couter cher)
Se mettre le doigt dans l'oeil (se tromper)
S'en mordre les doigts (Payer les conséquences de ses actes)
Y croire comme sur les cinq doigts de la main (Etre fortement convaincu)

Avoir bon dos
Avoir le dos large
En avoir froid dans le dos (Très peur par avance)
En avoir pas mal sur le dos (Ennuis, dettes)
Il ne va pas te faire un petit dans le dos (Tu peux avoir confiance)
L'avoir sur le dos (Avoir quelque chose ou quelqu'un en charge)
N'avoir plus rien à se mettre sur le dos
Parler dans le dos des autres (Médire en l'absence des gens concernés)
Passer la main dans le dos (Se faire gentil pour obtenir quelque chose)
Se faire renvoyer dos à dos (Torts partagés)
Se laisser manger la laine sur le dos (Etre trop bon)
Se retrouver le dos au mur (ne plus avoir d'espoir de se sortir d'une situation)
Tourner le dos (Ne plus aider ou reconnaître quelqu'un)


Avoir la tête sur les épaules
Avoir les épaules larges
Changer son fusil d'épaule (adopter une autre tactique)
Hausser les épaules (Signifier que c'est faux, qu'on s'en fiche,...qu'on ne croit pas)
Rentrer les épaules (Se faire tout petit, éviter de se faire remarquer)

Avoir l'estomac bien accroché - solide
Avoir l'estomac dans les talons (Avoir faim)
L'avoir sur l'estomac

Perdre la face (Etre déshonnoré)

Avoir un manche à balai dans les fesses
Serrer les fesses (Vivre en fait avec la peur, ponctuellement)
Travailler pour la peau des fesses (Sans récompense, sans salaire)

Cela se voit comme le nez au milieu de la figure
Il vaut mieux voir ses talons que sa figure (Quelqu'un qui atoujours besoin de quelque chose, qui apporte des ennuis.

Cela se lit sur ton front (Mentir et cela se devine)

Faire du genou (Demander quelque chose, en fait souvent méthode de drague)

Avoir un chat dans la gorge
L'avoir en travers de la gorge (Quelque chose que l'on admet pas, qui ne passe pas)
Rire à gorge déployée (Rire énormément)

En prendre plein la gueule pour pas un rond (Se faire taper dessus assez facilement)
S'en mettre plein la gueule (manger à outrance)

Etre de mauvaise humeur (Avoir des difficultés et le faire sentir, donc attention aux retombées)

Mettre à l'index (Se faire montrer automatiquement du doigt)

Commencer à avoir des fourmis dans les jambes ( S'impatienter)
Cela nous fera une belle jambe (Obtenir quelque chose qui n'a pas d'intérêt)
Faire des ronds de jambes (courbettes pour s'attirer des faveurs)
Faire les choses par-dessous la jambe (En s'en moquant totalement)
Prendre les jambes à son cou 
Quand on n'a pas de tête on a les jambes (Si on a oublié il faut retourner et utiliser ses jambes)
Tenir la jambe à quelqu'un (Entretenir une longue discussion)
Une partie de jambes en l'air (Accouplement h et f)

Avoir la langue fourchue (Mentir)
Avoir la langue bien pendue (Bavard)
Avoir la langue qui démange (Se retenir de dire quelque chose)
Avoir un cheveu sur la langue
Avoir une langue de vipère (Parler des autres en faisant du tort)
Ne pas savoir tenir sa langue (parler trop librement)
Donner sa langue au chat (ne pas trouver quelque chose, ignorer une réponse)
Parler la langue de bois (Pas de discussion franche)
Retenir ses larmes (faire un gros effeort pour ne pas pleurer)
S'en mordre la langue (Avoir dit ou fait quelque chose à ne pas faire)
Tirer la langue à quelqu'un (Se moquer, narguer)
Tenir sa langue
Tourner sa langue 7 fois dans sa bouche

