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31 - témoignages investigations 39-45: Un avion tombe à Port d'Envaux après un duel aérien.

Publié le par culture-histoire.over-blog.com

31 décembre 1943

" Le Peu " Port d'Envaux

Après un combat aérien 3 avions au sol... 8 morts

Un chasseur allemand tombe à Port d'Envaux 17

En préambule rappel des combats aériens du 31/12/1943 Trois avions sont tombés dans la périphérie de Saintes
En préambule rappel des combats aériens du 31/12/1943 Trois avions sont tombés dans la périphérie de Saintes

En préambule rappel des combats aériens du 31/12/1943 Trois avions sont tombés dans la périphérie de Saintes

Après l'avion américain tombé à Corme Royal, découvrons le chasseur allemand un " Me 109 " enfoncé dans le champ à Plassay......
Après l'avion américain tombé à Corme Royal, découvrons le chasseur allemand un " Me 109 " enfoncé dans le champ à Plassay......

Après l'avion américain tombé à Corme Royal, découvrons le chasseur allemand un " Me 109 " enfoncé dans le champ à Plassay......

Puis rendons-nous à Port d'Envaux, mais malheureusement nous n'avons pu retrouver aucune pièce, des maisons ayant été construites sur le site du crash.
Puis rendons-nous à Port d'Envaux, mais malheureusement nous n'avons pu retrouver aucune pièce, des maisons ayant été construites sur le site du crash.
Puis rendons-nous à Port d'Envaux, mais malheureusement nous n'avons pu retrouver aucune pièce, des maisons ayant été construites sur le site du crash.
Puis rendons-nous à Port d'Envaux, mais malheureusement nous n'avons pu retrouver aucune pièce, des maisons ayant été construites sur le site du crash.

Puis rendons-nous à Port d'Envaux, mais malheureusement nous n'avons pu retrouver aucune pièce, des maisons ayant été construites sur le site du crash.

Et bien sûr voici les témoignages et récits.....
Et bien sûr voici les témoignages et récits.....
Et bien sûr voici les témoignages et récits.....
Et bien sûr voici les témoignages et récits.....

Et bien sûr voici les témoignages et récits.....

Crash avion allemand

" Le Peu " - Port d'Envaux

31 Décembre 1943

*

Témoignages Crash " Le Peu "

 

Bachelier Jimmy - 1947 (Fils de Clovis Bachelier)

39/45: " Le Peu " Port d'Envaux - 17

Je suis né après la guerre, mais mon père m'en avait parlé;

Il avait aperçu un avion en difficulté qui allait s'écraser et il s'était dirigé vers le point de chute.... supposée. C'était vers le terrier, à la sortie du lieu " Le Peu " à Port d'Envaux. L'avion était au sol et il crépitait, il avait fallu se mettre à plat ventre. Avant que les Allemands n'arrivent en voiture, mon père avait aperçu une roue qui s'était détachée de l'avion et il avait été la récupérer en rampant. Il a été dit que l'avion était chargé à bloc.

Puis les allemands étaient arrivés environ 30 minutes après le crash. Ils avaient rapidement repéré l'avion en flammes et auraient vite découvert le point de chute. Sur place les Allemands avaient été obligés d'attendre que l'avion finisse de brûler, et de pétarader, avant de récupérer l'épave. Ils avaient longuement recherché la roue. Le parachutiste (pilote) qui était tombé à l'orée du bois de " La Galofière " avait alors été récupéré par une Jeep (mais plutôt le même genre de véhicule mais allemand.... M.S)

Quand j'étais jeune j'avais récupéré une grande quantité de balles éclatées, j'étais avec un copain qui est décédé de nos jours. En ce qui concerne la roue récupérée, mon père en avait fait une roue de brouette. Voici les dimensions approximatives... Diamètre: 30 cm. Largeur: 17 cm. axe (!) 3 cm. Avec deux flasques formant la jante, serrées par des boulons. Le pneu devait être de la marque ... " Continental "

Bertrand Maurice - 1924

39/45: " Les Bourons " Ecurat / Agriculteur

Au lieu-dit " Le Peu ", sur la commune de port d'Envaux, après un combat aérien un deuxième avion, allemand, était tombé et le pilote avait sauté en parachute.

