J'étais dehors et vous m'avez hébergé...
Mon ami Rachid
Nuit et jour.. Accueillir les personnes en difficultés
La question essentielle qui a amené « Culture-histoire » à s’entretenir avec une responsable sociale des accueils est….. Où peut coucher un sans-toit,
ceci dans l’urgence.. ?
Céline, Geneviève et.. un bénévole, à l'accueil de jour
Il y a un questionnaire à remplir, il rappelle les engagements réciproques, mais surtout ce n’est qu’un document qui ne contient aucune restriction, si ce n’est le respect des engagements et le
fait de ne pas amener avec soi d’animaux domestiques (Structure non adaptée)
Déjà 3 nuits sont possibles, mais il peut y avoir un ajout allant jusqu’à 9 nuits ; après entretien, certes, mais pas vraiment de conditions
restrictives (Tout doit se jouer sur la confiance et les disponibilités du centre). Il faut encore savoir qu’une autre nuit peut-être admise avec une motivation qui tienne la route (Mais là
encore ce n’est pas une règle draconienne).
Puis 12/2007, a été institué un accueil possible en hébergement durable. Ce système d’accueil en continuité oblige à un entretien social une fois
par semaine. Cela peut être d’une durée de 1 mois, mais pour les bénéficiaires de ce système ce n’est pas évident, voire même dur. En effet cela les contraint à arriver à partir de 18 h (Là cela
va encore) mais surtout c’est qu’ils doivent se retrouver dehors dès 7 h 45… et sur un mois c’est parfois dur. De ce fait cette formule n’est pas souvent mise en application. Puis toujours dans
cette formule, si le bénéficiaire touche le R.M.I il lui est demandé une petite participation. Mais il est évident que chaque nouvel hébergement doit être adapté à la personne.
Mais souvent après les 9 jours maximum, des bénéficiaires repartent pour diverses raisons… retour en famille, hébergés par ailleurs, voire aussi découverte d’un bon
squatte.
Mais après ces 3 ou 9 jours, où vont ces personnes qui ne veulent pas coucher
dehors.. ?
- Des chambres peuvent leur être attribuées en hôtel, sur Saintes il y a « Le Parisien » et « Le val de
Saintonge ». Entre ces deux moyens d’hébergement il y a très peu de rupture, mais il est évident qu’un entretien doit avoir lieu entre le demandeur et le un professionnel social. Puis il
faut avoir le R.M.I, mais le problème se pose surtout pour les jeunes, entre 18 et 25 ans, qui n’ont pas le bénéfice de cette allocation. La halte d’accueil de nuit n’est pas très compatible avec
cette tranche d’âge, surtout pour une durée de 1 mois ; en fait il ne faut pas que cela devienne un centre de loisirs… (Voir genre auberge de jeunesse).
Comment sont dirigées les personnes en difficultés sur les haltes de nuit, comment les
détecter.. ?
- Par les bureaux d’aide sociale des Mairies, la Croix rouge ou autre organismes caritatifs, des officiels, tel la police, puis aussi tout un chacun et la halte de
jour bien sûr.
Quelles sont les heures d’ouverture.. ?
- Halte de jour (Rue St Pallais) : Lundi, mercredi et vendredi.. De 9 h à 12 h 30 et de 14 à 16 h. Mardi et jeudi
de 9 h à 12 h 30. Fermée du 10 juillet au 10 août
- Halte de nuit (Cours Genêt) : 18 h à 7 h 45.. Fermée en juillet et en août.
Merci à Céline Pigot, animatrice social avec qui a eu lieu l’entretien de ce jour rue St Pallais.
Georges Descrières.... Célèbre, mais humble témoin de notre histoire
Georges Descrières est né en 1930. Il est très connu, entre autre pour son interprétation dans le rôle d’Arsène Lupin.
Quel lien avec cet homme, comédien et acteur et sociétaire de la Comédie Française !
Il y en a un, en effet Culture – Histoire est très attaché à la « Mémoire des hommes » et en février 2002, Georges Descrières a
confié à l’auteur de ce site une infime partie de sa vie, alors qu’il avait huit ans.
Puis en promenade à Bordeaux ce lundi, un livre a attiré le regard de « Culture-histoire »….. « Bordeaux – Les bombardements en 39/45 ». Bien sûr pour mille raisons, mais pour une plus précise, le livre a été acheté.
Alors écoutons Georges Descrières..
« Quand j’étais enfant je vivais à Bordeaux. Un jour, vers les douze heures, des avions alliés sont venus bombarder la
ville. En fait ils visaient la base sous-marine de cette ville.
J’ai été blessé et j’ai reçu onze éclats de bombe sur mon côté droit. Puis le temps
a passé, mais huit ans plus tard un des morceaux s’était retrouvé dans ma main. Les médecins m’avaient dit que le petit morceau s’était déplacé par les veines.
Par ailleurs j’ai toujours gardé une faiblesse dans le genou droit »
Copie intégrale du témoignage par téléphone du 17 février 2002 (Diffusé avec l’accord de G.Descrières au 5 mai 09)
On peut faire un rapprochement avec la mission du capitaine Charles Donald Cole (US Airforce) tué aux
commandes de son bombardier le 5 janvier 1944 sur la commune de Nieul les Saintes(Mort pour la France et la liberté). Son groupe avait pour mission la base allemande de Mérignac, mais
aussi la base sous-marine allemande de Bacalan (Bordeaux).
Quelque-part les hommes sont toujours amenés à se croiser, souvent sans se voir où se connaître. Le capitaine Cole (Né à Los Angélès) repose au cimetière américain de Draguignan dans le Var,
quant à Georges Descrières, dans le sud de la France, il revisite certainement son passé d’acteur, mais aussi sa vie, sa prime jeunesse passé à Bordeaux.
Maladie... Aide aux aides des Alzheimer
Chaque vendredi l'association " France - Alzheimer " prend en charge les personnes atteintes de ce fléau?
Ce sont des bénévoles et ils prennent pour quelques heures des personnes qui les attendent au " Relais des familles "- club St Louis.? Cela soulage tout le monde, mais essentiellement
ceux qui ont la charge, autant lourde qu'humaine d'être très proches de leurs proches dans le cas précité.
BRAVO à tous.
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