Ne pas verser une larme (Ne pas se plaindre)
Pleurer à chaudes larmes (Pleurer de douleurs morales ou de tristesse)
Pleurer de toutes les larmes de son corps (Etre très triste)
Verser des larmes de crocodiles (Pleurer sans conviction)

Ne me faites pas rire j'ai les lèvres gercées (On ne croit pas ce qui se dit)

Adroit de ses mains (Savoir tout faire)
Applaudir des deux mains (Etre totalement d'accord)
Arriver les mains dans les poches (ne pas donner d'aide)
Arriver les mains vides
Avoir l'affaire en main (Maîtriser une affaire)
Avoir la main (gagner...surtout au jeu)
Avoir la main leste
Avoir le coeur sur la main 
Avoir les mains libres (Pouvoir faire ce que l'on veut)
Avoir les mains qui démangent (Avoir envie de frapper quelqu'un)
avoir les mains sales (Avoir commis des actes répréhensibles)
Avoir les pieds et les mains liés (Ne rien pouvoir faire)
Avoir peur de se salir les mains (Ne pas faire quelque chose, ne pas dire quelque chose de risqué)
Avoir un poil dans la main
Ce que l'on peut prendre avec les mains on n'a pas besoin d'échelle (Pourquoi se priver de prendre quelque chose)
Bas les pattes (mains)
Donner un coup de main
En mettre sa main à couper (ëtre très sûr de qualque chose)
En mettre sa main au feu (Etre très certain de quelque chose)
En venir aux mains (Dialogues qui dégénère en combat physique)
Etre liés comme les cinq doigts de la main (S'entendre très fortement)
Etre pris la main dans le sac (Pris sur le fait sur un mauvais acte que l'on fait)
Faire main basse (Sur quelque chose... En fait dérober)
Faire des pieds et des mains
Faire un coup de main (Une action violente contre quelque chose)
Forcer la main (Faire en sorte que l'autre accepte, le contraindre)
Gagner haut la main (Gagner très facilement)
Jeu de mains jeu de vilain
Jouer la politique de la main tendue (Pratiquer le dialogue à fond)
L'avoir sous la main - A portée de main (Quelque chose ou quelqu'un près à servir)
Lever la main
Liés comme les doigts de la main
Mains froides, coeur chaud
Marcher main dans la main (Opérer, agir dans un parfait accord)
Mettre la main à la pâte (Se mettre à un travail)
Mettre les mains où il ne faut pas (aller où c'est risqué, où cela ne nous regarde pas)
Mettre les mains sur la tête
Mettre les pieds dans le plat (Intervenir dans une action ou une discussion)
Mettre sa main au feu
Ne pas savoir où mettre les mains (Ne pas savoir par où commencer)
Passer la main (Laisser la place à d'autres, en fait un travail)
Passer la main au panier (Trivial / Vulgaire)
Prendre l'affaire en main (S'attaquer avec détermination à une affaire)
Prendre son courage à deux mains (Se décider à agir)
Prêter main forte (Donner un coup de main, aider)
Rester les mains dans les poches (Ne rien faire, ne pas aider autrui)
Se faire la main (Faire quelque chose pour s'entraîner)
S'en frotter (Laver) les mains (Ne pas vouloir se soucier quelque chose)
Se prendre par la main (Se décider à le faire soi même)
S'y mettre des deux pieds et des deux mains (Faire le maximum)
Lever les mains
Voter à main levée
Y croire comme sur les cinq doigts de la main (Etre fortement convaincu )

Se faire mettre la main au collet

Rire dans ses moustaches (Etre sûr de soi)

Avoir des nerfs d'acier
Avoir du nerf
Avoir les nerfs à fleur de peau
Avoir les nerfs à plats (ne plus en pouvoir)
Avoir les nerfs en boule (Prêt à craquer)