Bodin Jean-Claude – 1934

1939/45 : « Chez Deloumeau » (Nord-ouest de Rochevent) Nieul les Saintes

A cette époque nous demeurions tous au village de « Chez Deloumeau », comme c’était la coutume, les anciens vivaient avec le couple de mes parents et les enfants. A cette époque mon père était prisonnier de guerre. A ce moment-là je me trouvais dans un grenier, au village de « La bonauderie », sur la commune de Port-d’Envaux. J’ai vu le combat dans le ciel, des parachutes étaient alors sortis de l’avion (Avion US tombé à Corme Royal M.S), puis celui-ci s’est coupé. Le fuselage est tombé, puis les deux ailes se sont mises à descendre ensemble en virevoltant.

Concernant l’avion allemand, j’ai vu le parachutiste, il était ensuite parti téléphoner. Quant à son avion il était tombé au village « Le peu ». Ainsi le chasseur allemand est tombé après le bombardier américain, j’en suis certain, l’ayant vu tomber, avant sa chute il était passé au-dessus du village où je me trouvais.

Bonastre Gilles -

39/45: Saintes

Je me trouvais avec mon camarade, Maurice Thiéry, rue Guynemer à Saintes, quand nous avons une bataille aérienne dans le ciel. Quelques avions se battaient et c'était assez haut.

Mon camarade avait été sur place avec sa pétrolette (Mobylette...!!!), mais je n'avais pas voulu y aller. Pour cela il avait pris la route de Port d'Envaux. Il en avait ramené un gros morceau de Plexiglas, grand comme un cahier d'écolier.

Notes: Il s'agit du crash de Plassay ou de Port d'Envaux, en fait la même route. Mais si le morceau de Plexiglas était assez grand ce ce serait plutôt l'avion tombé au " Peu " de Port d'Envaux. En fait la même route, au départ de Saintes pour les deux sites. Le grand morceau semble impossible pour le crash de l'avion allemand tombé à Plassay ce 31/12/43, car l'appareil s'était enfoncé dans le sol.

Boquet Michel - 1934

39/45: " Lossendière " Plassay - 17

Nous avons vu un parachutiste, il sortait certainement de l'avion tombé à Port d'Envaux. Puis l'homme avait été téléphoner à la poste de cette commune, probablement à la kommandantur. La postière, qui avait les idées complètement opposées, s'en souvient bien et elle avait aussi déclaré à mon père que cet homme avait un grand cigare à la bouche. La dame de la poste n'avait pas voulu donner la communication. A cette époque mon père ramassait le courrier.

Bouquet Georges - 14/4/1913

Fils d'Abel Bouquet et de Marguerite Greffier. Adresse jusqu'à son mariage (1936): 63, rue Desmortiers - Saintes.

Madame: Je me trouvais devant chez moi, à l'extrémité de l'impasse F.Mestreau, c'était vers les 16 / 17 heures (..! ... M.S). C'est alors que j'ai aperçu un avion qui tombait en vrille. Dans le ciel cela se passait à un angle d'élévation d'environ 30° et d'après le plan la direction donnait en direction de la commune de Port d'Envaux " Le Peu " ou " La Métairie de Madame ".

Notes: En effet cela peut aussi être l'avion tombé à " La Métairie de Madame " (Heurt 2 avions allemands) car l'avion du " Peu " est tombé en hiver vers 11 heures du matin. Dans les 2 cas avions tombés en vrille. - - - > Plan

Brejon Didier - 3/1927 (Brejon De la Vergne)

39/45: 3, rue St Maur - Fut avocat après la guerre

Possédait une propriété à " La Prévôté " Port d'Envaux 17

Nous nous trouvions à " La Prévôté " et j'ai vu en plein soleil une formation d'avions qui se déplaçait du nord-ouest au sud-est. Il y en avait une dizaine, la formation était bruyante. C'est alors que j'ai vu arriver un chasseur allemand et j'ai vu, très nettement, une forteresse qui se détachait du groupe, puis le combat entre les deux avions.

L'avion allemand était tombé vers le sol et l'avion allié, qui perdait de l'altitude se dirigeait vers la mer. C'est par la suite que j'ai appris qu'un avion était tombé à Corme-Royal dans un champ.

Je me suis rendu sur le lieu du crash avec mon frère Fernand Brejon, né en 1923 et décédé de nos jours. C'était en fait 2 ou 3 jours après ce crash. Sur place nous avons aperçu l'avion dans un champ, mais sans trop nous en approcher, nous y avons vu des personnes avec des bidons d'essence. (Quel avion... M.S !)

Le pilote de l'avion allemand était passé à " La Prévôté " pour nous demander à quelle distance de Saintes il se trouvait...! Je me souviens bien de cet homme, c'était un grand gars. J'attribue bien le combat et la chute de cet avion dans le même temps.

