Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

11 - Lys des marais, témoin de la Mémoire des Hommes.

Publié le par culture-histoire.over-blog.com

Le lys des marais

Témoin d'un grand fait de guerre

dans le ciel de Saintes

11 - Lys des marais, témoin de la Mémoire des Hommes.

   Tout avait commencé par des investigations sur le crash d'un chasseur allemand, ceci dans un champ de la commune de Plassay (17).

  En effet j'avais été amené sur ce terrain pour y retrouver un avion allemand « Messerschmitt 109 » et pour cela je devais amener des témoins au plus près du point de chute, par ailleurs extrêmement violente de cet appareil, puisque le pilote en avait aussi trouvé une mort autant foudroyante qu'atroce.

  Ainsi Mrs Fillollaud et Pacaud, des personnes de la région m'avaient emmené sur le point d'impact, autrefois un sacré entonnoir, mais de nos jours terre très rase et cultivée.

  Mais une simple fleur, le lys des marais, s'est aussi inscrite dans cette histoire.

  En effet selon ces témoins venus sur le site, peu de temps après le crash de l'avion et au vu des morceaux de chairs humaines éparpillés sur le sol et dans le cratère, nul doute qu'un homme était mort au fond du trou, alors des témoins avaient déposé des fleurs trouvées autour.... des « Lys des marais ».

  Ces humbles fleurs auraient pu en rester là, mais u cours des venues suivantes sur le site j'avais récupéré des lys des marais, et le 27 novembre 1994 je les ai plantés dans mon jardin. Depuis cette date, via la date du combat du 31 décembre 1943, j'ai toujours ces beaux lys dans mon jardin.

« Des témoins silencieux d'un fait de guerre, parmi tant d'autres ».

 

Sur le site du crash, les deux témoins précités. La pierre de la mémoire en bordure du champ. Marque de respect au cimetière de Berneuil où repose le corps du pilote allemand. Dans le groupe de personne, en bordure du champ, l'homme avec la toque noire est le colonel N. Lorentz, aviateur US qui avait abattu le " Me 109 " allemand.  Dans le champ deux chercheurs spécialisés sur les crashs d'avions de guerre, Philippe Morini et Michel Souris.
Sur le site du crash, les deux témoins précités. La pierre de la mémoire en bordure du champ. Marque de respect au cimetière de Berneuil où repose le corps du pilote allemand. Dans le groupe de personne, en bordure du champ, l'homme avec la toque noire est le colonel N. Lorentz, aviateur US qui avait abattu le " Me 109 " allemand.  Dans le champ deux chercheurs spécialisés sur les crashs d'avions de guerre, Philippe Morini et Michel Souris.
Sur le site du crash, les deux témoins précités. La pierre de la mémoire en bordure du champ. Marque de respect au cimetière de Berneuil où repose le corps du pilote allemand. Dans le groupe de personne, en bordure du champ, l'homme avec la toque noire est le colonel N. Lorentz, aviateur US qui avait abattu le " Me 109 " allemand.  Dans le champ deux chercheurs spécialisés sur les crashs d'avions de guerre, Philippe Morini et Michel Souris.
Sur le site du crash, les deux témoins précités. La pierre de la mémoire en bordure du champ. Marque de respect au cimetière de Berneuil où repose le corps du pilote allemand. Dans le groupe de personne, en bordure du champ, l'homme avec la toque noire est le colonel N. Lorentz, aviateur US qui avait abattu le " Me 109 " allemand.  Dans le champ deux chercheurs spécialisés sur les crashs d'avions de guerre, Philippe Morini et Michel Souris.
Sur le site du crash, les deux témoins précités. La pierre de la mémoire en bordure du champ. Marque de respect au cimetière de Berneuil où repose le corps du pilote allemand. Dans le groupe de personne, en bordure du champ, l'homme avec la toque noire est le colonel N. Lorentz, aviateur US qui avait abattu le " Me 109 " allemand.  Dans le champ deux chercheurs spécialisés sur les crashs d'avions de guerre, Philippe Morini et Michel Souris.