Au nez et à la barbe de quelqu'un (Agir devant un tiers sans qu'il ne s'en rende compte)
Avoir le nez comme une citrouille (Un gros nez)
Avoir le nez long (Ou fin / Bien sentir les choses)
Avoir quelqu'un dans le nez (Ne pas pouvoir supporter une personne)
Baisser le nez (piteux, honteux)
Cela se voir comme le nez au milieu de la figure
Dresser le nez comme un goret qui sent la merde
Faire un pied de nez (Se moquer de quelqu'un en portant la main droit devant son nez)
La moutarde qui monte au nez (La colère va éclater)
Mettre son nez dans les affaires des autres (se mêler de ce qui nous regarde pas)
Ne pas montrer le bout de son nez (Rester tranquillement ailleurs)
Nous passe sous le nez (Quelque chose qui nous échappe ou qu'on n'a pas eu droit)
Ca nous pend au bout du nez (Quelque chose qui est sûre de nous arriver)
Se casser le nez
Se laisser mener par le bout du nez
Se piquer le nez (conflit avec un tiers)
Tirer les verres du nez
Tomber nez à nez (Ne pas s'attendre à rencontrer quelqu'un)
Tordre le nez (Voir ou entendre quelque chose de déplaisant)
Toujours avoir le nez au vent (Toujours être près à partir..)
Toujours avoir le nez en l'air (Etre un peu partout à fureter, chercher..)
Vaut mieux ne pas s'y frotter le nez (quelque chose à risques)

Se prendre pour le nombril du monde (Se croire le centre du monde)

Avoir le compas dans l'oeil (Bien apprécier des mesures)
Avoir le mauvais oeil (porter malheur à autrui)
Mon oeil (Ne pas croire ce qui est dit)
Ne pas avoir froid aux yeux (Ne pas avoir peur)
Obéir au doigt et à l'oeil
Oeil pour oeil dent pour dent (Rendre coup pour coup)
Risquer un oeil (Dans une certaine situation se hasarder à regarder)
Se rincer l'oeil (Regarder quelque chose de vraiment agréable)
Taper dans l'oeil (se faire remarquer)
Tenir à l'oeil
Voir la paille dans l'oeil du voisin et ne pas voir la poutre dans le sien (Ne voir que les défauts des autres)

Se battre griffes et ongles (Se battre avec violence si nécessaire, physique ou verbale)

Avoir la puce à l'oreille (Se douter de quelque chose)
Avoir les oreilles aux aguets (Etre très attentif)
Avoir les oreilles en feuilles de chou (Oreilles très décollées)
Avoir les oreilles qui sifflent (Quand on parle de nous)
Ce n'est pas tombé dans l'oreille d'un sourd (Se rappeler ce qui vient d'être dit)
Dormir sur ses deux oreilles (Etre vraiment tranquille)
En avoir les oreilles cassées
Etre tous yeux et toute oreille (Etre très attentif)
Faire la sourde oreille (Ne rien vouloir entendre)
Mettre la puce à l'oreille
Ne pas en croire ses oreilles
Ne pas l'entendre de cette oreille
Nous en rabattre les oreilles
Prêter une oreille (guetter le moindre bruit)
Quelque chose qui rentre par une oreille et qui sort par l'autre (Sans intérêt, on oubliera)
Se faire tailler les oreilles en pointes (Subir une punition)
Se faire tirer les oreilles
Ventre creux n'a pas d'oreilles (Quand on a faim on n'écoute plus rien)

Un perce oreilles (Surnom du mille patte)

L'avoir dans l'os (S'être fait avoir)
Ne pas faire de vieux os
Tomber sur un os (Ne pas aller comme on le voulait)
Trempé jusqu'aux os (Presque totalement mouillé)
Y laisser la peau et les os (quelque chose de très dur à réaliser)

S'en aller la queue entre les pattes (Partir vaincu ou humilié)