Chabot Daniel -

39/45:

Au cours du bombardement de Cognac, dans les heures de cette attaque un avion allemand s'est écrasé au lieu " Le peu ", sur la commune de Port d'Envaux.

Chasseriaud Camille - 1918 (Originaire d'Ecurat, époux de Port d'Envaux)

39/45: St James - Port d'Envaux - Agriculteurs

L'avion était tombé au lieu " Le Terrier ". Mon mari avait été sur place, mais je n'y avais pas été car j'avais des enfants trop jeunes. Il a vu cet avion, il était encassé dans la terre. Les deux aviateurs avaient sauté en parachute (...! M.S). Un parachutiste était tombé dans le bois de " La Galofrère ", un homme lui avait dit (!) qu'il était au lieu " Le Peu ".Le premier était venu pour téléphoner, mais il avait alors téléphoné à la boulangerie de St James. Le boulanger était M. Clairat, famille sans enfant. Sur l'endroit où est tombé l'avion il y a des constructions, nous avions un terrain vers le tumulus, mais du fait de la présence de ce tumulus notre terrain était devenu inconstructible.

David Jean-Paul - 1935 (Fils de Claude David)

39/45: " Métairie de la tonnelle " Port d'Envaux 17

C'était à 11 heures du matin, j'aidais mon père au labour, nous étions à environ 1 kilomètre au nord du crash et j'avais vu le parachutiste. A cette époque nous apprenions le travail aux bœufs et je marchais devant. J'avais alors attendu avec impatience l'heure de la débauche pour aller sur place. Rendu sur les lieux j'avais vu un trou et l'avion qui brûlait. Un homme du lieu " Le peu " avait récupéré le parachutiste dans le bois, je crois que c'était Clovis Bachelier. Je me souviens de l'âge de cet homme, il avait 19 ans. Par la suite je crois que ce sont les F.F.I qui l'avaient récupéré (..! M.S). Le boulanger de St James s'appelait Clairot.

Doret Marcel - 11 ans à l'époque

39/45: " Le Peu " Port d'Envaux - 17

Je suis né au lieu " Le Peu " dans la maison où a demeuré M. Haurit, un parent au marchand de graines de Saintes.

En fait un avion était tombé dans un terrain touchant avec un terrain qui nous appartenant. C'était un matin et j'étais avec mon frère. Près de l'endroit où l'avion est tombé il y avait une mare, ce n'était pas très loin d'un terrier (Tumulus... ! M.S). Cela brûlait autour de l'avion. Un parachutiste était tombé dans un chêne du bois de " La gîte ". Je n'avais aperçu qu'un seul para.

Sur place il y avait encore deux bombes, d'environ 25 cm de diamètre.

Le pilote de l'avion avait parlé à un témoin qui connaissait un peu l'allemand, il s'agirait de M. Bachelier. Sa fille Yvette est mariée à un nommé Vinet demeurant à Saintes. L'aviateur allemand était venu à son avion pour récupérer sa radio, c'était avant l'arrivée des autres allemands.

Foucher Flora - (1919/...... ) René Foucher (1909/.......) Flora était d'origine italienne

Flora était d'origine italienne, un fils Jean-Claude Foucher, qui a eu Christian.

C'était l'été, en fin de matinée et j'étais avec une camarade de classe âgée de 20 ans, nos époux étaient prisonniers en Allemagne.

Des avions se battaient dans le ciel, j'avais alors dit à ma camarade (*) de se méfier, car ils risquaient de tomber sur nous. Je devais me trouver entre la route et le lieu du crash, il y avait une palisse derrière laquelle je me trouvais. Nous étions affolées car des balles explosaient pas très loin de nous et nous étions alors revenues à la maison. C'est ce qui s'est passé, un chasseur allemand s'était écrasé devant nous. Nous avions aperçu un seul parachute et il était tombé à " La Gîte " dans une vigne entourée de bois. Nous avons rencontré ce pilote et il nous avait parlé de vignes. L'homme avait voulu une bicyclette, il s'était rendu chez un habitant et il avait utilisé celle de Clovis Bachelier, puis il avait été téléphoné et il avait ensuite ramené le vélo. Dans l'après-midi des Allemands étaient venus chercher l'avion.

Un peu avant que l'avion ne tombe, une brande, terre souvent avec de jeunes pousses de genêts brûlait déjà dans les environs immédiats. Après sa chute l'avion avait brûlé et cela pétaradait. Monsieur Bachelier, après le crash, avait pris une roue de l'avion, bien que je l'en dissuade. Le champ du crash nous appartenait puis il avait été attribué à Doret du fait du remembrement.

