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24 - L'horreur d'une si belle nuit d'été 1944: 24 juin 1944 Saintes - Bernadette Chirac - E.R.E.A animation lapidaire

Publié le par culture-histoire.over-blog.com

La St Jean 1944 Saintes

" Victimes civiles.. prix de la liberté "

Deux témoignages extraits de plus de deux cent cinquante récits de Saintais / Saintongeais

 

La gare de triage de Saintes, quelques jours après la terrible nuit qui fit 34 morts (victimes civiles françaises) en 22 minutes, une centaine de blessés et une centaine de maisons endommagées, voire totalement détruite. Les structures SNCF ont alors subis des dégâts considérables. (Photo archives US - reproduction interdite sans autorisation). Immersion dans la douleur des victimes......

La gare de triage de Saintes, quelques jours après la terrible nuit qui fit 34 morts (victimes civiles françaises) en 22 minutes, une centaine de blessés et une centaine de maisons endommagées, voire totalement détruite. Les structures SNCF ont alors subis des dégâts considérables. (Photo archives US - reproduction interdite sans autorisation). Immersion dans la douleur des victimes......

Bombardement du 24 juin 1944

Témoignage Lucienne C…… (Recueilli par M.S 27/10/1996)

 

A cette époque nous nous trouvions dans cette maison, la maison de mes beaux-parents, qui porte le nom « Mad – Jea – Lu », il y avait aussi mes deux fils Bernard (né en 1940) et Jacques (né en 1943).

Quand il y a eu l’alerte mon mari n’a pas voulu que nous partions au loin, ainsi nous sommes montés sur les hauteurs de notre terrain. A ce moment-là nous y avons vu comme en plein jour, nous étions pourtant au milieu de la nuit. Des bâtonnets éclairants avaient été largués par des avions, il y en avait beaucoup. Nous avons entendu la D.C.A qui tirait. Ensuite les ballonnets sont tombés au sol et il y a eu un grand silence. C’est alors que les bombes ont commencé à tomber, c’était le noir le plus complet, on nous a dit ensuite que ce bombardement avait duré 25 minutes.

Alors que nous nous trouvions au bout de notre jardin toujours sur la hauteur, les avions passaient au-dessus de nous, nous rasant, quant à mon père il était resté près d’un cerisier, en contrebas, pour mieux voir. C’est à cet endroit qu’il a pris un éclat sur la tête et qu’il a eu une fracture externe.

Après le bombardement un monsieur nous a dit de partir qu’une bombe allait éclater, nous avons alors changé de place pour nous réfugier dans le champ sur la droite de notre terrain (Future maison Degorce) et pendant ce temps la bombe d’en haut a éclaté. Nous sommes restés dans ce champ et bien sûr nous avions perdu mon mari et Jacques, celui-ci a beaucoup pleuré cette nuit-là, car en effet je le nourrissais (au sein) et il avait faim. Alors que nous nous trouvions dans ce champ j’ai été blessée, ainsi je tenais toujours Bernard dans mes bras, côté gauche, et brusquement je n’ai plus rien senti, j’ai alors dit à ma mère…. « Où est Bernard… ? Il est parti… ! ». En fait j’avais reçu avec force un éclat dans mon bras et le choc avait fracturé mon humérus, je ne sentais plus du tout mon bras.

Tout se déroulait très vite malgré-tout, ainsi Jacques avait été emmené par la famille Rivière jusqu’à La Chapelle-des-pots pour le mettre à l’abri. Ce sont des jeunes hommes de la défense passive qui le ramèneront beaucoup plus tard. Mais en précisant que si c’était à refaire ils ne le referaient peut-être pas car il avait pleuré tout au long du chemin. Pour Bernard qui m’était tombé des bras, c’est ma mère qui le portait à son tour.

Nous sommes alors tous redescendus, ma mère portant Bernard, mais elle s’était bien abimée les genoux car pour descendre elle s’agrippait aux pieds des vignes, dans ces rangs le bombardement avait fait beaucoup de dégâts.