Avoir le diable dans la peau (Quelqu'un qui ne fait que des bétises... se dit des enfants surtout)
Avoir le vice dans la peau (Etre pervers, vicieux, voleur, enfin tous les maux malsains..)
Avoir les nerfs à fleur de peau
Etre bien dans sa peau - Ou bien. (Etre très à l'aise, souvent en diverses circonstances)
L'avoir dans la peau (Aimer quelqu'un à l'extrème)
Lui faire la peau (Le tuer)
Risquer sa peau (Prendre des risques mortels ou très graves)
Sauver sa peau (faire en sorte de rester intégre tant physiquement que civiquement)
Se mettre dans la peau d'un autre (es)  (Voir ce qui se passe de chez les autres dans certains cas)
Se sentir mal dans sa peau ( ne pas être stable, pas sûr de soi)
Travailler pour la peau des fesses (Travailler sans récompense, sans salaire)
Y laisser la peau et les os (Quelque chose très dur à réaliser)

Attendu de pied ferme - Attaquer de pieds fermes (Rencontre avec un tiers et décidé à en découdre)
Avoir le pied au plancher (Vitesse maximum - rapport à une pédale accélérateur)
Avoir les pieds et les mains liés (ou poings - Etre incapable d'agir)
Avoir un pied dans la tombe -Prêt à mourir)
Bon pied, bon oeil (Très alerte)
Cela te fera les pieds (Que cela te serve de leçon)
C'est le pied (Quelque chose de formidable, qui marche bien)
Couper l'herbes sous les pieds (Devancer dans une action ou une idée)
De pied en cape (Etre totalement vêtu, une photo entière d'une personne)
De plein pieds (Se dit d'une maison sans étage...)
Dévisager de la tête aux pieds
Faire des pieds et des mains (Faire le maximum)
Faire un pied de nez (Portez la main droit devant le nez pour se moquer)
Faire un appel du pied (Demander quelque chose à quelqu'un de manière détournée)
Faire attention où l'on met les pieds (Ne pas risquer de faire n'importe quoi)
Habillé de la tête aux pieds (Il ne manque de rien)
Jouer comme un pied (mal jouer)
Lever le pied (partir)
Marcher sur la pointe des pieds (sans faire de bruit, ne pas se faire remarquer, prendre des précautions)
Mettre les pieds dans le plat (Agir en discussion ou en acte)
Ne pas mettre les pieds n'importe où (Ne pas prendre de risques inutiles ou non calculés)
Ne pas pouvoir mettre un pied devant l'autre (Ne pas tenir debout)
Ne pas se laisser marcher sur les pieds (Refuser d'être embété, posséder ou déposséder par autrui)
Ne plus vouloir y mettre les pieds
Partir du bon pied (Bien démarrer quelque chose)
Partir nu pied, nu tête (Sans trop se couvrir en conséquence)
Partir sur la pointe des pieds (Quitter un endroit discrètement, sans se faire remarquer)
Prendre au pied levé (C'est à dire dès le réveil, sans attendre que l'autre soit en garde)
Prendre son pied (prendre plaisir, avoir de la satisfaction)
Perdre pied (Ne plus pouvoir assumer)
Quand on a une idée dans la tête on ne l'a pas dans les pieds (maintenir son idée, sa décision)
Quelque chose de tiré par les pieds (Qui ne vient pas facilement)
Se lever du bon pied (Etre en forme)
Se lever du mauvais pied (mauvaise humeur, mauvais forme)
Se mettre sur le pied de guerre (se préparer en conséquence)
Se sortir une épine du pied (Avoir évité ou faire disparaître une difficulté)

Six pieds sous terre (profondeur en principe d'inhumation d'un corps défunt)

Sortir les pieds devant (Etre mort)
S'y mettre des deux pieds et des deux mains (Faire son maximum)
Taper du pied (S'impatienter)
Trouver chaussure à son pied (Trouver quelque chose ou quelqu'un qui nous va bien)
Un casse pieds (Qui ennuie en permanence)
Un endroit à ne pas mettre les pieds (lieu dangereux pour diverses raisons)
Y aller sur la pointe des pieds