(*) Selon Christian Foucher (1956): Il devait s'agir de Gisèle Marchesseau.

Il y avait deux mares autrefois: Une était la mare du village et de nos jours c'est devenue une place publique, avec un arrêt de bus. La deuxième mare nous appartenait, il y a eu des constructions mais plus près de la route. (voir Infos-Docs n° 286)

Louradour Jacques - 19 ans en 1943

Père de Denis Louradour (Agriculteur et assureur)

Le 31 décembre 1943 un avion allemand s'était écrasé dans un de nos champs. Il 'était enfoui dans le sol, c'était un " Messerschmitt " (Me 109) qui venait de livrer un combat aérien contre un bombardier américain. Le pilote avait été tué dans le crash. Un autre avion était tombé au lieu " Le Peu ", commune de Port d'Envaux, je m'étais rendu sur place, mais il m'avait été dit que ce second pilote était venu dans notre champ voir son malheureux compagnon, il avait un petit chien avec lui (voir dossier crash Plassay).

Je m'étais rendu en vélo au " Peu ", l'avion était plus gros que celui enfoncé à Plassay, ce devait être un avion avec deux moteurs. Là, dans le champ, à côté du monticule (tumulus...!) se trouvait ainsi la carcasse de cet avion, il n'était pas tellement endommagé, mais il avait brûlé.

Note: Si c'était un " Me 113 " comme l'avait déclaré le témoin Desrante, il y aurait eu deux aviateurs... !!

Glémain Roland – 1934 - 2011 - Epouse: Pierrette.

1943 : « St James »Port d’Envaux

Ma famille demeurait à St James. Mon père était agriculteur.

J’avais appris par les gens de la région qu’un combat aérien avait eu lieu et qu’un avion allemand était tombé au lieu dit « Le peu ». Le pilote allemand (de petite taille) rescapé s’était rendu à la boulangerie de St James où il avait pu téléphoner. Ce boulanger s’appelait Clairot (Il est décédé sans descendant vers Montendre).

Je me suis certainement rendu sur place dans l’après-midi. Je me souviens avoir vu cet appareil, il était comme aplati au sol et il y avait un petit cratère. Il y avait quelques pièces tout autour. Des personnes des environs avaient ramassé des morceaux pour s’en faire des épouvantails à moineaux. Il y a deux ou trois ans je me suis rendu au « Peu » et j’ai pénétré dans le terrain d’un homme qui vit seul, un peu en retrait. Sa maison est en travers, par rapport à la route, elle ne semble pas très bien entretenue. Sur l’arrière de sa propriété il y avait des ruines. Ainsi sur ce terrain j’ai retrouvé quelques éléments.

La rue qui passe devant le lieu du crash et devant cet homme est dénommée la rue de la renardière. Dans l’ordre, venant du carrefour, avec le site du crash à gauche, on trouve dans les dernières maisons…. Reynald Gaillard au n° 46, puis l’homme qui vit seul, puis une maison neuve construite récemment (Emménagée il y a quelques mois).

La tombe dans le champ en face, face au tumulus, est celle de madame Tricard.

Martin Clément - 1918

39/45: " La Prère " Port d'Envaux

Je travaillais comme requis dans une usine située à " Port-la-Pierre ", nous produisions pour les Allemands. Alors que je me trouvais aux cuves, à la terrasse, un compagnon m'avait dit... " Regarde cet avion qui arrive....", en effet un appareil en difficuLté arrivait au-dessus des bois de St James (Port d'Envaux). Ainsi c'était un chasseur allemand qui volait et s'était brusquement mis de travers et j'avais dit... " Regarde.... un parachutiste... ". L'appareil venait de tomber au lieu " Le Peu " et le pilote, après son arrivée au sol, s'était inquiété pour trouver un téléphone. Ainsi il s'était rendu à la boulangerie Clairat de St James. Au téléphone il avait dit qu'il était du camp de Fontenet (St Jean d'Angély). Puis il avait attendu sur place que des militaires viennent le chercher.

Quant à l'avion j'avais été le voir le soir même. C'était un " Messerschmitt " et il était gardé par une sentinelle. Sur le site du crash j'avais aperçu une roue, je l'avais poussée du pied comptant la récupérer plus tard...... mais en vain. Le lendemain elle avait disparu.

