Première rencontre culturelle au ton orangé du MoDem
Emmanuel Araguas et Peter Keil
Peter Keil, invité par le mouvement des Jeunes Démocrates du MoDem, nous a présenté ses oeuvres picturales.
Ce fut un des temps forts de cette première rencontre culturelle, ouverte sur l'Europe, organisé parce jeune mouvement.
Puis Michel lut des poésies, qui malheureusement n'étaient pas de lui (On lui en demandera), mais bien sûr orienté vers le thème de la soirée.. L'Europe. Et il nous cité des
pensées ou mots d'hommes célèbres, tel Victor Hugo qui disait qu'avant d'être européen il était un homme.
Puis Michel Souris, auteur de ce site, qui présenta son livre puisque celui-ci a en ses lignes une certaine vision de l'Europe; du fait de l'immigration. Mais essentiellement de
la loi " Primitiv -protection ", voire que c'est une loi titre de livre.
Chaque intervention suscita des réactions, diverses, parfois vives. Mais cela prouve que marins et capitaines sont éveillés sur le grand bateau européen. Et vogue la galère, mais comme dans
la vie il nous faudra toujours ramer, alors autant que ce soit dans le bon sens, dans tous les sens du terme.
Peter Keil, d'origine allemande est Saintais depuis une décennie. Il fera bientôt l'objet d'un article dans ces pages.
Michel Souris édite son livre " Primitiv - protection " aux éditions: Edifree - www.edifree.com
Miline la créatrice... Vin et encre de chine
Bijoux fantaisies, poésies illustrées, peintures métissées (Vin et encre) c'est son art.
Miline est née au Tonkin, eurasienne, elle se définit comme ayant des origines Hispano-Vietnamiennes. Mais elle est française.
Culture - Histoire a rencontré cette artiste au restaurant "La cave passe à table " (logique) et étonné de sa pratique a voulu en savoir un peu plus.
(Tout abus d'alcool nuit à la santé, à consommer avec modération)
Peinture à l'encre de chine et au vin. Vin du haut-Poitou et de Touraine.
Zoom sur le zoo de Miline. Avec du vins de divers pays européens
Pour une dégustation, au coeur de ses toiles, vous pouvez joindre Miline au...
0546961464
Impact historique et l'oubli
" Ici deux Saintais ont été assassinés le 24 août 44 "
Mais quelques-jours après le dépôt de gerbe du 8 mai la gerbe est déjà délaissée, traînant au pied du poteau électrique. Sur la première pierre à gauche l'impact de
la mitrailleuse (12,7) allemande qui était postée devant le siège de la gestapo.
Bernard L'Hostis expose à la SMAM - Rencontre avec Philippe Marchand
L'un et l'autre se sont occupés des affaires municipales. Pour Philippe ce furent les affaires au plus haut niveau, puisqu'il fut Ministre de l'intérieur.
Sympa cette rencontre devant les oeuvres de Bernard. Par pur hasard, mais avec les Charentais tout est possible n'est-ce pas Philippe Marchand.
Que de souvenirs...
A gauche Philippe Marchand, qui en son temps donna les clefs de " Fort - Boyard " à l'auteur de " Culture - Histoire ".
A droite l'artiste peintre (*). cela vaut le déplacement dans le sous-sol de cette mutuelle située sur le cours nationale.
Mais attention l'expo se termine le 15 juin.
(*) Une confidence à mettre dans votre poche... C'est un inconditionnel de l'Australie.
La B.D à Saintes.... Les dédicaces sont des instants priviligiées
" Le testament du docteur M " sur des écrits de Pécau et Froissard, avec des dessins de Daumour
Damour est né le 19 juillet 1972 à La Roche-sur-Yon, en Vendée. Il dessine dès son plus jeune âge, et s'initie à la bande dessinée vers neuf ans. Il rejoint Jacques
Golly à l'atelier Ma Gomme, et après un bac C obtenu "malgré lui", entre à la section arts plastiques de la faculté de Bordeaux, sa ville de résidence, avec l'idée de devenir professeur de
dessin. Il décide cependant de vivre de sa passion pour la BD et rencontre les Éditions Delcourt au salon d'Angoulême en 1994. Et ce fut alors un grand parcours...... (Extrait
de la Biographie du site de son éditeur Delcourt)
Jour - J - 1
4 - Guerre totale contre la barbarie nazie - La SNCF
A l'époque du débarquement les avions alliés avaient des bandes blanches peintes sur
les ailes. Les français avaient été avertis que l'aviation alliée détruirait tous ce qui sera en circulation, tant sur les routes que sur les voies ferrées; ceci afin de perturber la réaction des
troupes allemandes.
Mitraillage d'un train et mort d'un cultivateur. Des dommages colatéraux.
8 juin 1944 à Chaniers - 17
*
"Ma famille se composait de mon père Clément, âgé de 56 ans, de ma mère Irma,
âgée
de 55 ans, de ma
sœur âgée de 5 ans l/2 et de moi-même 12 ans. Nous demeurions à « La Font » commune de
Chaniers.