A la force du poignet
Ne pas se casser les poignets (ne pas faire trop d'effort)
Se fouler le poignet sur quelque chose (Prendre quelque chose malhonnétement)

Avoir les poils qui se hérissent (Enerver)
Etre de mauvais poils (ëtre de mauvaise humeur, être en période difficile)
Prendre du poil de la bête (S'endurcir, agir avec la connaissance des faits)

Dormir à poings fermés (Certainement dormir en toute tranquillité et profondément, sans défensive)
Faire le coup de poing (Se battre)
Taper du poing sur la table (Vouloir se faire entendre, se montrer fortement)

Pouce (Utilisé dans les jeux d'enfants, mais remonte peut-être à l'antiquité... indulgence)

Avoir les reins solides (pouvoir supporter différents problèmes, surtout financiers)

Ravaler sa salive (Regretter ce que l'on a dit)

Avoir le sang chaud (Etre très réactif, très sensuel, très violent si besoin)
Bon sang ne fait qu'un tour (Peut-être garder son calme...!!)
Il va y avoir du sang (Bagarre grave)
Il (elle) me boit le sang  (Se dit d'un tiers pour qui on se souci beaucoup)
L'avoir dans le sang (quelque chose qui nous possède du fait de la génétique)
Mettre à feu et à sang (tout détruire)
Ne pas avoir de sang dans les veines (Se dégonfler, ne pas oser)
S'en aller la queue entre les pattes (Partir vaincu ou humilié, pour des animaux mais adapté aux humains
Se tirer dans les pattes (Se critiquer mutuellement)
Se faire un mauvais sang (Se soucier si fort que le sang peut tourner)
Se faire un sang d'encre (Gros souci)
Suer sang et eau (peiner à faire quelque chose)

En avoir le souffle coupé (Connaissance d'une nouvelle forte mauvaise ou bonne)
Jusqu'à son dernier souffle (jusqu'au dernier instant de vie, de conscience vitale)

Avoir l'estomac dans les talons (Avoir faim)
Il vaut mieux voir ses talons que sa figure (De quelqu'un qui demande souvent eou qui apporte des ennuis)
Tourner les talons (Quitter un endroit)

A tue tête - Crier, hurler..- (faire un bruit très fort)
Avoir des idées plein la tête (Plein de projets réalistes ou non)
Avoir la grosse tête (Se prendre très au sérieux, très fier de ce que l'on a fait)
Avoir la tête de l'emploi (Etre fait pour la chose qu'on attend de nous, au vu de la tête aussi..)
Avoir la tête dans la lune (ne pas faire attention)
Avoir la tête en l'air (ne pas faire attention)
Avoir la tête sur les épaules (Etre solide dans sa tête, savoir ce que l'on fait)
Avoir ses têtes (Avoir ses préférences ou ses rejets - Concerne des personnes)
Avoir une idée derrière la tête
Avoir plus d'une idée dans la tête (Masquer son jeu, ne pas trop se dévoiler par rapport à l'apparence)
Avoir une tête de bois (tétu)
Avoir une tête dur (Volontaire / tétu)
Dévisager de la tête aux pieds
Des têtes brûlées ( N'avoir peur de rien)
Décider à tête reposée (En fait prendre son temps, le temps de réfléchir avant de décider)
En mettre sa tête à couper (Etre convaincu de quelque chose)
Etre bein dans sa tête (Etre certain de soi, de ses idées)
Foncer tête baissée (Foncer sans s'occuper des pièges et des dangers)
Faire la forte tête (Ne pas céder)
Faire la tête (Bouder, montrer son mécontentement)
Faire se tête des mauvais jours (Montrer que quelque chose ne va pas)
Faire tomber des têtes (Il s'agit de punitions fortes professionnelles ou publiques)
Foncer bille en tête (Sans s'occuper du moindre obstacle ou ennui)
Garder la tête froide (Ne pas se laisser influencer)
Garder la tête haute (Ne pas tomber dans la bassesse)
Habillé de la tête aux pieds (Il ne manque rien)
N'en faire qu'à sa tête (Faire ce que l'on veut)
Ne plus savoir où donner de la tête
Parle à mon cul ma tête est malade (parler tout seul...., l'autre n'a pas entendu)
Partir nu pied, nu tête (Sans être couvert en conséquence)
Prendre bille en tête (Prendre quelqu'un de front, attaque directement)
Quand on a une idée dans la tête on ne l'a pas dans les pieds (Maintenir son idée, sa décision)
Risquer sa tête (Faire quelque chose qui nous mette en danger de mort - Temps des exécutions)
Ne plus savoir où donner de la tête (ëtre déborder, ne pas savoir par quoi commencer)
Nous monte à la tête (Quelque chose qui nous inquiète at qui finit par occuper toutes nos pensées)
Se casser la tête pour rien (Trop se soucier inutilement)
Se chercher des poux dans la tête (Chercher tout les sujets de désaccord)
Se monter la tête (En ajouter de plus en plus en pensée ou en comportement)
Secouer la tête (Montrer son désaccord)
Se payer la tête de quelqu'un (Se moquer de quelqu'un)
Se monter le cou (En ajouter de plus en plus en pensée ou en comportement, souvent à plusieurs)
Servir de tête de turc (Etre la personne qui sert de défouloir aux autres)
Un casse tête chinois


