Inventaire archéologique tout un art -
Dans un cadre juridique précis.
Pour la personne chargée de faire l’inventaire, certaines études sont un bon support à ses capacités en la matière. A savoir :
Linguistique, études archéologiques, histoire de l’art.
Ainsi ces études accompagnées de travaux pratiques auprès de sociétés d’archéologie, font que le titulaire de cette charge pourra être
performant.
Mission : Inventaire et recollement. Depuis 1992 ces inventaires sont obligatoires pour tous les musées de France ; bien sûr ceux qui on le label
« Musée ».
Le mobilier et les objets concernés : Toute l’archéologie. La pierre, la terre cuite, la verrerie, le bois, le métal, la matière
organique, la tabletterie (Artisanat os et cuir)
Date buttoir pour la mise aux normes des inventaires : 2014
L’agent chargé de l’inventaire et du recollement a un mode opératoire bien défini. Il part de l’inventaire existant écrit sur le catalogue (Le 18 colonnes) et il va l’intégrer
sur le logiciel « Aliénor », permettant ainsi la consultation possible en ligne par le public. Mais avant toute consultation il faudra la validation du conservateur de la ville, puis
celle du conseil des musées de la région Poitou-Charentes qui a ordonné ces inventaires. A haut niveau et sur le plan national il y a aussi une intégration possible dans le logiciel
« Joconde », mais là la démarche est encore longue pour y aboutir.
Il faut savoir que sur toutes les données rentrées pour la consultation en ligne, une seule partie sera visible du grand
public.
Inventaire et recollement :
Elément pris en exemple : Tesson de céramique
A partir de l’inventaire écrit sur le catalogue il faut intégrer l’élément sur le
logiciel. Soit lui créer une fiche soit la compléter.
Ainsi concernant ce fragment de poterie, seront intégrés les données
suivantes :
« Le
numéro d’inventaire (76 34 27), mais adapté au « millésime », soit transformé en A 976 34 24. Puis : Fond de vase, décor à l’éponge, engobe rouge à la cuisson. Mais aussi
mentionner qu’il s’agit d’archéologie, céramique, 1 exemplaire, hôpital (lieu découverte), fouilles de sauvetage, 01/01/1975, l’inventeur ( !), terre, cuite, façonnage au tour, hauteur 55
mm, D 100 mm, inscription (sans). Puis des mentions de couleur (rappel) : engobe rouge, pâte rosée, intérieur gris. Ensuite la date d’usage : 2ième, 3ième,
4ième siècle après JC, le contexte, ici c’est culinaire. Quant à la localisation elle n’est jamais mentionnée pour éviter tout pillage du site. Pour terminer : Le titre de
propriété : En l’occurrence la commune où est situé l’objet. Puis le service gestionnaire : Conservateur des musées de la ville. Enfin le mode d’acquisition (pour cet élément il est
inconnu) et le numéro du lot ».
Cela parait complexe
pour le petit fragment d’un vase, mais chaque détail compte (1) et doit être lisible et compréhensible par tout lecteur du site concerné. En fait tous les intervenants sur le logiciel, voire
les personnels des musées, doivent parler le même langage, en fait c’est un langage codifié et normalisé. Un objet ou élément peut demander de 15 minutes à une journée pour son inscription à
l'inventaire sur le logiciel.
Du petit tesson de mosaïque au sarcophage entier, en passant par les objets et autres accessoires, la technique d’approche reste la même,
la différence étant de taille quant à l’objet lui-même. Mais la grosseur n’est pas ce qui donne le plus de travail d’investigations permettant de recueillir toutes les
données.
Merci à l’agent de la ville qui nous a permis d’assister en direct à un inventaire et recollement.
(1) Sur ce site, logiciel « Aliénor », seules cinq ou six rubriques sont obligatoires.
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