Alors que tout était terminé ce sont des Allemands qui nous ont emmenés à l’hôpital à bord de leur camion. Mais il a fallu faire plusieurs tentatives pour quitter le secteur, en effet nous avions très peur des bombes, ainsi les allemands faisaient souvent demi-tour pour aller se réfugier au château Rouyer-Guillet route de St Jean (Château de Rochemont). Monsieur Dubois était avec nous dans le camion et il hurlait.

J’ai été hospitalisée et je suis restée à l’hôpital un mois ½. Puis je suis partie à Brizambourg à pied, par la route de St Jean.

Par la suite mon mari était venu voir notre maison. Elle n’avait plus de toit, les vitres et les cloisons avaient été soufflées. Il y avait un grand trou qui menait à notre cave où nous avions des barriques de vin.  Dans une des barriques il y avait de belles chemises brodées qui y avaient été cachées. On apprendra par la suite qu’elles avaient été volées à des proches de la famille Rateau. Des voisins avaient provisoirement installé des bâches. Mais nous avons constaté que des affaires avaient disparu. Mon mari avait alors bouché le trou de la cave, avec des madriers, pour empêcher la venue de pillards.

Nous avons retrouvé vers notre maison deux gros éclats de bombes, l’un de 1 k 4 et l’autre de 1 k 2. Dans les jours qui ont suivi nous avons appris que deux wagons de soldats allemands étaient stationnés près du pont de Lormont, il y aurait eu de nombreux morts dans ceux-ci. Il y aurait aussi des soldats tués vers le tunnel.

Comme nous ne pouvions plus occuper notre maison nous avons été évacués à Brizambourg au lieu-dit « Chez Poussard ». Mon mari travaillait sur Saintes et il venait nous rejoindre chaque fin de semaine, dans la semaine il était hébergé chez Madame M…..  rue arc de triomphe à Saintes.

 

Dans la nuit.. des hurlements... des masses noires qui surgissent, la douleur, la mort, le silence....... Des Saintais ont payé cher le prix de la liberté, une femme témoigne, elle était dans ce champ.... elle n'a pas pu tenir dans le témoignage elle a éclaté en sanglots.... pourtant elle a continué. Merci Madame.
Dans la nuit.. des hurlements... des masses noires qui surgissent, la douleur, la mort, le silence....... Des Saintais ont payé cher le prix de la liberté, une femme témoigne, elle était dans ce champ.... elle n'a pas pu tenir dans le témoignage elle a éclaté en sanglots.... pourtant elle a continué. Merci Madame.
Dans la nuit.. des hurlements... des masses noires qui surgissent, la douleur, la mort, le silence....... Des Saintais ont payé cher le prix de la liberté, une femme témoigne, elle était dans ce champ.... elle n'a pas pu tenir dans le témoignage elle a éclaté en sanglots.... pourtant elle a continué. Merci Madame.
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Dans la nuit.. des hurlements... des masses noires qui surgissent, la douleur, la mort, le silence....... Des Saintais ont payé cher le prix de la liberté, une femme témoigne, elle était dans ce champ.... elle n'a pas pu tenir dans le témoignage elle a éclaté en sanglots.... pourtant elle a continué. Merci Madame.
Dans la nuit.. des hurlements... des masses noires qui surgissent, la douleur, la mort, le silence....... Des Saintais ont payé cher le prix de la liberté, une femme témoigne, elle était dans ce champ.... elle n'a pas pu tenir dans le témoignage elle a éclaté en sanglots.... pourtant elle a continué. Merci Madame.
Dans la nuit.. des hurlements... des masses noires qui surgissent, la douleur, la mort, le silence....... Des Saintais ont payé cher le prix de la liberté, une femme témoigne, elle était dans ce champ.... elle n'a pas pu tenir dans le témoignage elle a éclaté en sanglots.... pourtant elle a continué. Merci Madame.

Dans la nuit.. des hurlements... des masses noires qui surgissent, la douleur, la mort, le silence....... Des Saintais ont payé cher le prix de la liberté, une femme témoigne, elle était dans ce champ.... elle n'a pas pu tenir dans le témoignage elle a éclaté en sanglots.... pourtant elle a continué. Merci Madame.