Dégueuler tripes et boyaux (Etre très malade)
Ne pas avoir de tripes (Se dégonfler devant une action à faire)

Qui voit ses peines voit ses veines (Les veines sont très visibles)

Avoir du coeur au ventre (Avoir l'envie ou le courage de faire quelque chose)
Avoir la reconnaissance du ventre (Une reconnaissance importante, capitale)
Cela nous ferait mal au ventre (Quelque chose à venir que l'on accepterait pas)
En avoir mal au ventre (Quelque chose dur à supporter)
La peur au ventre (Faire quelque chose avec une grande peur)
Ne rien avoir dans le ventre (Incapable d'affronter, d'assumer)
Un ventre à choux (Surnom donné aux vendéens)
Ventre creux n'a pas d'oreilles (Quand on a faim on n'écoute plus rien)
Voir ce qu'il a dans le ventre (Voir ce qu'il est capable de faire)

Un visage à deux faces (Avoir deux comportement, deux mentalités)
Avoir visage de bois (Se trouver face à une personne sans réaction, qui refuse)


Avoir des yeux de merlants frits (Avoir l'air très fatigué)
Avoir de la valeur aux yeux des autres (Valoir quelque chose)
Avoir le mauvais oeil (Regard qui porte malheur)
Avoir l'oeil aux aguets (Faire très attention)
Avoir les yeux aux bords des larmes (Etre très ému)
Avoir les yeux en face des trous
Avoir les yeux pleins de merde (Ne rien voir alors que c'est flagrant)
Avoir les yeux plus gros que le ventre (En désirer plus que l'on peut en contenir)
Bon pied, bon oeil (Très alerte)
De la poudre aux yeux (faire paraître plus qu'il en est)
Etre tous yeux et toute oreille (Etre très attentif)
Faire les gros yeux (Montrer que l'on n'est pas content, réprimander)
Faire les yeux doux (Vouloir obtenir quelque chose)
Coûter les yeux de la tête (très cher)
Garder les yeux ouverts (se méfier de tout)
Loin des yeux, loin du coeur (Ce qui n'est pas vu est oublié)
Ne dormir que d'un oeil (Guetter la moindre chose, faire attention)
Ne pas en croire ses yeux (Voir quelque chose d'incroyable, d'impensable)
Regarder avec les yeux du coeur (Voir avec amour, compassion)
Se faire arracher les deux yeux (passer un très mauvais moment physiquement)
Se regarder dans les yeux (Se regarder avec franchise)
Se regarder dans le blanc de l'oeil (Se regarder franchement)
Taper dans l'oeil de quelqu'un (Avoir fait impression)
Une rencontre entre 4 oeils (Une mise au point face à face)
Valoir les yeux de la tête (Valoir une fortune)
Y tenir comme à la prunelle de ses yeux