Mes parents, exploitants agricoles, possédaient des terres sur la commune de Chaniers, près
de Saintes. En tant qu'agriculteur mon père était propriétaire d'animaux de ferme et des terres qu'il cultivait, ainsi que des vignes.
Cette journée là mon père avait amené sa charrue et ses bœufs pour labourer une vigne. Ma mère était venue pour aider mon père, l'un guidant le bœuf et l'autre tenant la
charrue. Cette vigne était située près d'une voie ferrée.
Pendant ce temps, ma sœur Colette et moi-même
nous étions dans la vigne de l'autre côté de la voie ferrée. Ma sœur avait un copain âgé son âge avec elle.
Vers les 6 h 00 du soir un train est arrivé, il filait en direction de Saintes, mais au même
moment trois avions, à bandes blanches et noires, sont arrivés. Ce train transportait du matériel, certainement pour l'armée allemande.
Les avions se sont mis à tirer avec leurs mitrailleuses, nous nous sommes couchées dans le
champ, cette position nous a certainement sauvé la vie.
Pendant ce temps mon père venait d'être gravement blessé, il avait reçu une balle dans la
jambe et il avait eu les deux artères fémorales sectionnées. Quant à ma mère, qui courait, certainement vers nous, elle avait été blessée au bras. Elle avait été projetée au sol par le passage
des avions à très basse altitude.
Les conducteurs du train, qui avaient sauté de leur locomotive au passage des avions, ont été
au secours de mon père.
Malheureusement quand je suis arrivée à la maison, qui était éloignée d'une centaine de
mètres, mon père avait déjà été ramené et il était déjà mort. J'étais revenue avec ma mère, qui, malgré sa blessure à son bras, avait pu nous ramener .
Ma mère a été à l'hôpital durant deux mois.
La charrette qui nous avions amenée au champ était percée par les tirs des avions et
un des bœufs , qui avait été complètement terrorisé, avait
reçu une balle dans la cuisse "
Clément Nadeau
« Mort pour la France le 8 juin 1944 »
(Témoignage de sa fille, adaptée spécialement pour classe CM2) (Témoignage recueilli en 1994
-Michel Souris)
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Mort de mon père – Bombardement aviation alliée
28 juillet 44 à Saintes
" Nous n’habitions pas à Saintes (Etant évacué) aussi mon père devait prendre son service l’après-midi. A midi nous avons mangé et
sur le coup de 18 h 00 il a pris son vélo pour se rendre au Commissariat. Comme la veille une bombe était tombée à la Grève, il avait dit qu’il y passerait, de ce fait il n’aurait pas à revenir
pour ensuite faire son rapport.
Ma mère lui avait dit :
-
« Georges… Fait attention à ne pas te faire attraper… »
-
« Ne t’inquiète pas ! J’ai mon habit.. » Lui a-t-il répondu.
Mais en voulant partir le vélo était crevé donc il a fait le nécessaire.
Il est parti sur la route, il avait enveloppé son képi dans sa veste et il avait attaché le tout sur le porte-bagages. En partant de
chez nous il y avait une petite côte, je le revois bien et avec mon frère cela nous faisait rire de voir le vent qui s’engouffrer dans sa chemise bleue et qui la gonflait. Mon frère disait…
« Regardes papa… »
Puis il nous avait fait un geste d’adieu de la main, se retournant légèrement.
Il faisait chaud cette journée là. Nous ne devions plus jamais le revoir… Le soir la Police est venue nous
annoncer le drame.
Voilà ce que l’on nous a expliqué :
- Le Préfet était déjà passé sur place, le courant avait été coupé, car une ligne électrique (Haute Tension) s’était abattu au sol
dans le secteur de la bombe. Des gens avait mis mon père de garde, car le courant, bien que coupé, aurait pu être remis. Le courant avait été remis. Mon père leur répondait qu’il avait fait la
guerre et qu’il connaissait bien ces choses là -
Lors de l’enterrement de mon père, j’ai éprouvé, du haut de mes 10 ans, un
chagrin épouvantable, j’en ai été malade. Madame Riché ne savait pas ce qui allait m’arriver. A la cérémonie il y avait 500 personnes au cimetière St Pallais. Ma grand-mère m’a dit que les gens
étaient tous peinés, mon père était très connu pour sa bonté, il rendait service à tous.
C’était un homme droit, toujours le premier si quelqu’un était dans la peine "
(Ces faits se sont passés après le bombardement à la Grève (Saintes) par des chasseurs alliés sur des pièces de DCA allemandes. Une des bombes en explosant avait
sectionné les fils d'une ligne à haute tension. L'agent de police tué par la suite se rendait à son poste au commissariat de police de Saintes. Comme ce fait était sur sa route il en aurait rendu
compte à ses supérieurs).
Eclat de bombe
(Voir aussi sa photo dans l'accueil du commissariat de Police de Saintes)
Georges André - Mort pour la France le 28 juillet 44
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