Nous ne pouvions pas faire l'impasse sur cette douleur, ces cauchemars qui perdurent chez les témoins survivants de cette nuit qui se voulait pourtant libératrice, là encore on se retrouve sur les plages normandes, dans nos maquis....
Nous ne pouvions pas faire l'impasse sur cette douleur, ces cauchemars qui perdurent chez les témoins survivants de cette nuit qui se voulait pourtant libératrice, là encore on se retrouve sur les plages normandes, dans nos maquis....

Nous ne pouvions pas faire l'impasse sur cette douleur, ces cauchemars qui perdurent chez les témoins survivants de cette nuit qui se voulait pourtant libératrice, là encore on se retrouve sur les plages normandes, dans nos maquis....

Cette nuit-là, l'Angleterre a payé un tribut au cours de cette mission sur Saintes. En effet un avion allié a disparu corps et biens, certainement au fond de l'océan atlantique. Ils étaient sept jeunes hommes. Chacun interprétera à sa manière ces missions, diurnes ou nocturnes, mais il était nécessaire de détruire toute la structure militaire allemande, bien sûr il y a eu de nombreuses victimes civiles... mais la guerre, c'est la guerre et tout au bout des millions d'humains attendaient la délivrance.
Cette nuit-là, l'Angleterre a payé un tribut au cours de cette mission sur Saintes. En effet un avion allié a disparu corps et biens, certainement au fond de l'océan atlantique. Ils étaient sept jeunes hommes. Chacun interprétera à sa manière ces missions, diurnes ou nocturnes, mais il était nécessaire de détruire toute la structure militaire allemande, bien sûr il y a eu de nombreuses victimes civiles... mais la guerre, c'est la guerre et tout au bout des millions d'humains attendaient la délivrance.
Cette nuit-là, l'Angleterre a payé un tribut au cours de cette mission sur Saintes. En effet un avion allié a disparu corps et biens, certainement au fond de l'océan atlantique. Ils étaient sept jeunes hommes. Chacun interprétera à sa manière ces missions, diurnes ou nocturnes, mais il était nécessaire de détruire toute la structure militaire allemande, bien sûr il y a eu de nombreuses victimes civiles... mais la guerre, c'est la guerre et tout au bout des millions d'humains attendaient la délivrance.
Cette nuit-là, l'Angleterre a payé un tribut au cours de cette mission sur Saintes. En effet un avion allié a disparu corps et biens, certainement au fond de l'océan atlantique. Ils étaient sept jeunes hommes. Chacun interprétera à sa manière ces missions, diurnes ou nocturnes, mais il était nécessaire de détruire toute la structure militaire allemande, bien sûr il y a eu de nombreuses victimes civiles... mais la guerre, c'est la guerre et tout au bout des millions d'humains attendaient la délivrance.
Cette nuit-là, l'Angleterre a payé un tribut au cours de cette mission sur Saintes. En effet un avion allié a disparu corps et biens, certainement au fond de l'océan atlantique. Ils étaient sept jeunes hommes. Chacun interprétera à sa manière ces missions, diurnes ou nocturnes, mais il était nécessaire de détruire toute la structure militaire allemande, bien sûr il y a eu de nombreuses victimes civiles... mais la guerre, c'est la guerre et tout au bout des millions d'humains attendaient la délivrance.

Cette nuit-là, l'Angleterre a payé un tribut au cours de cette mission sur Saintes. En effet un avion allié a disparu corps et biens, certainement au fond de l'océan atlantique. Ils étaient sept jeunes hommes. Chacun interprétera à sa manière ces missions, diurnes ou nocturnes, mais il était nécessaire de détruire toute la structure militaire allemande, bien sûr il y a eu de nombreuses victimes civiles... mais la guerre, c'est la guerre et tout au bout des millions d'humains attendaient la délivrance.