--------A suivre mais vous pouvez m'en poster - Merci

La langue m'en a levé (On a failli dire quelque chose mais on s'est tu)
Tourner sa langue 7 fois dans sa bouche

Voir les commentaires

Recherches historiques - Gallo-romains à Médiolanum Santonum

Publié le par Souris Michel - Médialonum

Rue Garnier (Sur priopriété privée)

Pierre de gros appareillage extraite d'une tranchée dans la zone même du capitole - Forum, en date du 04 juillet. On peut lire une lettre ou un chiffre gravé, vu la facture c'est certainement d'époque. On peut y voir un beau " V ";
Est-ce d'un édifice romain en place, ou bien d'une pierre d'un édifice romain ayant servi à l'élévation , dans l'urgence du rempart, vu l'emplacement c'est probable. 05/07/07 - 14 h 30

IMG-0954.JPG
 

Rencontre avec nos ancêtres - Secteur de la Grève (photos du 31/07/07 - MS)
(Famille G...)

IMG-1244.JPG En haut à droite, le petit pot: Ouverture 7 cm, h = 8,5 cm. intact.

IMG-1248-copie-1.JPG Colonne ou début de chapiteau

IMG-1247.JPG chapiteau


IMG-1249.JPG  Elément de chapiteau


IMG-1250.JPG  Comme le capitaine Cole, ces braves gallo-romains, font leur dernier voyage dans une caisse (Plus de deux squelettes)

IMG-1251.JPG Un des crânes. Le front est très en arrière... (Les squelettes souvent sans sarcophage). Dans le secteur un sarcophage 4 pans avait été découvert.

Sur les traces d'un piéton gallo - romain

IMG-1540.JPG Résidence " Port la rousselle ". Empreinte prise par Michel Souris. Le site, aux abords d'une rigole d'écoulement d'eau, avait été totalement piétiné par une personne chaussée de chaussures à clous.  (Insertion du 19/08/07)

Voir les commentaires

Société: Les personnes âgées, les marginaux, la santé

Publié le par Souris Michel - Médialonum

Les marginaux au travers les époques
" Mon ami Paul le SDF - 1982 - Saintes " (Voir Poésies)

Paul---SDF---1982-Photo-MS.jpg

Je suis là, bien vivante, je m'appelle Madeleine...

J'ai 94 ans, je ne vois plus que des ombres, mais je ne me plains pas. du deuxième étage de ma maison de retraite, j'attends à longueur de journée ces instants de vie qui passent. Je n'ai pas de famille, plus d'amis(es)... mais c'est la vie. Merci à ce monsieur saintais, qui me rend des visites régulières...
OUI.... Madeleine ces visites te font exister...
MS - 5/07/07

Photo-008.jpg Photo 2006 

La qualité de notre vie c'est cette eau qui nous tombe du ciel, qui circule sous nos pieds, qui nous porte vers ce belles destinations...

IMG-0848-copie-1.JPG
 Eau de pluie, eau de ruisseau, eau du robinet (De la gauche vers la droite) On voit bien le dépôt dans la bouteille.. eau du robinet. (Eau récupérée en 1985)

IMG-0853-copie-1.JPG Les mêmes bouteilles après les avoir agitées. La bouteille eau du robinet est très brouillée. (Eau récupérée en 1985)

" L'eau est fragile, parfois rare. Notre santé est fragile et liée à notre environnement. Soyons attentif aux deux. " (20/08/07 - MS)

Voir les commentaires