Renaud Paul - 17 ans en 1944

39/45: Plassay

Ce jour-là il y a eu des combats entre des bombardiers américains et des chasseurs allemands. Pendant que ce combat se déroulait je me trouvais chez mon dentiste rue du général Sarrail à Saintes et j'entendais les balles qui sifflaient.

L'avion allemand était tombé vers le sol et, à la dernière minute, le pilote avait dévié son appareil pour éviter le village (certainement du peu.....! M.S), puis il avait sauté en parachute. L'avion dans sa chute avait glissé sur le sol. L'aviateur avait emmené sa mascotte avec lui, un chien, et il avait été à St James pour téléphoner depuis la boulangerie Clairat. L'avion avait été récupéré et il n'avait pas eu de grands dommages. Dans ce combat l'avion américain une " Fortress " était tombée à Corme-Royal. Quelques jours plus tard un aviateur US avait demandé la route à mes parents. (Quel crash... Corme-Royal 31/12 ou Nieul les Saintes... 4/1/44...! M.S)

Richard Robert - 1943

39/45: Chepniers - 17

Le terrain où est tombé l'avion appartenait à mon père Henri Richard, il l'avait eu de Marcel Doret, demeurant au village " Les Tourneurs ". En 1993 ce terrain est à M. Ganthy Philippe, au lieu " Le Peu ". Autrefois j'avais ramassé des douilles sur le site mais je ne les ai plus.

Samson René - 1919

39/45: 7, avenue Aristide Briand - Saintes

C’était une belle journée ensoleillée. Je venais de quitter mon travail, en regardant le ciel de devant ma maison, en direction du « Port La rousselle » (relatif – voir plan joint), j’ai aperçu des chasseurs allemands qui se battaient avec des forteresses. Plusieurs avions ont été abattus, dont un avion allemand « ME 109 », celui-ci est tombé vers Taillebourg (Dans la direction de …), c’était vers 12 h 15.

Des aviateurs ont sauté en parachute, les Allemands sont partis à leur recherche. Quelques-uns de ces hommes ont été retrouvés et les Allemands ont aussi embarqué des jeunes filles qui s’étaient trop approchées de ces américains (Corme-Royal .. M.S)

 

Vinet Daniel, dit le " Grand Johnny ", fils de Lydie (Vinet)

39/45: Certainement " Le Peu " (!) Port d'Envaux

11/1993: Saintes ou St Saturnin - Port d'Envaux (!)

Voici ce que m'a raconté ma mère..... (en 1993 elle est incapable de témoigner) Un avion allemand est tombé au lieu " Le Peu ". Le pilote allemand a été pris par les F.F.I et fusillé dans le bois. Il avait sauté en parachute et après s'être caché il avait été repris. Mon père aurait été sergent-chef dans les F.F.I.

Je me souviens avoir joué avec une roue de l'avion, ayant fabriqué un traineau avec lequel de descendais du terrier (Tumulus), j'étais avec M. Bachelier.

Vinet Yvette, née Bachelier - 12 ans en 1943...! (Fille de Clovis Bachelier)

39/45: " Le Peu " Port d'Envaux 17

C'était par une belle matinée de janvier (1944...!), je revenais de chez mes grands-parents, qui habitaient plus bas dans le village " Le Peu ". C'était vers 11 heures du matin.

Ce jour-là, M. Desrentes, qui possédaient des vaches, comme l'une d'elle s'étant échappée il avait fallu la parquer dans le champ de M. Tricard. C'est alors que sur le chemin de sa maison j'ai aperçu un avion qui pétillait dans le ciel, puis je l'ai vu qui venait s'écraser à une cinquantaine de mètres de la maison de mon père (En 1993... maison en ruines).

Aux environs du crash et de la maison Bachelier C......, il existe une grosse butte (tumulus), les Allemands avaient essayé de la faire sauter.

Presque aussitôt le crash de l'avion, un parachutiste allemand, en fait le pilote, arrivait, mais il avait vite été entouré d'une multitude de gens. Il était tombé dans le bois " La galofrère ", bien après la maison de Mme Foucher, un lieu est aussi concerné, c'est " La Gîte ", toujours en passant devant la maison Foucher. Mon père avait précisé qu'il n'y avait eu qu'un seul parachutiste. C'était un jeune soldat, il était sale et un peu blessé. Affolé, il avait levé les bras et demandé grâce... il pleurait. Puis il nous avait rapidement dit de ne pas s'approcher de l'avion car il risquait d'exploser. C'est alors que Clovis Bachelier, mon père, l'avait fait rentrer chez lui, ainsi il avait pu se laver et être soigné.

