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20 - Le fils d'un militaire allemand à Saintes demande réparation pour son père - 1941 - 1942

Publié le par culture-histoire.over-blog.com

Mon père avait été contraint, en tant que médecin,

de valider la thèse d'une noyade par accident

alors que c'était un assassinat de fait de " S.S " 

Saintes 1941 - 1942

Pont Bernard Palissy

20 - Le fils d'un militaire allemand à Saintes demande réparation pour son père - 1941 - 1942

Message du 18/9/2020

Cher Monsieur Souris,

Je vous remercie beaucoup pour votre réponse immédiate. J'aimerais essayer de vous donner plus de détails. Mon père était comme médecin militaire à Saintes pendant la Deuxième Guerre mondiale, à peu près d'aout 1941 jusqu’au mars 1942. Son bureau devrait être tout près de l'Abbaye aux Dames. Pendant cette période, il a du s’occuper des maladies des soldats et des habitants français à Saintes. Et aussi, il devait surveiller les maisons de tolérance. Je ne sais pas les dates exactes de son activité professionnelle. Mais pendant cette période, un jour, les SS ont jeté deux ou trois jeune gens (peut-être du pont Bernard Palissy) dans la Charente, parce qu' ils ne donnaient pas de place sur le trottoir pour un officier allemand. Un ou deux jours après, mon père a été obligé, de souscrire une mort par noyade sans avoir inspecté les morts/les tués. Mais en effet c’était un assassinat. Cette événement a pesé sur sa conscience profondément. 

Peut-être vous pourriez reconstruire cet événement tragique. Je suis en train d’en écrire un article.

Mille merci, je suis très curieux de recevoir les résultats de votre recherche.

Cordialement

H.W.Kölmel

 

Etait jointe à nos entretiens cette photo prise à Saintes... Vous en saurez plus avec l'avancée de mes investigations. On peut considérer que ce devait être les officiers les plus importants de la place de Saintes.

Etait jointe à nos entretiens cette photo prise à Saintes... Vous en saurez plus avec l'avancée de mes investigations. On peut considérer que ce devait être les officiers les plus importants de la place de Saintes.

Une Saintaise avait témoigné

Sa nuit du 24 juin 1944

Son fils de 4 ans dans ses bras

et sous les bombes..... Saintes " Le Chaillot "

20 - Le fils d'un militaire allemand à Saintes demande réparation pour son père - 1941 - 1942

C................ Lucienne – 11/08/1916

1939/45 : 142, route de Lormont

1 Bombardement du 24 juin 1944

 

A cette époque nous nous trouvions dans cette maison, la maison de mes beaux-parents, qui porte le nom « Mad – Jea – Lu », il y avait aussi mes deux fils Bernard (né en 1940) et Jacques (né en 1943).

Quand il y a eu l’alerte mon mari n’a pas voulu que nous partions au loin, ainsi nous sommes montés sur les hauteurs de notre terrain. A ce moment-là nous y avons vu comme en plein jour, nous étions pourtant au milieu de la nuit. Des bâtonnets éclairants avaient été largués par des avions, il y en avait beaucoup. Nous avons entendu la D.C.A qui tirait. Ensuite les ballonnets sont tombés au sol et il y a eu un grand silence. C’est alors que les bombes ont commencé à tomber, c’était le noir le plus complet, on nous a dit ensuite que ce bombardement avait duré 25 minutes.

Alors que nous nous trouvions au bout de notre jardin toujours sur la hauteur, les avions passaient au-dessus de nous, nous rasant, quant à mon père il était resté près d’un cerisier, en contrebas, pour mieux voir. C’est à cet endroit qu’il a pris un éclat sur la tête et qu’il a eu une fracture externe.

Après le bombardement un monsieur nous a dit de partir qu’une bombe allait éclater, nous avons alors changé de place pour nous réfugier dans le champ sur la droite de notre terrain (Future maison Degorce) et pendant ce temps la bombe d’en haut a éclaté. Nous sommes restés dans ce champ et bien sûr nous avions perdu mon mari et Jacques, celui-ci a beaucoup pleuré cette nuit-là, car en effet je le nourrissais (au sein) et il avait faim. Alors que nous nous trouvions dans ce champ j’ai été blessée, ainsi je tenais toujours Bernard dans mes bras, côté gauche, et brusquement je n’ai plus rien senti, j’ai alors dit à ma mère…. « Où est Bernard… ? Il est parti… ! ». En fait j’avais reçu avec force un éclat dans mon bras et le choc avait fracturé mon humérus, je ne sentais plus du tout mon bras.