Sur le site du crash, les deux témoins précités. La pierre de la mémoire en bordure du champ. Marque de respect au cimetière de Berneuil où repose le corps du pilote allemand. Dans le groupe de personne, en bordure du champ, l'homme avec la toque noire est le colonel N. Lorentz, aviateur US qui avait abattu le " Me 109 " allemand. Dans le champ deux chercheurs spécialisés sur les crashs d'avions de guerre, Philippe Morini et Michel Souris.

Plassay 31 décembre 1943 – 16 novembre 2008

Bombardement de Cognac – Châteaubernard le 31 décembre 1943

*

Le 31 décembre 1943 dans le ciel de Saintonge.

 

Comme il en avait reçu l’ordre, Otto Kraft, âgé de 23 ans, sous-officier dans la Luftwaffe, avait décollé à bord de son chasseur Messerschmitt, et plusieurs avions de son groupe.

Leur mission était d’intercepter et d’abattre des appareils alliés qui venaient en mission de bombardement sur la base allemande de Cognac – Châteaubernard. Ces appareils alliés étaient des B 17 et ce 31 décembre pour 29 d’entre eux ce fut la dernière mission. Des aviateurs alliés vont mourir dans d’atroces circonstances sur les terres de Médis, Corme-royal, Echebrune, en ce qui concerne la Saintonge.

Ainsi ce 31 décembre, vers les 11 h 00 du matin Otto Kraft allait combattre le bombardier américain du Lieutenant Stanley Wainwright qui venait de survoler la ville de Saintes.

Alors qu’elle venait de bombarder la base allemande, l’escadrille avait repris la direction de l’Angleterre, se dirigeant vers l’océan atlantique. Mais des appareils avaient été touchés par la flak allemande et les chasseurs harcelaient sans arrêt ces proies devenues faciles.

C’est ainsi, alors qu’il tournait autour d’un de ces bombardiers en le mitraillant, l’avion du pilote allemand Otto Kraft avait été touché et il était tombé à grande vitesse sur la terre de Plassay. Le pilote trouvait une mort violente dans son avion qui venait de s’enfoncer à trois mètres de profondeur dans le champ. Mais avant d’être touché par les américains il avait eu le temps de faire exploser leur avion en plein ciel, tuant ainsi sept aviateurs alliés.

Dans le champ un immense cratère, métal, sang et chair étaient éparpillés, un chien emmenait des lambeaux de chair, l’avion brûlait et des explosions se faisaient entendre.

Les restes déchiquetés du corps d’Otto Kraft ont été ramenés quelques jours plus tard au cimetière de Cognac – Châteaubernard.

On peut supposer que cet aviateur, effectuant une mission en service commandé, avait combattu loyalement et que rien ne fait dire qu’il fut un criminel de guerre.

Mais ce combat aérien, avait entraîné cet aviateur allemand dans la mort, après avoir vu la mort de sept aviateurs américains, tout au moins pour ce combat.

Ainsi ce vendredi 31 décembre 1943, par une belle journée ensoleillée, certes froide, des aviateurs américains, allemands, mais de nombreux civils avaient connu les atrocités de la guerre.

Par la suite les familles de ces hommes, Américains et allemands, avaient appris, avec la douleur que l’on imagine, de la fin tragique de leurs parents ; ces militaires morts en combat régulier.

Puis comme de nombreux militaires allemands Otto Kraft a été inhumé dans ce cimetière militaire allemand sur la commune de Berneuil.

 

Le pilote allemand. Un projet pour la " Pierre de la mémoire ". Sud Ouest et un article sur cette recherche.
Le pilote allemand. Un projet pour la " Pierre de la mémoire ". Sud Ouest et un article sur cette recherche.
Le pilote allemand. Un projet pour la " Pierre de la mémoire ". Sud Ouest et un article sur cette recherche.
Le pilote allemand. Un projet pour la " Pierre de la mémoire ". Sud Ouest et un article sur cette recherche.

Le pilote allemand. Un projet pour la " Pierre de la mémoire ". Sud Ouest et un article sur cette recherche.

Le " Lys des marais " dans mon jardin.
Le " Lys des marais " dans mon jardin.

Le " Lys des marais " dans mon jardin.

Commenter cet article