Il est reparti dans la matinée, après avoir laissé son parachute. Mon père lui avait dit que s'il partait tout de suite aucun mal ne lui serait fait, en remerciements de leur avoir dit de ne pas s'approcher de son avion. Par la suite mon père avait récupéré une roue de l'avion et il en avait fait une brouette. Mon père avait été dans la résistance.

*

Plassay 31 décembre 1943 - Crash du 2ième avion " Messerschmitt 109 "

 

Bombardement de Cognac – Châteaubernard le 31 décembre 1943

*

Depuis septembre 1939 les Allemands occupaient une grande partie de l'Europe, les Américains, qui étaient restés neutres jusqu'en 1941, sont rentrés dans le conflit après l'attaque de leur base navale de Pearl Harbor. A partir de ce moment-là une guerre totale fut dirigée sur l'Allemagne Nazie et les territoires occupés.

Ainsi l'Amérique était venue établir une grande partie de son armée en Angleterre. C'est dans ce pays que seront désormais basées ses forces militaires, voire son aviation avec ses chasseurs et ses bombardiers.

En ce qui concerne l'aviation militaire américaine, l'US Air Force, la mission des équipages de ses avions était de détruire l'armée allemande et les points stratégiques utiles à cette armée.

Le 31 décembre 1943 dans le ciel de Saintonge.

Comme il en avait reçu l’ordre, Otto Kraft, âgé de 23 ans, sous-officier dans la Luftwaffe, avait décollé à bord de son chasseur Messerschmitt, et plusieurs avions de son groupe.

Leur mission était d’intercepter et d’abattre des appareils alliés qui venaient en mission de bombardement sur la base allemande de Cognac – Châteaubernard. Ces appareils alliés étaient des " B 17 " et ce 31 décembre pour 29 d’entre eux ce fut la dernière mission. Des aviateurs alliés vont mourir dans d’atroces circonstances sur les terres de Médis, Corme-royal, Echebrune, en ce qui concerne la Saintonge.

Ainsi ce 31 décembre, vers les 11 h 00 du matin Otto Kraft allait combattre le bombardier américain du Lieutenant Stanley Wainwright qui venait de survoler la ville de Saintes.

Alors qu’elle venait de bombarder la base allemande, l’escadrille avait repris la direction de l’Angleterre, se dirigeant vers l’océan atlantique. Mais des appareils avaient été touchés par la flak allemande et les chasseurs harcelaient sans arrêt ces proies devenues faciles.

C’est ainsi, alors qu’il tournait autour d’un de ces bombardiers en le mitraillant, l’avion du pilote allemand Otto Kraft avait été touché et il était tombé à grande vitesse sur la terre de Plassay. Le pilote trouvait une mort violente dans son avion qui venait de s’enfoncer à trois mètres de profondeur dans le champ. Mais avant d’être touché par les américains il avait eu le temps de faire exploser leur avion en plein ciel, tuant ainsi sept aviateurs alliés, l'avion, un " B 17 ", était tombé à Corme Royal (17).

Dans le champ un immense cratère, métal, sang et chair étaient éparpillés, un chien emmenait des lambeaux de chair, l’avion brûlait et des explosions se faisaient entendre. Les restes déchiquetés du corps d’Otto Kraft ont été ramenés quelques jours plus tard au cimetière de Cognac – Châteaubernard. Le pilote du 2ième chasseur allemand,, dont l'avion s'était écrasé au lieu " Le Peu ", commune de Port d'Envaux, était venu saluer son compagnon mort dans le champ de Plassay, on peut supposer que celui-ci, effectuant une mission en service commandé, avait combattu loyalement et que rien ne fait dire qu’il fut un criminel de guerre.

Mais si ce combat aérien, avait entraîné cet aviateur allemand dans la mort, il avait aussi entraîné dans la mort sept aviateurs américains, tout au moins pour ce combat.

Ainsi ce vendredi 31 décembre 1943, par une belle journée ensoleillée, certes froide, des aviateurs américains, allemands, mais de nombreux civils avaient connu les atrocités de la guerre.

Puis comme de nombreux militaires allemands Otto Kraft a été inhumé dans le cimetière militaire allemand sur la commune de Berneuil.

Hans Waldmann avait repris ses missions et il va trouver la mort en heurtant un autre avion allemand, un " Me 262 " le 18/3/45.

 

*

Saisie close le 29/8/2020 Edité le: 9/2020

 

 

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