Tout se déroulait très vite malgré-tout, ainsi Jacques avait été emmené par la famille Rivière jusqu’à La Chapelle-des-pots pour le mettre à l’abri. Ce sont des jeunes hommes de la défense passive qui le ramèneront beaucoup plus tard. Mais en précisant que si c’était à refaire ils ne le referaient peut-être pas car il avait pleuré tout au long du chemin. Pour Bernard qui m’était tombé des bras, c’est ma mère qui le portait à son tour.

Nous sommes alors tous redescendus, ma mère portant Bernard, mais elle s’était bien abimée les genoux car pour descendre elle s’agrippait aux pieds des vignes, dans ces rangs le bombardement avait fait beaucoup de dégâts.

Alors que tout était terminé ce sont des Allemands qui nous ont emmenés à l’hôpital à bord de leur camion. Mais il a fallu faire plusieurs tentatives pour quitter le secteur, en effet nous avions très peur des bombes, ainsi les allemands faisaient souvent demi-tour pour aller se réfugier au château Rouyer-Guillet route de St Jean (Château de Rochemont). Monsieur Dubois était avec nous dans le camion et il hurlait.

J’ai été hospitalisée et je suis restée à l’hôpital un mois ½. Puis je suis partie à Brizambourg à pied, par la route de St Jean.

Par la suite mon mari était venu voir notre maison. Elle n’avait plus de toit, les vitres et les cloisons avaient été soufflées. Il y avait un grand trou qui menait à notre cave où nous avions des barriques de vin. Dans une des barriques il y avait de belles chemises brodées qui y avaient été cachées. On apprendra par la suite qu’elles avaient été volées à des proches de la famille Rateau. Des voisins avaient provisoirement installé des bâches. Mais nous avons constaté que des affaires avaient disparu. Mon mari avait alors bouché le trou de la cave, avec des madriers, pour empêcher la venue de pillards.

Nous avons retrouvé vers notre maison deux gros éclats de bombes, l’un de 1 k 4 et l’autre de 1 k 2. Dans les jours qui ont suivi nous avons appris que deux wagons de soldats allemands étaient stationnés près du pont de Lormont, il y aurait eu de nombreux morts dans ceux-ci. Il y aurait aussi des soldats tués vers le tunnel.

Comme nous ne pouvions plus occuper notre maison nous avons été évacués à Brizambourg au lieu-dit « Chez Poussard ». Mon mari travaillait sur Saintes et il venait nous rejoindre chaque fin de semaine, dans la semaine il était hébergé chez Madame Martin, rue arc de triomphe à Saintes.

3 Allemand travaillant au silo – Enfants tués en Russie

 

C’était peut-être après le 24 juin 1944. Un jour un soldat allemand qui travaillait au silo de la route de Taillebourg, a montré à ma mère des photos. C’était la photo de ses trois fils tués en Russie, il pleurait, ainsi que mon père et moi.

4 Bombardement du 14 août 1944

« Nous n’étions plus à Saintes ".

Je connaissais la fille du gardien du château du Cormier, Anne-Marie Cantin, qui a été tuée dans ce bombardement. Elle avait eu peur au bombardement de juin et de ce fait elle avait préféré se réfugier rue Emile Zola. C’est ainsi qu’elle y a été tuée ».

- Je me souviens très bien de la marquise qui demeurait au château du Cormier, je la revois avec son beau déshabillé violet et ses cheveux blancs.. »

Remarques M.S : Une nommée Anne-Marie Cantin a été tuée au 77, rue Emile Zola.

Saisie du 24/06/2014

 

 

 

Détails humain et matériel.......

Détails humain et matériel.......

Journées su Patrimoine.. retour beaucoup plus loindans le temps et sur la hauteurs de Saintes... opposés au " Chaillot ". Suivons les archéologues....

Journées su Patrimoine.. retour beaucoup plus loindans le temps et sur la hauteurs de Saintes... opposés au " Chaillot ". Suivons les archéologues....

Découverte unique, outre le petit mobilier remontant avant......  150 ans après JC, cette cave bien construite est presque un habitat.. Unique à Saintes.
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