" Liberté -Egalité - Fraternité " " Ils ne sont pas morts pour rien " " Devoir de mémoire ". (La page de journal tamponnée est la vérification de la censure allemande.. tous les jours)
" Liberté -Egalité - Fraternité " " Ils ne sont pas morts pour rien " " Devoir de mémoire ". (La page de journal tamponnée est la vérification de la censure allemande.. tous les jours)

" Liberté -Egalité - Fraternité " " Ils ne sont pas morts pour rien " " Devoir de mémoire ". (La page de journal tamponnée est la vérification de la censure allemande.. tous les jours)

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Un Saintais et les pièces jaunes

A Paris, Eric Doholou, Saintais bien connu, avec une ex première Dame, Bernadette Chirac. Les pièces jaunes, un dévouement, mais aussi une affaire de bons sentiments.

A Paris, Eric Doholou, Saintais bien connu, avec une ex première Dame, Bernadette Chirac. Les pièces jaunes, un dévouement, mais aussi une affaire de bons sentiments.

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C'est à Saintes

Incivilités ou expression directe. Pour les incivilités, entendu en ville ce matin.... : Hier (lundi) alors que j'avais quitté ma maison pour me rendre à la déchetterie, soit 15 minutes, quand je suis revenu j'avais été cambriolé... " (le monsieur qui parlait ainsi habite à Chaniers)
Incivilités ou expression directe. Pour les incivilités, entendu en ville ce matin.... : Hier (lundi) alors que j'avais quitté ma maison pour me rendre à la déchetterie, soit 15 minutes, quand je suis revenu j'avais été cambriolé... " (le monsieur qui parlait ainsi habite à Chaniers)

Incivilités ou expression directe. Pour les incivilités, entendu en ville ce matin.... : Hier (lundi) alors que j'avais quitté ma maison pour me rendre à la déchetterie, soit 15 minutes, quand je suis revenu j'avais été cambriolé... " (le monsieur qui parlait ainsi habite à Chaniers)

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Appel pour expo 4/9/2014

" Mairie de Saintes "

Culture-Histoire soutient la manifestation " 4/9/44 - 4/9/2014 " Libération de Saintes. Merci à Sud-Ouest. Remarque importante: Les armes de guerre non démilitarisées ne sont pas admises, ainsi que les munitions encore actives. Chaque objet, document, photo, qui seront apportés devront avoir un vécu connu, voire une traçabilité.

Culture-Histoire soutient la manifestation " 4/9/44 - 4/9/2014 " Libération de Saintes. Merci à Sud-Ouest. Remarque importante: Les armes de guerre non démilitarisées ne sont pas admises, ainsi que les munitions encore actives. Chaque objet, document, photo, qui seront apportés devront avoir un vécu connu, voire une traçabilité.

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La jeunesse a besoin de nous

Animation socio - éducative à l'Etablissement Régional d'Education Adapté.

" Relevé de graffitis historiques "

---> Abbaye aux Dames en extérieur

---> Site St Louis

 

Ici nous découvrons les jeunes, guidés par l'auteur de Culture-Histoire, procéder au relevé de graffitis sur le mur de la chapelle désaffectée de l'ancien hôpital St Louis. Ces huit jeunes étaient accompagnés de leur professeur Hervé Dusser.
Ici nous découvrons les jeunes, guidés par l'auteur de Culture-Histoire, procéder au relevé de graffitis sur le mur de la chapelle désaffectée de l'ancien hôpital St Louis. Ces huit jeunes étaient accompagnés de leur professeur Hervé Dusser.

Ici nous découvrons les jeunes, guidés par l'auteur de Culture-Histoire, procéder au relevé de graffitis sur le mur de la chapelle désaffectée de l'ancien hôpital St Louis. Ces huit jeunes étaient accompagnés de leur professeur Hervé Dusser.

Ce jeudi à l'E.R.E.A, nouvelle intervention pour tenter de découvrir le " pourquoi " de ces inscriptions.
Ce jeudi à l'E.R.E.A, nouvelle intervention pour tenter de découvrir le " pourquoi " de ces inscriptions.
Ce jeudi à l'E.R.E.A, nouvelle intervention pour tenter de découvrir le " pourquoi " de ces inscriptions.
Ce jeudi à l'E.R.E.A, nouvelle intervention pour tenter de découvrir le " pourquoi " de ces inscriptions.

Ce jeudi à l'E.R.E.A, nouvelle intervention pour tenter de découvrir le " pourquoi " de ces inscriptions.

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